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Sacrilège d’Etat au Congo Brazzaville : Un mausolée pour Savorgnan de Brazza, colonisateur, auteur de crimes de viols
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derniers commentaires |
gDtrHteJduLDNtSir
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29 Mars 2012 08H48 ) |
| Camarade Mingwa!Pour votre gouverne, ce n'est pas pour la premie8re fois que les Autorite9s Frane7aises accre9ditent des nssassias de leurs anciennes colonies. Pour le cas de notre beau Congo, il y a plusieurs illustrations, je vous citerais deux petits exemples similaire e0 ce que vous venez de de9crier: 1- l’accre9ditation toujours e0 Paris et e0 la fin des anne9es 90 du Ge9ne9ral MORLENDE ce de9rape9 mental qui avait assassine9 par pondaison Le Cardinal Emile BIAYENDA sur ordre de Denis SASSOU NGUESSO alias DePrince; il est meme en ce moment poursuivi par la justice Frane7aise pour viol sur mineur, ce mineur qui n'est autre que sa propre fille.2-Seconde exemple, l'accre9ditation du Ge9ne9ral Idiot GARCIA e0 l'Etat Major des Forces Arme9es de la Communaute9 Economique des Etats d'Afrique Centrale. J'ai encore la me9moire bien fraeeche de cet officier GARCIA qui sur ordre de SASSOU NGUESSO, avait froidement abattu le Capitaine KIMBOUALA-NKAYA en plein jour devant sa femme, ses enfants et nous les voisins du quartier dans la rue Loue9me9 au Plateau des 15ans, j'avais 11 ans.Bonne lecture!Mingwa, je vous promets le re9e7it d'un autre Ge9ne9ral Assassin KONTA MOKONA l'actuelle Chef d'Etat Major Adjoint des FAC, ve9ritable Ge9ne9ral de la honte qui avait abattu Le Capitaine Pierre ANGA dans les forets d'Ikongono et avait ree7u e0 l'e9poque comme re9compense de Denis SASSOU NGUESSO:- Une somme de 5.000.000 Francs CFA,- Une Mercedes 190,- Et un se9jour en France.Ya ba cole8re ve9 yaya!!!! |
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koffi
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03 Septembre 2007 16H31 ) |
bonjour je m,appelle prisca
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dyisokg szqi
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27 Août 2007 18H50 ) |
| xvcontg prsd euqvkpt fgyvrpo wrdauisp wrjfsaxq dpyoi |
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Pour l'exhumation des cendres de Savorgnan de Brazza du Congo
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09 Janvier 2007 02H19 ) |
Avoir en Afrique libre et indépendante des noms de lieus comme "Franceville" au Gabon, "Brazzaville" au Congo, les 10 iles-provinces de l'archipel du Cap-Vert avec des noms de saints-ancêtres des européens colonisateurs, les lacs rebaptisés "Albert" et "Victoria" (respectivement roi et reine despotes pro-colonialistes belge et brtitanique), etc dont des plaies béantes et puantes des éffets négatifs du colonazisme. Cette dernière néologie est de moi. Ce qui est arrivé avec ces cendres-esclavagistes que la France ou l'Italie n'ont jamais daigné recuperer sont une insulte à l'histoire et un crime contre notre Humanité (à nous, et à tous). Exhumons Savorgnan de Brazza et les siens, s'il y a lieu. Et, pour ne plus insulter l'Afrique, les Africains et tous les Anti-Colonialistes et Anti-Occupationistes, EXIGEONS LA DEBAPTISATION DE "BRAZZAVILLE" + tous les lieux cités ci-dessus. Pour et dans la Diaspora, dans un même élan et combat, cela concerne également nos nouvelles îles africaines des Amériques, etc. La Liberté des Africains concerne l'Afrique partout ou elle se trouve. Nos indépendances totales érigérons notre Indépendance: Libertés et Terres, Unis ... Nous Vaincrons !!!
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demandes d'inscription
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31 Décembre 2006 19H48 ) |
| je veux des site plus precis pour cela |
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Sacrilège au Congo-Barzzaville
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18 Octobre 2006 18H11 ) |
| L'article sur le sacrilège d'état au Congo-Brazzaville est très intéressant et très troublant. Pourquoi nous dénigrons-nous à ce point?!? |
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Le cycle, l'obscurité, le temps, la lumière
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18 Octobre 2006 13H21 ) |
Franchement on est trop dans l'obscurité...
Ca fait mal! Le peuple est malade, l'Afrique est malade, l'Afrique a perdu ce qu'elle a de bon: sa dignité.
Sa bouche ne fait que mandier l'amour de l'étranger, le pain de l'aumone de l'étranger...
Elle n'a pas honte de manger le pain du sang des siens...
Les femmes sont trop atteintes... Tout ce que nos ancêtres égyptiens ont crée est détruit. On doit tout recommencer...
Si notre cycle cosmique est dans la phase obscurité depuis des siècles, Aujourd'hui nous sommes aussi dans la phase de l'éveil des consciences car Atona nous étend ses rayons qui nous conduira certainement à prendre notre destin en main, à devir des êtres divins, lumineux et en plein possession de nos capacités...
Certains seront perdu à tous jamais car le traumatisme aura été trop profond...
Fort heureusement d'autres sont en éveil, d'autres ont déjà identifié les maux, d'autres sont dans l'action pour la renaissance africaine(monde noir dans sa globalité).
En tant que femme kémite, je m'accroche à la lumière d'Atona pour la renaissance de mon peuple. Je vais à la rencontre des miens pour échanger, partager et être dans l'action à leur côté.
Nous devons nous reconnecter avec la spiritualité de nos ancêtres car c'est par la spiritualité d'abord que les ancêtres des leucodermes ont commencé à nous enchaîner...
Résultat, nous sommes surtout enchaîner mentalement juqu'à de nos jours...
Méditez la dessus!!!
Hotep!
Vie, Santé, Force!
Atona Ankh |
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Le dernier voyage de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille
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17 Octobre 2006 20H44 ) |
SANS COMMENTAIRE
Le dernier voyage de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille
(De nos envoyés spéciaux). Le 2 octobre, à 11 h 28 précises, l'avion d'Air Algérie qui transportait les restes de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille s'est posé sur le tarmac de l'aéroport de Maya-Maya, à Brazzaville. Une terre que l'explorateur avait quitté en 1905 et l'ultime étape d'un long voyage qui avait commencé deux jours plus tôt à Alger.
Retour en arrière sur les quarante huit heures qui ont précédé le retour de l'explorateur dans la capitale congolaise.
30 septembre, 11 heures. Les héritiers de l'explorateur et de sa famille - Roberto Pirzio Biroli, Nicolo Savorgnan de Brazza, Pierre-Antoine de Chambrun, Pietro Serego Alighieri - sont rassemblés devant le caveau familial du cimetière chrétien d'Alger, Bru, carré 8. L'ambassadeur du Congo en Algérie, Jean-Baptiste Dzangue, est présent. A ses côtés se trouve l'ambassadeur d'Italie, Giovan Baptiste Verderama et le consul de l'ambassade de France qui représentent respectivement leur pays.
Avant de donner le signal de l'ouverture du caveau, Jean-Baptise Dzangue prend la parole et confirme à l'assemblée que les conditions sont réunies pour commencer l'exhumation. Le caveau est ouvert à 11 h 45 précise. Extraire les restes de l'ensemble des membres de la famille prendra plusieurs heures car il ne reste pas grand-chose des corps et des cercueils : une planche rongée par l'humidité, parfois un crâne, des tibias, quelques cheveux... Seul le registre officiel permet d'authentifier les restes.
Jacques, Charles, Marthe sont extraits les premiers, placés dans des linceuls, puis dans des caisses. Sur chacun d'entre eux, la famille est appelée comme témoin. Suit Thérèse, épouse de l'explorateur. Exhumer Pierre Savorgnan de Brazza prendra du temps car les infiltrations d'eau rendent le travail difficile. A 13 h 45, enfin, au moment précis où retentit l'appel du muezzin sur Alger, les restes de Pierre Savorgnan de Brazza sont retirés du caveau. Ils sont rapidement suivis d'Antoine. L'émotion est palpable. L'assemblée émue se tait, recueillie.
Les caisses de bois sont ensuite transportées à l'entrée du cimetière, puis placées dans les cercueils offerts par la mairie d'Alger. L'ambassade de France a fait porter une gerbe de fleurs. Des couronnes mortuaires sont posées sur chaque cercueil. A côté, posé sur le sol, le buste de l'explorateur semble observer la scène ; non loin, la plaque mortuaire gravée des mots de Thérèse a été reproduite pour être acheminée à Brazzaville.
30 septembre, 14 h. Une brève cérémonie de recueillement rassemble à nouveau la famille à l'entrée du cimetière. Les ambassades à Alger sont renforcées par la présence de Saïdou Nourouba Ba, ambassadeur du Sénégal et doyen du corps diplomatique, Moussa Pambou-Makosso, ambassadeur du Gabon, M. Colin de Verdière, ambassadeur de France. Après quelques mots de circonstances et un dernier hommage, l'assemblée se sépare tandis que les cercueils sont emportés vers l'aéroport.
1er octobre. 11 h 40. Décollage du Boeing 737 800 affrété par Air Algérie. A bord se trouvent l'ambassadeur du Congo en Algérie, la famille, les journalistes. A 17 h, l'avion se pose sur l'aéroport Mvengue de Franceville, accueilli au son d'une fanfare militaire. La tension est palpable, le vol a pris du retard.
Rapidement, les cercueils sont descendus, puis acheminés en convoi jusqu'au centre-ville où attendent les présidents Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso à la tribune présidentielle. La foule est venue nombreuse rendre hommage à celui qui fonda la ville, première station de l'Ouest africain en 1881, et en fit l'une de ses bases de départ des expéditions de l'Ogooué.
Pendant deux jours, un colloque international a réuni ici universitaires, historiens et experts venus travailler sur la portée historique des actes de l'explorateur tandis qu'une stèle à sa mémoire était édifiée en plein centre-ville.
« Ce retour est un événement rare d'une grande portée historique, insiste le maire de Franceville dans son discours, L'histoire commune du Gabon et du Congo est étroitement liée à l'histoire de Pierre Savorgnan de Brazza (...). Dans le haut Ogooué, il s'est entendu avec les chefs et ses talents de diplomatie lui ont valu l'admiration de ses hôtes. La ville de Franceville a été honorée de rendre hommage à Brazza ».
Prenant ensuite la parole, le ministre Gakosso évoque pour sa part « l'aventurier bâtisseur » et salue la « présente commémoration : un grand acte de courage » en insistant sur le dialogue, le respect des autres, la nécessité de dépasser les différences. Les représentants des familles prendront ensuite tour à tour la parole pour remercier Franceville de son accueil, relayant ainsi avec force le message de paix et de fraternité de leurs hôtes. Un message qui sera repris et amplifié à Brazzaville lors des cérémonies de recueillement et d'inhumation de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille.
2 octobre 11 h. Les restes de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille arrivent sur le sol congolais. Accueillis à l'aéroport Maya-Maya par le maire de la ville, Hugues Ngouélondélé, et les membres de la fondation, notamment son président, son secrétaire général, Jean-Marie Kamba, et sa responsable des relations publiques, Bélinda Ayessa, les six cercueils ont droit aux honneurs militaires rendus par la Marine nationale. Puis ils sont exposés sur l'esplanade de la mairie centrale après avoir effectué un tour de la ville à travers les quartiers Plateau des 15 ans, Moungali et Poto-Poto.
2 octobre, 16 h. Une messe d'action de grâce est célébrée en la cathédrale Sacré cœur. L'office se déroule en présence d'Antoinette Sassou Nguesso et de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres Emmanuel Yoka et Jean-Claude Gakosso. Devant une assemblée très internationale, l'archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou accueille les fidèles en insistant sur la « portée culturelle insoupçonnée de l'événement »... « un véritable acte de foi signe d'alliance perpétuel du défunt avec les habitants de cette terre...Brazza nous a laissé un acte de non violence avant de conclure un acte de paix avec Iloo 1er. En 1877 il a fait demi-tour face aux hostilités des populations ; avec le Makoko, il a signé un pacte de paix et d'amitié... Que ce mémorial soit un signe de reconnaissance et qu'il nous invite à faire de ce pays un havre de paix ».
Dans son homélie, Mgr. Andrès Carascosa Coso, nonce apostolique venu porter la bénédiction du pape Benoît XVI, parle du mémorial comme d'« un geste de reconnaissance envers une figure qui a incarnée des valeurs sociales ». De l'homme, il rappelle qu'il est mort en chrétien à Dakar et qu'une messe fut célébrée en ce lieu même à l'annonce de son décès. « Il ne cherchait pas un profit personnel, dit-il : heureux les hommes qui s'adonnent dans l'honneur, leurs actes les suivent... Prions pour tous ceux qui ont œuvré pour l'édification de ce pays. ».
Un message fort sur lequel le Nonce apostolique revient à plusieurs reprises, insistant sur le dialogue réciproque et l'édification : « L'unité nationale est un travail de fourmi ; soyez les pierres de cet édifice commun dont parlait de Brazza ; soyons des pierres vivantes pour l'édification de ce pays. »
2 octobre, 21 h. Un concert en hommage à Pierre Savorgnan de Brazza se déroule sur l'esplanade de l'hôtel de ville. A l'instar des personnalités du monde politique et scientifique venues d'Europe des artistes de renommée internationale ne sont pas restés en marge du grand événement qui se dérole dans la capitale congolaise.
Leurs prestations, lors de la soirée culturelle organisée ce 2 octobre permet à un public estimé à 2.000 spectateurs de saluer le retour parmi les siens de Pierre Savorgnan de Brazza. La soirée donne l'occasion au public congolais de vibrer en « semi live » avec des artistes de talent tels Jocelyne Labyl, Shella, Passi, Nek Maron et Jacob Desvarieux.
Ceux-ci sont suivis, tard dans la nuit, par des artistes et groupes congolais qui interprètent des morceaux en hommage à celui qui est considéré aujourd'hui comme un humaniste. Parmi les nombreux titres composés en hommage à l'explorateur, on retiendra les morceaux de New Deal : « Hommage à Pierre Savorgnan de Brazza » et « Mfoa ».
3 octobre, 11 h. De nombreuses personnalités du monde politique, scientifique, culturel et artistique venues d'Europe et d'Afrique assistent en ce jour de commémoration du 126e anniversaire de la création de la capitale du Congo à l'inhumation des restes mortels de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille dans la crypte du mausolée construit dans ce but. Assis sous une tente, le roi des tékés, N'Guempio, et les membres de sa cour, sont présents.
La cérémonie débute par une série de discours qui rappellent tous l'aventure vécue par l'explorateur parti à la découverte de l'Afrique Equatoriale. Prennent successivement la parole le maire de Brazzaville, Bélinda Ayessa, l'architecte Eugène Okoko qui présente les caractéristiques techniques du mémorial, les représentants des familles italienne et française, Corrado Pirzio Biroli, Niccolo Savorgnan de Brazza Pierre-Antoine de Chambrun et Isabelle Ronvaux.
Deux discours clôturent la cérémonie : celui du ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui parle longuement de la coopération entre l'Afrique et l'Europe en insistant sur la dimension éthique donnée par Pierre Savorgnan de Brazza aux liens unissant les deux continents ; Emmanuel Yoka, ministre d'Etat et président de la Fondation Savorgnan de Brazza, qui souligne avec force les leçons d'humanité données par l'explorateur et qui, pour ocnclure, invite le président Denis Sassou N'Gesso et les chefs d'Etat présents à couper le ruban symbolique, puis à découvrir la statue monumentale érigée à l'entrée du jardin qui entoure le mémorial.
Le dépôt des cercueils dans les tombeaux de marbre construits en arc de cercle dans la crypte du mémorial se fait en présence des présidents Omar Bongo Ondimba et Denis Sassou N'Guesso qu'accompagnent Philippe Douste-Blazy et les responsables de la Fondation Savorgnan de Brazza.
Ainsi se tourne la nouvelle page de l'Histoire du Congo dont l'écriture avait commencé il y a trois ans avec la venue à Brazzaville du petit neveu d el'explorateur, Detalmo Pirzio Biroli. Désormais, Pierre Savorgnan de Brazza repose pour l'éternité sur les berges du Congo avec les membres de sa famille : son épouse Thérèse de Chambrun et leurs quatre enfants. Comme il l'avait rêvé !
Bénédicte de Capèle, Guy-Gervais Kitina, Quentin Loubou
Le dernier voyage de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille
(De nos envoyés spéciaux). Le 2 octobre, à 11 h 28 précises, l'avion d'Air Algérie qui transportait les restes de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille s'est posé sur le tarmac de l'aéroport de Maya-Maya, à Brazzaville. Une terre que l'explorateur avait quitté en 1905 et l'ultime étape d'un long voyage qui avait commencé deux jours plus tôt à Alger.
Retour en arrière sur les quarante huit heures qui ont précédé le retour de l'explorateur dans la capitale congolaise.
30 septembre, 11 heures. Les héritiers de l'explorateur et de sa famille - Roberto Pirzio Biroli, Nicolo Savorgnan de Brazza, Pierre-Antoine de Chambrun, Pietro Serego Alighieri - sont rassemblés devant le caveau familial du cimetière chrétien d'Alger, Bru, carré 8. L'ambassadeur du Congo en Algérie, Jean-Baptiste Dzangue, est présent. A ses côtés se trouve l'ambassadeur d'Italie, Giovan Baptiste Verderama et le consul de l'ambassade de France qui représentent respectivement leur pays.
Avant de donner le signal de l'ouverture du caveau, Jean-Baptise Dzangue prend la parole et confirme à l'assemblée que les conditions sont réunies pour commencer l'exhumation. Le caveau est ouvert à 11 h 45 précise. Extraire les restes de l'ensemble des membres de la famille prendra plusieurs heures car il ne reste pas grand-chose des corps et des cercueils : une planche rongée par l'humidité, parfois un crâne, des tibias, quelques cheveux... Seul le registre officiel permet d'authentifier les restes.
Jacques, Charles, Marthe sont extraits les premiers, placés dans des linceuls, puis dans des caisses. Sur chacun d'entre eux, la famille est appelée comme témoin. Suit Thérèse, épouse de l'explorateur. Exhumer Pierre Savorgnan de Brazza prendra du temps car les infiltrations d'eau rendent le travail difficile. A 13 h 45, enfin, au moment précis où retentit l'appel du muezzin sur Alger, les restes de Pierre Savorgnan de Brazza sont retirés du caveau. Ils sont rapidement suivis d'Antoine. L'émotion est palpable. L'assemblée émue se tait, recueillie.
Les caisses de bois sont ensuite transportées à l'entrée du cimetière, puis placées dans les cercueils offerts par la mairie d'Alger. L'ambassade de France a fait porter une gerbe de fleurs. Des couronnes mortuaires sont posées sur chaque cercueil. A côté, posé sur le sol, le buste de l'explorateur semble observer la scène ; non loin, la plaque mortuaire gravée des mots de Thérèse a été reproduite pour être acheminée à Brazzaville.
30 septembre, 14 h. Une brève cérémonie de recueillement rassemble à nouveau la famille à l'entrée du cimetière. Les ambassades à Alger sont renforcées par la présence de Saïdou Nourouba Ba, ambassadeur du Sénégal et doyen du corps diplomatique, Moussa Pambou-Makosso, ambassadeur du Gabon, M. Colin de Verdière, ambassadeur de France. Après quelques mots de circonstances et un dernier hommage, l'assemblée se sépare tandis que les cercueils sont emportés vers l'aéroport.
1er octobre. 11 h 40. Décollage du Boeing 737 800 affrété par Air Algérie. A bord se trouvent l'ambassadeur du Congo en Algérie, la famille, les journalistes. A 17 h, l'avion se pose sur l'aéroport Mvengue de Franceville, accueilli au son d'une fanfare militaire. La tension est palpable, le vol a pris du retard.
Rapidement, les cercueils sont descendus, puis acheminés en convoi jusqu'au centre-ville où attendent les présidents Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso à la tribune présidentielle. La foule est venue nombreuse rendre hommage à celui qui fonda la ville, première station de l'Ouest africain en 1881, et en fit l'une de ses bases de départ des expéditions de l'Ogooué.
Pendant deux jours, un colloque international a réuni ici universitaires, historiens et experts venus travailler sur la portée historique des actes de l'explorateur tandis qu'une stèle à sa mémoire était édifiée en plein centre-ville.
« Ce retour est un événement rare d'une grande portée historique, insiste le maire de Franceville dans son discours, L'histoire commune du Gabon et du Congo est étroitement liée à l'histoire de Pierre Savorgnan de Brazza (...). Dans le haut Ogooué, il s'est entendu avec les chefs et ses talents de diplomatie lui ont valu l'admiration de ses hôtes. La ville de Franceville a été honorée de rendre hommage à Brazza ».
Prenant ensuite la parole, le ministre Gakosso évoque pour sa part « l'aventurier bâtisseur » et salue la « présente commémoration : un grand acte de courage » en insistant sur le dialogue, le respect des autres, la nécessité de dépasser les différences. Les représentants des familles prendront ensuite tour à tour la parole pour remercier Franceville de son accueil, relayant ainsi avec force le message de paix et de fraternité de leurs hôtes. Un message qui sera repris et amplifié à Brazzaville lors des cérémonies de recueillement et d'inhumation de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille.
2 octobre 11 h. Les restes de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille arrivent sur le sol congolais. Accueillis à l'aéroport Maya-Maya par le maire de la ville, Hugues Ngouélondélé, et les membres de la fondation, notamment son président, son secrétaire général, Jean-Marie Kamba, et sa responsable des relations publiques, Bélinda Ayessa, les six cercueils ont droit aux honneurs militaires rendus par la Marine nationale. Puis ils sont exposés sur l'esplanade de la mairie centrale après avoir effectué un tour de la ville à travers les quartiers Plateau des 15 ans, Moungali et Poto-Poto.
2 octobre, 16 h. Une messe d'action de grâce est célébrée en la cathédrale Sacré cœur. L'office se déroule en présence d'Antoinette Sassou Nguesso et de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres Emmanuel Yoka et Jean-Claude Gakosso. Devant une assemblée très internationale, l'archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou accueille les fidèles en insistant sur la « portée culturelle insoupçonnée de l'événement »... « un véritable acte de foi signe d'alliance perpétuel du défunt avec les habitants de cette terre...Brazza nous a laissé un acte de non violence avant de conclure un acte de paix avec Iloo 1er. En 1877 il a fait demi-tour face aux hostilités des populations ; avec le Makoko, il a signé un pacte de paix et d'amitié... Que ce mémorial soit un signe de reconnaissance et qu'il nous invite à faire de ce pays un havre de paix ».
Dans son homélie, Mgr. Andrès Carascosa Coso, nonce apostolique venu porter la bénédiction du pape Benoît XVI, parle du mémorial comme d'« un geste de reconnaissance envers une figure qui a incarnée des valeurs sociales ». De l'homme, il rappelle qu'il est mort en chrétien à Dakar et qu'une messe fut célébrée en ce lieu même à l'annonce de son décès. « Il ne cherchait pas un profit personnel, dit-il : heureux les hommes qui s'adonnent dans l'honneur, leurs actes les suivent... Prions pour tous ceux qui ont œuvré pour l'édification de ce pays. ».
Un message fort sur lequel le Nonce apostolique revient à plusieurs reprises, insistant sur le dialogue réciproque et l'édification : « L'unité nationale est un travail de fourmi ; soyez les pierres de cet édifice commun dont parlait de Brazza ; soyons des pierres vivantes pour l'édification de ce pays. »
2 octobre, 21 h. Un concert en hommage à Pierre Savorgnan de Brazza se déroule sur l'esplanade de l'hôtel de ville. A l'instar des personnalités du monde politique et scientifique venues d'Europe des artistes de renommée internationale ne sont pas restés en marge du grand événement qui se dérole dans la capitale congolaise.
Leurs prestations, lors de la soirée culturelle organisée ce 2 octobre permet à un public estimé à 2.000 spectateurs de saluer le retour parmi les siens de Pierre Savorgnan de Brazza. La soirée donne l'occasion au public congolais de vibrer en « semi live » avec des artistes de talent tels Jocelyne Labyl, Shella, Passi, Nek Maron et Jacob Desvarieux.
Ceux-ci sont suivis, tard dans la nuit, par des artistes et groupes congolais qui interprètent des morceaux en hommage à celui qui est considéré aujourd'hui comme un humaniste. Parmi les nombreux titres composés en hommage à l'explorateur, on retiendra les morceaux de New Deal : « Hommage à Pierre Savorgnan de Brazza » et « Mfoa ».
3 octobre, 11 h. De nombreuses personnalités du monde politique, scientifique, culturel et artistique venues d'Europe et d'Afrique assistent en ce jour de commémoration du 126e anniversaire de la création de la capitale du Congo à l'inhumation des restes mortels de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille dans la crypte du mausolée construit dans ce but. Assis sous une tente, le roi des tékés, N'Guempio, et les membres de sa cour, sont présents.
La cérémonie débute par une série de discours qui rappellent tous l'aventure vécue par l'explorateur parti à la découverte de l'Afrique Equatoriale. Prennent successivement la parole le maire de Brazzaville, Bélinda Ayessa, l'architecte Eugène Okoko qui présente les caractéristiques techniques du mémorial, les représentants des familles italienne et française, Corrado Pirzio Biroli, Niccolo Savorgnan de Brazza Pierre-Antoine de Chambrun et Isabelle Ronvaux.
Deux discours clôturent la cérémonie : celui du ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui parle longuement de la coopération entre l'Afrique et l'Europe en insistant sur la dimension éthique donnée par Pierre Savorgnan de Brazza aux liens unissant les deux continents ; Emmanuel Yoka, ministre d'Etat et président de la Fondation Savorgnan de Brazza, qui souligne avec force les leçons d'humanité données par l'explorateur et qui, pour ocnclure, invite le président Denis Sassou N'Gesso et les chefs d'Etat présents à couper le ruban symbolique, puis à découvrir la statue monumentale érigée à l'entrée du jardin qui entoure le mémorial.
Le dépôt des cercueils dans les tombeaux de marbre construits en arc de cercle dans la crypte du mémorial se fait en présence des présidents Omar Bongo Ondimba et Denis Sassou N'Guesso qu'accompagnent Philippe Douste-Blazy et les responsables de la Fondation Savorgnan de Brazza.
Ainsi se tourne la nouvelle page de l'Histoire du Congo dont l'écriture avait commencé il y a trois ans avec la venue à Brazzaville du petit neveu d el'explorateur, Detalmo Pirzio Biroli. Désormais, Pierre Savorgnan de Brazza repose pour l'éternité sur les berges du Congo avec les membres de sa famille : son épouse Thérèse de Chambrun et leurs quatre enfants. Comme il l'avait rêvé !
Bénédicte de Capèle, Guy-Gervais Kitina, Quentin Loubou
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P.S. sur De Brazza
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17 Octobre 2006 20H19 ) |
| P.S. C'est un article de Gabonews qui traduit l'etat de nos "chercheurs" en quête de position sociale. Chers karanautes, lisez les lignes qui suivent... Et, dire que ce sont des chercheurs! |
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Sur Savorgnan De BRAZZA à Brazza
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17 Octobre 2006 17H30 ) |
Congo-Brazzaville: Hommages des chercheurs à Bongo Ondimba et Sassou Nguesso pour avoir ramené en Afrique centrale les restes de Savorgnan de Brazza
Chers karanautes, lisez les lignes qui suivent... Et, dire que ce sont des chercheurs!
Gabonews (Libreville)
30 Septembre 2006
Publié sur le web le 2 Octobre 2006
Franceville
Les historiens et chercheurs du Gabon et du Congo Brazzaville ont rendu hommage, samedi à Franceville (Sud-est), aux présidents gabonais, Omar Bongo Ondimba et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso qui ont oeuvré pour ramer en Afrique centrale les restes de l'explorateur franco italien Pierre Savorgnan de Brazza, fondateur de la ville de Franceville et de Brazzaville.
"Accueillant aujourd'hui, dans nos murs les restes mortels de Pierre Savorgnan de Brazza, Bongo Ondimba et Sassou Nguesso ont voulu donner aux deux peuples du Congo et du Gabon, l'occasion inespérée de témoigner leur reconnaissance et de rendre hommage à l'illustre explorateur qui revient 126 ans après sous ses pas pour un ultime voyage sur les rives de l'Ogooué et du fleuve Congo où il avait fini par implanter le drapeau français", a déclaré le recteur de l'université des sciences et techniques de Masuku (USTM), Jacques Lebibi, également président du colloque dédié à cet explorateur.
Pour M. Lebibi, le transfert des restes mortels d'un personnage à l'intérieur d'un même village, d'une ville à une autre ou d'une région à une autre est en soi un événement rare.
"Lorsque ce personnage appartient bien à cette race des grands explorateurs de notre planète, l'événement devient exceptionnel. Nous rendons un hommage aux présidents du Gabon et du Congo deux pays de culture vieille et interpénétrée, Bongo Ondimba et Sassou Nguesso pour avoir réalisé ce rêve qui n'était qu'un projet en 2005", a ajouté M. Lebibi sous un tolet d'applaudissements.
Après Franceville où se déroule depuis le 28 septembre un colloque international sur l'oeuvre de cet explorateur, les restes de Pierre Savorgnan de Brazza seront définitivement transférés à Brazzaville le 2 octobre. Ils reposeront dans un mausolée construit à cet effet sur la rive droit du fleuve Congo.
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ahem
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16 Octobre 2006 22H57 ) |
"Le problème de l’Afrique ce que personne n’est prêt à se sacrifier pour arrêter ces humiliations infligé quotidiennement aux peuples africains."
c'est JUSTEMENT parce que des millions d'hommes et de femes africaines se sont TOUJOURS battues qu'il subsite encore une grande partie de l'Afrique noire et qu'elle n'a pas encore subi l'énorme dévastation culturelle qu'à subi les amérindiens par exemple! |
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La honte De Brazza
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16 Octobre 2006 19H32 ) |
| Franchement, les dirigeants crapuleux de ces pays africains méritent qu'on les pendent par les pieds sans aucun jugement au vu de cet acte négationiste qu'ils ont posé. Qu'ils soient tous maudits eux et leur clique car ils ont plus que souillé le sang de leurs frères et soeurs martyrisés par ce fasciste d'avant Hitler qu'est De Brazza. Nguesso, Bongo et Bozizé sont des ramassis de la pire espèce et franchement, ne méritent même pas d'être des nègres, car le nègre est porteur d'une histoire 15 fois millénaire!!! Que sont-ils sinon la serpillère du colonialisme français!!! L'heure viendra où ses salauds n'auront même pas le droit de se reprendre sur leurs monstruosités encore moins de se prévaloir de quelconques avocats car ils seront emportés par la colère légitime de leurs peuples. |
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15 Octobre 2006 21H21 ) |
Le cas du Congo est vraiment incompréhensible : voilà un pays qui, à la faveur d'une "révolution" a débaptisé les édifices, rues, villes... qui portaient des noms laissés par le colon ; adoption d'un nouvel hymne national (Les 3 glorieuses de H Lopès, cet hymne célèbre la souveraineté retrouvée, le travail... ), d'un nouveau drapeau...
Voilà ce même pays, 30 ans plus tard, à la conférence nationale qui va effacer tous ces symboles de sa liberté pour réadopter ceux laisser par le colon ! On reprend l'hymne composé par un français (qui exhorte les Congolais à... chanter, danser pour leur vieux pays !!!), on reprend l'ancien drapeau !
Un lycée, comme le lycée de la "Libération" redevient lycée "Savorgnan De Brazza" ; Loubomo reprend le nom de Dolisie !!! E-ffa-rant.
Je ne sais pas ce que dirait un psy face à un tel phénomène : syndrome de Stockholme ? Masochisme ?
Je discutais un jour avec des aînés pour essayer de comprendre ce recul : un me dira « petit, tu sais, pour vous les jeunes, tout cela n’évoque rien, mais pour nous, ce sont des souvenirs ! ». D’autres ont espérer qu’en réadoptant Dolisie au détriment de Loubomo les héritiers de Mr Dolisie viendrait investir dans la ville !!! Ha-llu-ci-nant !
A la conférence nationale, on aurait pu lancer un concours pour l’hymne, le drapeau, les armoiries… pour symboliser ce que l’on se représente (ou que l’on veut) du Congo. Mais non.
Je ne comprends toujours pas cette attitude.
L’Afrique du Sud , lors de sa constituante a eu à réfléchir à un problème à peu près similaire : on voit ce qu’il en est sorti : drapeau, hymne, armoiries… Aujourd’hui Pretoria a disparu pour laisser la place à Tshwane…
Le cas du Congo nécessite vraiment que des psy s’y penchent.
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Un acte odieux
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15 Octobre 2006 16H02 ) |
| Les réactions sont à la hauteur de l'indignation que cet acte suscite. Cette tombe n'est pas l'oeuvre des Congolais mais du seul Sassou. Ceci dit, beaucoup se demandent si ce dictateur a perdu la tête. Il a toute sa tête. C'est le prix exigé par ceux qui lui permis de revenir au pouvoir par la force. Ce sont notamment Bongo et Chirac. Inutile de chercher midi à quatorze heures. C'est limpide. L'ennui c'est qu'en posant cet acte, ce vendu salit non seulement les Congolais, les Africains mais aussi toutes les victimes des colonisations. C'est un acte odieux. C'est impardonnable. |
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15 Octobre 2006 01H55 ) |
Le problème de l’Afrique ce que personne n’est prêt à se sacrifier pour arrêter ces humiliations infligé quotidiennement aux peuples africains.
Il y a t’il des africains prêt à sacrifié leur vie pour l’Afrique, je crains qu malheureusement la réponse soit non.
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15 Octobre 2006 01H34 ) |
Il y a t'ils des hommes en Afrique ?
Je pose cette question car devant une telle humiliation des peuples africains, toute homme qui respect agit. il faut coûte que coûte détruire le mortuaire.
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Ces pleureuses par vanmanchette
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14 Octobre 2006 16H04 ) |
posté Quel fait insolite ! Quelle ineptie ! Des captifs qui pleurent la mort de leurs tortionnaires, en avez-vous déjà entendu parler ? DE BRAZZA « paix à son âme » n’est pas un geôlier diraient les fanatiques et parler de torture alors qu’il avait officiellement pour mission de civiliser des barbares peut relever d’un autre âge. Mais ce monsieur n’est pas exempt de reproches non plus ainsi que l’indiquent les pages de son histoire. Les professionnels de la rhétorique bête diraient qu’il en valait la peine et que ce n’était que symbolique car chez nous, les morts, ça se pleure ! Je parie ma tête que ces femmes, ces pleureuses, comme les appelle l’auteur de cet article, ont été payées pour cette prestation théâtrale. Allez donc savoir !
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AFFIRMAITF STEVE ON A VU DES PLEUREUSES A BZV
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14 Octobre 2006 15H59 ) |
Les pleureuses de De Brazza
A l’aéroport international Maya-Maya, tout comme à la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, avant la messe, des femmes ont pleuré la mort de De Brazza. Elles pleuraient, comme dans la tradition africaine, à la disparition d’un être cher.
Un soldat, en faction à l’aéroport, s’est exclamé: «Les femmes ont pleuré, lorsque les six cercueils de De Brazza et sa famille ont été débarqués de l’avion.
C’est comme s’ils étaient morts il y a quelques jours, en France, comme on le fait habituellement à l’arrivée d’un corps, dans le vol Air France. Pourtant cela fait un siècle que ces gens sont morts, et on ne les connaît même pas».
Devant l’aéroport, des groupes folkloriques chantaient et dansaient. Les danseurs portaient des tee-shirts à l’effigie de De Brazza.
Véritables émotions ou simples coup médiatique? En tout cas, les organisateurs ont gagné leur pari: des colonisés qui pleurent leur colonisateur, au grand étonnement des journalistes occidentaux venus couvrir l’événement. |
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14 Octobre 2006 13H05 ) |
Par rapport a ce que vous avez tous dit, je voudrais juste ajouter une chose. Lors de l'arrivée des restes de la famille De Brazza, le pouvoir a mobilisé un groupe de femmes à l'aéroport de Brazzaville et à la cathédrale. Ses femmes avaient pour mission de pleurer comme cela se fait lors des veillées mortuaires en Afrique Centrale. Effectivement ses femmes ont pleuré quelqu'un qu'elles n'ont jamais connu et surtout qui est mort il y a plus d'un siècle.
Au delà de la mégalomanie du pouvoir, il se pose aujourd'hui au Congo et en Afrique en général, le problème de la complicité des peuples dans l'organisation de leur propre naufrage.
Mais pourquoi diable ses mêmes femmes qui ont des larmes à foison ne vont-elles pas pleurer devant la tombe de Makoko ?
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REVOLUTION CULTURELLE
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14 Octobre 2006 12H28 ) |
Observant les programmes de télévisions en Afrique et scrutant sociétés africaines, j'en viens à la conclusion suivante, il faut une révolution culturelle en Afrique.
Car la colonisation a trop bien marché, pensez simplement à nos freres de certains pays anglophones qui porte la perruque dans leur tribunaux...
QUELLE ABERRATION !
Quant aux francophones avec leur code napoléon.....
QUE FAISONS NOUS DE NOS MENINGES?
Sortons de la logique copier/coller et inventons-nous enfin à travers notre culture.
ARRETONS DE REGARDER LE MONDE AVEC LES YEUX DU COLONISATEUR.
IL PLUS QUE URGENT QUE NOUS REAGISSIONS ENFIN
Soura, culturellement vôtre |
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De Brazza à Brazza : est-ce la fin de l'independance
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14 Octobre 2006 12H05 ) |
Pendant que l’immense majorité des Congolais regrette le grand gâchis du croque-mort Sassou, lequel a sacrifié plus d’une douzaine de milliards aux morts étrangers alors que son peuple manque de tout, mon grand père, qui séjourne pour quelques mois ici en Nouvelle Zélande, mon pays d’exil depuis le coup d’Etat militaire du 5 juin 1997, a paradoxalement bien accueilli cet honteux évènement. Il est vrai que ce dernier attend depuis plus de 40 ans… la fin de l’indépendance !
Le retour de l’explorateur, même mort est un signe pour lui que l’homme blanc reviendra. D’ailleurs il regrette très amèrement que le parlement français soit revenu sur les bienfaits de la colonisation. En effet, ancien combattant puis cuisinier d’un officier français pépé a sillonné beaucoup de pays et a longtemps séjourné dans les territoires d’outre-mer. Il apprécie comment ceux qui sont restés sous le joug colonial sont mieux lotis que nous qui avons obtenu la pseudo-indépendance. Pépé a construit sa villa au Plateau des 15 ans à Brazzaville, une villa heureusement épargnée par les guerres successives. Mais il est triste de vivre dans ce pays qui marche à reculons : pénurie récurrente en tout, eau, électricité, ciment, manque de soins surtout pour les personnes du troisième âge bref, un pays qui plonge chaque jour vers l’état primitif.
Le ciment est vendu à 123 000 F la tonne dans un pays où le smic est à 45 000 F environ
Je suis à bout d’arguments pour convaincre mon grand-père que grâce à l’indépendance nous avons augmenté le nombre de cadres congolais. Il me rétorque que dans les territoires d’outre-mer aussi ils ont augmenté le nombre de cadres et que de toute façon la formation au Congo s’est faite sans aucune vision sur les besoins du pays.
Au Congo, argumente mon grand-père, tout est allé de mal en pis depuis la prise en main du pays par les Congolais. Certes, analyse-t-il, une certaine élite s’est enrichie et une poignée s’est même outrageusement enrichie mais dans l’ensemble le pays a régressé et les perspectives s’obscurcissent chaque jour un peu plus. Les Congolais ont envoyé des milliers d’autres Congolais en exil politique et économique.
Si les visas étaient faciles à obtenir c’est la quasi totalité des jeunes et moins jeunes qui quitteraient cet enfer.
Grand-père poursuit que même s’il est difficile de faire le décompte macabre des crimes politiques pré et post-indépendance, les Congolais en 46 ans d’indépendance ont tué plus de Congolais, soit directement par les armes de guerre que par le manque de soins.
Pépé est convaincu que si le Congo était resté français il aurait un autre visage. Les Congolais ne se retrouveraient pas dans les pirogues qui chavirent au large de l’Espagne.
Il soutient que si le préfet Sassou était blanc nous ne manquerons pas d’eau et d’électricité et que nos hôpitaux ne seraient plus ces puants mouroirs que nous connaissons.
Que nous aurions au moins deux universités, que nos écoles ne seraient pas si pléthoriques avec des élèves assis à même le sol.
J’éprouve toutes les peines du monde à convaincre mon grand-père que l’indépendance est plutôt une chance pour le Congo et que c’est aux Congolais de saisir leur chance; que faire venir les restes de De Brazza ne nous enrichit pas mais nous appauvrit sur plusieurs plans, financier, culturel, moral, etc.
La preuve : les 12 milliards consacrés au mausolée de De Brazza auraient pu servir à rénover profondément les deux grands hôpitaux de Brazzaville puisque nous savons maintenant que la réhabilitation de Blanche Gomès par exemple est évaluée à 7 milliards.
Vous qui me lisez aurez-vous peut-être plus d’arguments à opposer au témoignage de grand-père afin de changer son avis très tranché car lui juge par rapport au quotidien des Congolais en constante dégradation depuis 1960. Lui qui touche régulièrement sa retraite française souffre de voir ses frères de même génération mourir de misère et de maladies liées à l’indifférence et à l’intolérable maltraitance des retraités qui ont pourtant cotisé à la caisse de retraite pendant de longues et pénibles années de travail.
Même les tardives décisions de la France qui a attendu près de 60 ans pour assurer un traitement égal aux anciens combattants, ne pèse pas lourd : mon grand-père pense toujours que nous serions mieux sous la tutelle de sa « mère patrie ». Les anciens combattants touchent au moins leur pension même s’il regrette qu’elle ne soit pas égale à celle des Français. Bref nous entretenons un véritable dialogue de sourds. Ainsi entre la dépendance et l’indépendance voilée, grand-père préfère sans hésiter la dépendance qui a le mérite de clarifier les choses.
Je n’ai pas de données sur des études comparatives entre les territoires d’outre-mer sous tutelle française et les anciennes colonies. Si quelqu’un en a connaissance cela nous aiderait à trancher ce débat qui certes est sans passion entre nous mais qui est quand même au cœur de notre existence. D’autant qu’il ne se passe pas de semaines où de nouvelles tristes de maladies ou de mort ne nous parviennent du pays, accentuées par la précarité grandissante.
De Brazza à Brazza, selon mon grand-père c’est bien le retour amorcé par le préfet Sassou qui nous mènera vers la fin de l’indépendance.
Quant à moi je refuse cette marche à reculons, je refuse ce scénario catastrophe. Ainsi malgré les souffrances de l’exil, malgré la dureté de la vie quotidienne en terre congolaise, je caresse toujours le rêve qu’un jour un nouveau Congo naîtra. Un Congo débarrassé de ses fossoyeurs. J’encourage mes jeunes compatriotes à ne pas baisser les bras. Ils (elles) sont l’avenir du Congo. Soyons conscients que la médiocrité, la concussion, la dictature ne ne seront pas éternelles. Notre salut se trouve dans l’excellence, le travail, l’amour de la patrie et le respect du prochain.
De Brazza à Brazza, luttons pour que l’histoire ne se répète malgré la volonté de Sassou et de ses maîtres.
Oui contre la volonté de la majorité des congolais De Brazza a été ramené, mais « Laissons les morts enterrer les morts » et n’oublions pas que c’est bien un De Brazza mort qui ne se réveillera pas de sa mort où il repose avec son colonialisme. Avec notre détermination les néocolonialistes et leurs zélés partisans les y rejoindront. Alors un ciel nouveau se lèvera en terre congolaise. Notre pays resplendira et notre beau pays sera sauvé par ses dignes fils.
Le Congolais Errant
Nouvelle Zélande.
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ET NOTRE RESPONSABILITE...
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14 Octobre 2006 02H13 ) |
Cette ALIENATION va au delà de "la fraternité maçonnique" puisque le 1er temple maçonnique construit au Congo l'a été par le Guyanais Félix Eboué, Gouverneur de l'ancienne Afrique Equatoriale Française. Peut être que la couleur de sa peau empêche que des aliénés l'immortalisent... enfin!
Mais j'aimerais relever un point de l'intervention de Mr Obenga qui est peu commenté: le choix de la reine Ngalifuru et de ces partenaires.
- Entre tuer De Brazza pour un acte qui met en péril le royaume et "augmenter" LE pouvoir, quel aurait dû être le vrai choix?
Mettre fin aux actes d'un violeur* devait être l'OPTION EVIDENTE.
Il n'en a rien été pour les dirigeants d'alors parce que leur POUVOIR a prévalu sur l'intérêt de la ROYAUTE au sens propre! Ceci met de mon point de vue en lumière une de nos tares qui n'a d'ailleurs pas disparu de nos jours!
Le comportement de nos chefs d'états qui sont prêts à TOUT pour se maintenir au POUVOIR ne vient pas seulement de la corruption venue du froid qui congèle les neurones, mais s'inspire également de certaines pratiques, d'une approche du povoir pas toujours orientée dans le sens des intérêts de tous et toutes!!!!!
Nous devrons méditer à ce sujet!!!
*faudra un jour s'interroger sur la violence sexuelles et les fantasmes qu'ont les hommes blancs en général envers les femmes noires, et bien entendu sur celles qui étaient dans les sphères de nos pouvoirs réels |
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13 Octobre 2006 20H49 ) |
Si vrai il y a un seul personne digne au Congo, il devrais detruire le mausolée, ne se reste que pour les ancetres morts à cause de Savorgnan de Brazza.
C'est comme si la France construit un Mausolée pour Hilter ou dans quelques années New York fait un mausolée pour ben laden. Effectivement il n'y a que chez les noirs que l'on peut voir des telles betises.
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www.maafa.org
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13 Octobre 2006 14H36 ) |
mais vraiment les congolais : eduquez-vous par pitie...
quelque sites
:
www.maafa.org
www.africamaat.com
www.thotep.com
www.bcdlabel.com
www.maafa.org |
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13 Octobre 2006 00H00 ) |
| Denis sassou ngesso Omar bongo ondimba et le très minuscule General Bozize sont des maçon comme De Brazza ils ont par cette acte qui insulte tout les africains massacrer par cette crapule de De Brazza voulu faire honneur a la mémoire de leur frater dommage pour nous pauvre africains toujours a la botte. |
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L'histoire ne doit pas se répéter
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12 Octobre 2006 20H13 ) |
Par Moni Mambu
Devant les pères africains humiliés et disqualifiés par les colonisateurs européens, il semble que les petits nègres, traumatisés par la scène à laquelle ils avaient assisté, se détournèrent de leurs autorités traditionnelles pour investir les substituts de ceux-ci promus par les conquérants. De ce temps-là daterait, sous l’influence pernicieuse du mécanisme psychologique d’identification du vaincu au vainqueur, la haine inextinguible et le mépris des nègres pour les figures paternelles qui émergent dans leur société déstructurée.
Disparue la lutte « à la loyale » pour la conquête du pouvoir, inhérente à toute société saine, chacun chercha désormais à se positionner avec l’aval du « méga-colon ».
Les simulacres de lutte politique auxquels nous assistons depuis « Le soleil des Indépendances » trouvent donc leur origine dans le traumatisme colonial qui a anéanti les fondements culturels du négro-africain pour les remplacer par d’autres en conformité avec le schéma occidental.
Dans cet ordre d’idées, l’historien Ki-Zerbo, qui s’efforce de comprendre et de réhabiliter le monde négro-africain, a compris que la dignité prime avant tout. Il l'a écrit dans son dernier livre « A quand l’Afrique ? », p 23 : « Aucune collectivité humaine n’a été plus infériorisée que les Noirs après le xvème siècle. On a commandé des esclaves noirs par millions ; on a utilisé des Noirs comme des reproducteurs d’autres Noirs dans les haras pour reproduire d’autres petits noirs pour le travail dans les plantations. Combien d’enfants africains a t-on jetés par dessus bord ou abandonnés dans les comptoirs, loin de leur mère qu’on emportait, parce qu’il aurait fallu trop de temps pour les nourrir avant qu’ils ne soient exploitables ? On les achetait par tonnes. On amputait et dépeçait comme viande brute les rebelles dits « nègres marrons ». Pendant ce temps les théologiens en Europe débattaient doctement la question de savoir si les Noirs avaient une âme… »...
Comme on le voit, le professeur Ki-Zebo n’est pas de ceux qui, à la manière de l’impie Ogo de la mythologie Dogon, ne craignent pas de déshabiller leur mère pour exposer sa nudité à la face de l’Univers. Homme de grande piété filiale, le professeur Ki-Zerbo s’efforce plutôt de couvrir la nudité de sa mère violentée avec les fibres du Verbe qui comprend et réhabilite.
Contrairement aux afro-pessimistes noirs, ces chevaux de Troie des ennemis de l’Afrique, Ki-Zerbo ne croit pas, preuves à l’appui, que l’Afrique Noire a été colonisée parce qu’elle était sous-développée, mais que c’est parce qu’elle a été colonisée qu’elle est devenue sous-développée.
Le postulat selon lequel l’Histoire est soumise à la Loi de la répétition, permettra, en s’appliquant à la période actuelle, de savoir si l’homme noir est inapte à surmonter le traumatisme colonial et à faire son entrée dans le concert des Nations.
donc ce qui se passe actuellement au Congo doit être considéré comme une répétition de l’affrontement colonial, que nous est-il donné d’observer ?
Comme aux temps héroïques de la colonisation où des alliés des colons (qui seront plus tard appelés tirailleurs sénégalais) jouaient déjà le rôle d’instrument des conquêtes, nous assistons à un spectacle similaire. Ainsi ceux qui se font appeler « les Politiciens», dénués de tout sens idéologique, ne veulent-ils pas savoir ni pour quoi ni pour qui ils se battent. Tout se passe comme si en violant, en volant, en pillant, en détruisant tout sur leur passage, ils n’avaient pour seule motivation que celle de prendre leur revanche sur le Destin, en réécrivant l’Histoire sous l’impulsion de phantasmes de surcompensation. Le moment semble venu, pour eux, d’abréagir leur refoulé en utilisant leurs frères comme substituts (castrés) du Colon. Délirant !
Ces braves « Politiciens» qui boivent le sang de leurs frères tués, éventrent des femmes enceintes, pilent la tête des bébés, il faut les considérer comme les substituts des combattants des royaumes Kongo et Ma Loango, aliénés par la douleur de voir leurs souverains défaits et humiliés : traumatisés qui s’identifièrent au colonisateur pour se défendre de l’intolérable réalité (la dépendance) à laquelle ils se virent brutalement confrontés.
Résultat : ils retournèrent leur haine contre leurs représentants et léguèrent celle-ci à leurs descendants. Il ne faut donc pas s’étonner que ces derniers qui, dans leur délire de grandeur, s’appellent- eux-mêmes « les chefs d'état ».
Le séisme colonial ne fit pas basculer seulement de braves guerriers dans la folie, C’est donc en récupérant les soldats démobilisés et aliénés des royaumes Kongo et Maloango défaits, et en les utilisant comme auxiliaires dans ses troupes que la puissance coloniale a bâti son Empire, sur les ruines fumantes des organisations sociopolitiques africaines.
J. Suret-Canale, un éminent historien français, dit à ce propos à la page 273 de son ouvrage « Afrique Noire, Histoire » : « On a pu dire que la conquête de l’Afrique Noire avait été l’œuvre des Africains eux-mêmes, instruments inconscients de l’asservissement de leurs frères de race, en fin de compte, de leur propre asservissement. C’est parfaitement clair pour l’utilisation des alliés provisoires qui contribuèrent aux victoires françaises avant d’être écrasés à leur tour. »
On s’aperçoit avec horreur, en considérant les événements actuels, à quel point les négro-africains, objets du traumatisme colonial, sont abandonnés à la toute-puissance diabolique de leurs « pulsions de mort » retournées contre eux-mêmes. D’où cette « compulsion à la répétition » qui fait dire au détracteurs de l’Afrique Noire qu ‘elle ne veut pas se développer.
Au contraire, c’est l’Occident qui ne veut pas que l’Afrique Noire se développe : « c’est ça qui est la vérité ». Et l’on tremble à l’idée que nos « frères égarés » rêvent de confier le destin de notre Afrique à ces mêmes puissances impérialistes connues pour avoir partagé le monde négro-africain comme un Gâteau qu’ils se refusent à « rendre ».
En effet, dans « A quand l’Afrique » (p 24) Ki-Zerbo écrit : « Le colonialisme était un système qui s’est entièrement substitué au système africain. Nous avons été aliénés, c’est à dire remplacés par d’autres, y compris dans notre passé, les colonisateurs ont préparé un hold-up de notre Histoire … L’Afrique a été empoignée, partagée, dépecée, et on lui a imposé ce rôle : fournir des matières premières. Ce pacte colonial dure jusqu’à présent. »
Le temps a passé et les acteurs ont changé de masques mais rien n’a fondamentalement bougé et nous continuons d’assister à la réédition de la « tragédie coloniale » : un affrontement sans merci pour la reconquête et à la remise sous tutelle de l’Afrique par les puissance européennes, après la parenthèse hypocrite de la décolonisation, avec la collaboration active d’une partie de ses propres fils qui se sont identifiés à ses agresseurs.
L’Histoire est absurde parce qu’elle aspire à se répéter au mépris des intérêts des peuples. C’est pourquoi il nous faut l’étudier dans la perspective de la Connaissance afin de casser son ressort à la « répétition de l’Horreur ».
Moni Mambu
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Gbèhanzin ou l’actualité d’un illustre combattant
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12 Octobre 2006 19H05 ) |
Gbèhanzin a ainsi désormais pris place aux côtés d’autres dignes fils du continent tels Makonen, Babemba, Tchaka, Samory Touré, El Hadj Omar, Alpha Yaya…Il laisse en héritage l’exemple d‘un patriotisme sans concession, d’un engagement sans faille pour la défense de l’indépendance et de l’intégrité de la terre de ses ancêtres.
C’est donc à un devoir de mémoire que le Bénin tout entier est convié, pour que le passé continue d’informer le présent et d’éclairer les chemins de l’avenir, ceci dans une saine continuité historique. Dans l’ouvrage monumental, « Histoire générale de l’Afrique » tome, 1 édité par l’UNESCO, on peut lire ce qui suit : « Vivre sans histoire, c’est être une épave sans racine, ou alors un arbre coupé qui cherche à se brancher sur des racines étrangères ». Et le grand griot mandingue, Mamadou Kouyaté, renchérit avec ce témoignage : « J’ai enseigné à des rois l’Histoire de leurs ancêtres afin que la vie des anciens leur serve d’exemple, car le monde est vieux, mais l’avenir sort du passé ».
La célébration du centenaire de la mort du roi Gbèhanzin ne sera pas le temps d’un retour à ce qui a été, à ce qui fut, le temps d’un retour au passé. Du reste, il n’y a pas de retour et il n’y aura pas de retour. Cette célébration va être une manière de vivre au présent le passé, un passé dans lequel l’un des plus dignes, l’un des plus illustres fils de notre pays et de notre continent a pris une part notable, en s’illustrant avec brio.
Mais une célébration, comme celle qui se prépare, avec des manifestations à la hauteur de l’évènement, n’est qu’une parenthèse dans la ronde sans fin des jours et des nuits. Elle est de l’ordre du conjoncturel. La parenthèse se refermera une fois que se seront éteints les lampions de la fête.
Il y a lieu, nous semble-t-il, au-delà d’une célébration, de nous interroger sur le rapport que nous entretenons avec le passé, et plus généralement avec la mémoire. Il y a lieu également de nous poser la question de savoir quelle est ou quelle peut-être, pour la jeune génération de Béninois et de Béninoises, l’actualité de Gbèhanzin, la part d’exemple qu’il tient dans la vie de ces jeunes, en référence aux valeurs défendues et illustrées.
Affirmons-le sur la foi d’un constat largement partagé : si l’exemple de patriotisme de Béhanzin avait réellement influencé la vie de la majorité de Béninois, il y a fort à parier que nous lirions, aujourd’hui, et à l’œil nu, comme gravé dans le paysage du pays, plus d’engagement pour le service de l’Etat, plus de dévouement pour la cause de la patrie, plus de sens des responsabilités dans la gestion de la chose publique, par conséquent moins de corruption, moins de détournement de deniers publics, moins de brigandage, moins de bradage des intérêts du pays, moins de tricherie, moins de trahison dans l’approche de l’idéal national.
De même, si l’exemple d’attachement de Gbèhanzin à certaines valeurs de son terroir avait eu un écho certain dans la vie quotidienne de ses compatriotes d’aujourd’hui, en particulier dans la couche juvénile, il y a également fort à parier que nous nous préoccuperions davantage de conservation de notre patrimoine, de sauvegarde des vestiges de notre passé, de promotion de nos cultures, de valorisation de tout ce qui nous fait exister, affirme notre différence et nous construit une identité, de réhabilitation de tout ce qui pourrait participer au renouvellement de nos sources d’inspiration et à la revitalisation de notre créativité.
En tout cas, nous serions moins en butte aux effets pervers de l’aliénation et de l’extraversion culturelles, l’une et l’autre ayant la vicieuse vertu de faire de nous des étrangers sur leurs propres terres, des consommateurs de biens qu’ils ne savent pas produire eux-mêmes, « des peaux noires, masques blancs » qui trimbalent leur pauvre existence de par le vaste monde en imitant, sinon en singeant les autres.
Comment alors, par delà la célébration du centenaire de la mort de Gbèhanzin, pouvons-nous inscrire dans notre vie, en l’illustrant tous les jours, l’idéal pour lequel celui-ci a pris le risque de croiser le fer avec l’envahisseur, de défendre la terre de ses ancêtres, payant ainsi et au prix fort un tel engagement ?
En d’autres mots, comment pouvons-nous promouvoir un Béninois nouveau pour que, désormais, cet idéal incarné par
Gbèhanzin, inspire le haut cadre placé à la tête d’une administration ou d’une unité de travail, guide les pas de l’ambassadeur en charge des intérêts de son pays à l’étranger, soutienne les efforts de l’athlète, du sportif acharné à défendre le drapeau national, éclaire le journaliste en mission d’information, fouette la conscience du douanier ou du policier, oriente les réflexions du chef, celui-là qui tient dans les mains du mortel qu’il est les destinées de milliers, de millions de fils et de filles de Dieu.
Si l’idéal de Gbèhanzin ne pouvait pas gouverner ainsi notre vie de tous les jours, si l’exemple, le bel exemple de son engagement au service de son pays ne peut inspirer ses compatriotes pour construire le Bénin d’aujourd’hui, le Bénin de demain, il faut craindre que la célébration du centenaire de la mort du grand roi ne garde que la brillance vite interrompue d’une étoile filante dans un immense ciel d’indifférence et d’impuissance.
Mais rien d’aussi grave, rien d’aussi regrettable ne nous arrivera, même s’il nous reste beaucoup d’efforts à fournir pour nous situer à la hauteur de nos responsabilités historiques. Nous avons beaucoup de flèches dans notre carquois et plus d’une corde à notre arc. C’est l’essentiel. L’espoir est donc permis. Le but sera atteint. Nous sommes en confiance !
Note :
Jérôme Carlos
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Rêve d’Afrique pour Sarkozy, Royal et Savorgnan de Brazza
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12 Octobre 2006 18H37 ) |
Elle compte pour quantité négligeable dans les affaires du monde. L’Afrique pèse, en effet, et pour ne prendre que cet exemple, moins de 3% sur la balance du commerce mondial. Pourtant, c’est sur ce continent anémié et exsangue, en proie à un mal développement chronique, que se concentrent, ces jours-ci, les feux de l’actualité.
Est-ce là un hommage que le vice rend à la vertu ? Peut-on, doit-on y voir un coup de pub ou un coup de bluff ? En tout cas, Nicolas Sarkozy, ministre français de l’Intérieur, probable candidat de la droite à l’élection présidentielle de l’année prochaine dans l’Hexagone, a fait le voyage de Dakar la semaine dernière. Il y était suivi, quarante huit heures plus tard, par Ségolène Royal, candidate socialiste à la candidature pour la même élection.
Cette semaine, c’est Pierre Savorgnan de Brazza, mort en 1905, qui retrouve en Afrique, sa dernière sépulture. Ainsi se trouvent respectées les dernières volontés de cet explorateur français qui a établi la domination française sur la rive droite du Congo inférieur, après avoir attaché son nom à la capitale du Congo, Brazzaville.
Comme on le voit, les vivants comme les morts, marquent un certain intérêt, pour ne pas dire un intérêt certain pour l’Afrique, perçue comme une destination talisman où l’on vient faire provision des bonnes recettes qui aident à gagner une élection, ou comme un continent tombeau où l’on vient retrouver le repos éternel.
On aura constaté que les trois personnages, au centre de cette histoire de retour à l’Afrique, viennent d’un même pays, même s’ils sont loin de partager les mêmes visions et de communier aux mêmes idéaux. L’un et l’autre ont une raison particulière de faire ce clin d’œil non moins particulier à notre continent.
Nicolas Sarkozy, inspirateur d’une loi sur l’immigration, loi qui a suscité la colère de maints responsables dans les hautes sphères de l’Etat en Afrique, ne peut pas aller s’aventurer dans les allées du pouvoir sans se résoudre à recoudre le pagne de la coopération franco-africaine sévèrement mis à mal par son concept d’immigration choisie.
En rencontrant Abdoulaye Wade, le chef de l’Etat qui s’est montré le plus acerbe des critique de ce concept, le président de l’un des pays les plus concernés par l’émigration vers la France, Nicolas Sarkozy fait avaler la pilule à tous les Africains en convertissant son immigration choisie en immigration concertée. L’honneur est sauf. Tout le monde est content. Même si rien n’est appelé à changer fondamentalement. C’est de la prestidigitation politique. Cela consacre Sarkozy magicien, le sorcier blanc en terre d’Afrique.
Ségolène Royal était en pèlerinage en terre sénégalaise. Elle est, rappelons-le, la super favorite dans les sondages pour porter l’étendard socialiste à l’élection présidentielle française. Elle est également en passe de briser, en France, un tabou en ouvrant le chemin du pouvoir suprême à une femme.
Ségolène Royal était partie retrouver, au Sénégal, les vibrations fondamentales du royaume d’enfance, le soleil du pays où elle vit le jour avant de s’ouvrir le chemin d’une grande ambition nationale, celle de conduire les destinées de la France. Comme pour signifier que si son probable adversaire règle les problèmes de la France et de l’Afrique, qu’il ne connaît pas, par une loi scélérate qui foule aux pieds l’histoire, elle se propose, quant à elle, la main sur le cœur, de rétablir les liens essentiels entre son pays qu’elle veut servir et le continent africain qui l’a vue naître.
Tant il est vrai que les peuples ont autres choses que des quotas de visas à s’octroyer, autres choses que des rapports platement marchands à entretenir, autres choses que leur balance commerciale à se donner comme point de mire. Il en est des peuples comme des individus : ils ne vivent pas que de pain.
Ségolène Royal a ainsi pris pied sur le terrain des symboles, proposant un renouvellement du regard du Nord sur le Sud, une nouvelle approche des problèmes du Sud par le Nord. Voilà qui est remarquablement généreux pour le présent et chaudement engageant pour l’avenir.
Seulement voilà, pour nous qui sommes des écorchés vifs, pour avoir été si souvent les dindons de la farce, si nous ne perdons rien à applaudir la candidate qui a besoin de séduire, nous avons tout à gagner à attendre de voir venir l’élue. Nous ne le savons que trop : les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.
Pierre Savorgnan de Brazza voit se réaliser un vœu cher : reposer en terre d’Afrique, l’Afrique dont il a préparé, en tant qu’explorateur, la colonisation au profit des puissances impériales, avec bien d’autres comme René Caillé, Mungo Park, Livingstone ou Cecil Rhodes.
Il y a assez de places en Afrique pour tous, pour les vivants et pour les morts. Du reste, dans les traditions africaines, on ne se mélange pas les pieds avec une immigration qui serait choisie ou une autre qu’on voudrait concertée. En Afrique où nous savons que les morts ne sont jamais morts, la dépouille de Pierre Savorgnan de Brazza est bienvenue à la maison. Aucun charter ne sera affrété pour l’en déménager.
Note :
Jérôme Carlos
Chronique du 3 octobre 2006
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de brazza à brazza
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12 Octobre 2006 12H16 ) |
Ramener Pierre Savorgnan De Brazza au Panthéon, à Paris
Le 3 octobre 2006 s’est déroulée la cérémonie de remise en terre des restes mortels de l’explorateur Pierre Savorgnan De Brazza (1852-1905), fondateur de la ville de Brazzaville, dans un magnifique mausolée en marbre. Cet événement fort médiatisé ne peut que réjouir une portion très infime des habitants du Congo et irriter, voire exaspérer les honnêtes citoyens de ce très beau pays qui n’y voient qu’une opération de charme initiée par les autorités politiques congolaises, pour faire plaisir aux dirigeants ou officiels de la droite française. Comment peut-on apporter sa caution morale, son soutien idéologique et son adhésion politique à une telle entreprise honteuse qui ôte à l’Afrique tout entière son honneur, sa fierté et sa dignité, si vaillamment reconquis, après des siècles d’humiliation? Pierre Savorgnan De Brazza méritait-il d’être glorifié «post mortem» avec le transfert, depuis Alger, non seulement de ses restes mortels, mais également de ceux de son épouse et de ses quatre enfants? Fallait-il qu’on érigeât un mausolée somptueux à sa mémoire dans la capitale administrative et politique du Congo?
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Quel intérêt le Congo tire t-il de cette décision maladive et incendiaire ? Les Congo ont-ils la mém
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12 Octobre 2006 12H05 ) |
Quel intérêt le Congo tire t-il de cette décision maladive et incendiaire ? Les Congo ont-ils la mémoire courte ?
« Voyez ce qu’ils sont devenus, ces ex-colonisés, que vous défendiez tant ! Voyez ce qu’ils font de leur liberté, qu’ils ont tant réclamée : du désordre et de la haine, du racisme à rebours, un beau gâchis ! Le Congo fut le triomphe de ces bonnes âmes. La décolonisation faisait sauter le vieil ordre colonial sans arriver rapidement à proposer le sien. Il est exact que le visage du révolté est plus effrayant que celui de l’opprimé, qui fait encore bon ménage apparent avec son oppresseur. » (1)
Quarante-six ans après l’indépendance nationale, les autorités congolaises ont décidé d’ériger un mausolée en l’honneur du colonisateur Pierre Savorgnan de Brazza. Quel intérêt, le Congo tire t-il de cette décision ? L’érection de ce mausolée réhabilite t-elle le fait colonial ou renie-t-elle alors la lutte de nos peuples ou encore obéît-elle à la sacrée, intimidante et mystificatrice raison d’Etat que nos têtes néophytes en la matière ne comprennent pas ? Comment la communauté intellectuelle et politique nationale justifiera-t-elle la pertinence et l’opportunité de cette décision aux futures générations ? Laquelle décision constitue une agression morale et psychologique contre les peuples de notre pays.
Pourquoi dois-je réagir en publiant ces lignes ? Je ne dispose que d’une arme moins meurtrière, mais à la portée de tous, laquelle me permet de temps en temps quand je le désire, d’imposer et/ou mieux exposer mes idées et convictions. Mon appartenance à la race des intellectuels et à la minoritaire tribu des philosophes est ainsi justifiée.
Essayons de comprendre l’intelligence de la décision gouvernementale en évitant pour la qualité du débat, toute polémique à dimension émotionnelle à charge politicienne.
1- Quel intérêt, le Congo tire-t-il de cette décision ?
Rien ne peut objectivement justifier cette décision. Ni la raison, ni le cœur. Même les savants les plus avisés ou les politiques les plus audacieux ne peuvent balbutier ou encore suggérer une réponse convaincante à cette question.
Le moindre intérêt qu’on pourrait être tenté de déceler est de trouver désormais sur le sol de Brazzaville un très beau bâtiment une sorte de réplique de l’architecture d’origine gréco-latine, d’allure assez religieuse symbolisant la fin du 16ème, ainsi que les 17ème le 18èmè siècles européens. Les beaux piliers couverts soigneusement de marbre certainement de fabrication italienne; marbre qui accompagne Pierre Savorgnan de Brazza dans son lit éternel pour garder le lien avec sa terre d’origine.
L’autre intérêt, de loin, le plus significatif est que cette démarche peut inaugurer une ère nouvelle qui pourra sauvegarder le projet mémoriel de notre fragile société, on ne peut plus décadente, sur le plan de la conscience historique.
2- Du bon et précieux usage de ce mausolée pour réconcilier les Congolais : un panthéon si beau
Tentons d’être positif pour découvrir l’usage qu’on pourrait faire de ce mausolée. Il pourra être le panthéon des grands hommes qui auront marqué l’histoire intellectuelle, culturelle, artistique, scientifique, politique et militaire de notre pays. Pour que ce gigantesque bâtiment soit utile, il importe de trouver quelques encoignures pour loger le roi Iloo, les illustres fils de ce pays en commençant par Jacques Opangault, Youlou, Massamba-Débat (à condition de trouver….), Ngouabi, Biayenda et les autres potentiels et candidats encore en séjour sur cette terre des hommes. A mon sens, une réorientation du projet, placerait notre pays parmi les nations qui tentent de s’approprier leur histoire à la fois glorieuse et triste.
3- La colonisation réhabilitée ou la tragique histoire du reniement
L’histoire coloniale magnifiée ou un piège tendu aux Européens selon l’ironie bantoue qui accepte de chanter les louanges du bourreau en inversant intelligemment les rôles.
A quelle période de notre histoire on avait dit sous forme de slogans, genre de communication brève qui utilise la charge émotionnelle pour expliquer et faire accepter l’idée sans réfléchir : (une des fonctions de l’idéologie selon Destut de Tracy, l’inventeur du concept et Marx qui se l’était appropriée).
- A bas le colonialisme !
- A bas l’impérialisme !
- A bas le néocolonialisme !
La colonisation a été initiée par celui que nous honorons c’est-à-dire le gentil et humaniste Pierre Savorgnan de Brazza, de la noblesse italienne par la particule qui précède son nom. On m’a appris dans ma jeunesse à l’abattre et jusqu’à ce jour, personne ne m’a prévenu de la réconciliation avec le colonialisme. L’impérialisme est l’ancêtre immédiat de la fameuse mondialisation ou globalisation inaugurée patiemment depuis le 15ème siècle avec pour effet l’esclavage et la traite négrière.
Le néocolonialisme est la continuation pernicieuse du système colonial par des moyens plus sophistiqués en maintenant les piliers économiques et culturels : du gouvernement d’un Etat supposé indépendant sous l’emprise de l’ancienne puissance. Ce système peut-être entretenu soit directement par la puissance coloniale, soit indirectement et de manière efficace par des sujets « nationaux ».
4- Comment la communauté intellectuelle et politique nationale justifiera-t-elle la pertinence et l’opportunité de cette décision aux futures générations ?
Les résolutions et l’analyse du 12ème congrès de l’Association des Etudiants Congolais, (AEC),section nationale de la Fédération des Etudiants de l’Afrique Noire Francophone tenue en 1969 en France restent plus que jamais actuelles. (2)
Une question simple et de bon sens : qu’allons nous faire de l’œuvre exceptionnelle « Discours sur le colonialisme » de l’Antillais, Aimé Césaire, un des pères fondateurs du mouvement de la Négritude ?
La meilleure accusation, savamment argumentée, avec solution est et demeure celle de Césaire. Le meilleur réquisitoire contre l’injustice au nom de l’homme est produit par Martin Luther King, la courageuse démarche législative se lit et s’écrit Madame Taubira.
Le colonialisme que nous abattions au cours des meetings, réunions politiques, à travers les émissions à la radio, la télé et dans les journaux Ba Sali ya Congo, l’Etudiant congolais (bulletin de l’ AEC) Dipanda, Etumba, Mweti, dans et par le verbe, s’est-il mué en système philanthropique ?
Avions nous tort, hier de penser que la colonisation était horrible et dans ce cas, alors rendez-nous notre raison collective ? De Brazza humaniste ? Pourquoi avions-nous enseigné à plus de trois générations que la colonisation était un système abject ? Sans que cela puisse être considéré comme un affrontement intellectuel avec en arrière plan des visées et préjugés politiques, je m’autorise d’adjurer qu’on m’administre la preuve de la générosité coloniale.
La seule issue qui reste est de dire et de faire comprendre qu’il s’agit d’un musée de notre histoire avec grand H, avec ses zones d’ombre et de lumière. Alors un jour, serait-il possible de faire l’apologie de l’apartheid sans courir le risque de créer des émeutes ? Les intellectuels de gauche, désignent cela avec une pudeur mesurée, le révisionnisme. Ce n’est pas une provocation que de le souligner. Les sciences humaines et /ou sociales ou sciences dites molles n’ont pour le moment en circulation sur le marché de la culture historique et philosophique que ce concept. Nous n’inventons donc rien.
Assumons notre passé de pays révolutionnaire et de militants pour l’émancipation des peuples
J’élimine de ma démarche le côté comptable de l’opération. Tous ceux de ma génération qui ont eu la chance ou la malchance d’étudier ou de séjourner en Europe savent et peuvent apprécier la valeur d’un musée, d’une galerie, d’un mausolée, d’un panthéon, d’une exposition.
La France respecte la royauté. Elle loue la révolution qui elle, a enfanté la République. L’histoire est dépassement et le temps constitue sa matière première indispensable. Nous sommes un pays qui a une histoire révolutionnaire, de lutte, de contestation grâce à l’intelligence et au courage de ses enfants. Si l’existence de ce mausolée ou musée n’est pas négociée intellectuellement et politiquement, demain, qui le sait, il pourra être, grâce à une alternance politique vraiment à gauche un panthéon pour ses dignes fils et filles ou une salle de bibliothèque moderne pour doctorants.
Comme pour conclure : Hier et aujourd’hui - une leçon du passé récent
L’Histoire du Congo est extraordinaire. Pierre Savorgnan de Brazza n’avait jamais été oublié par notre mémoire collective. Brazzaville porte son nom. Quel hommage.
Le plus grand lycée de la capitale du Congo a, pendant longtemps conservé son nom, l’a perdu pendant une vingtaine d’années avant de le retrouver miraculeusement en 1991.
Aucun colonisateur n’a eu autant de chance et de reconnaissance de la part des colonisés. Peut-être le mausolée portera-t-il n coup d’arrêt aux éternelles remises en question.
Hier, les révolutionnaires ont promis transformer les églises en salles de cinéma pour la promotion de la culture populaire après 1963.
Aujourd’hui, 43 ans après, une grande partie de mes camarades qui ont condamné avec exaltation et hardiesse le colonialisme et surtout le néocolonialisme, construisent un mausolée à l’honneur de la colonisation sans que cela soit une conditionnalité pour accéder à un seuil maximum pour son développement. Que devient le musée du Commandant Ngouabi ?
Transférons les restes de l’homme du 31 juillet à ce mausolée et trouvons une autre appellation qui va réconcilier toutes les sensibilités nationales, intellectuelles et politiques.
Peut-être et nous osons l’espérer, ce mausolée sera un Musée d’Histoire politique et culturelle avec cette dimension de panthéon et il sera utile.
Et, si de Brazza, superstitieux, craignait d’être débarqué un jour, sachant que les congolais qu’il aurait (dit-on) aimés, sont imprévisibles!
Et si l’on pouvait lui reconnaître un mérite !
Ne jugeons pas De Brazza de manière assez incisive. A mon avis son principal mérite est d’avoir mis des noirs d’origine différente sur un territoire bien plus grand, faisant ainsi la transition de l’Etat tribal à l’Etat multiethnique, le koyo et le Kamba, le mbosi et le punu, le mbéré et le mbembé, le kukuya et le kugni, le bomitaba et le ndzabi, le lari et le loango sont devenus au moins congolais. Bilan globalement positif de ce point de vue. Reconnaissance éternelle à Pierre qui nous offre l’occasion d’un débat intellectuel légendaire ! Ça nous manquait déjà dans le pays.
Quand même bon repos au bord du deuxième grand fleuve de l’humanité. Que ton esprit éveille nos consciences et qu’un jour on ne puisse re-abattre le colonialisme.
J’aurais tout vu en moins de 50 ans d’existence.
Telle est ma très modeste contribution pour ce débat vif et controversé.
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Le président Sassou Nguesso aurait-t-il perdu la raison ?
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12 Octobre 2006 12H01 ) |
Pendant que le peuple n’arrive pas à exorciser cette misère rampante dans laquelle le démi-dieu l’a plongé depuis son retour au pouvoir controversé, le président Sassou, incompétent notoire, continue à faire preuve de son manque de connaissance de la chose public, de la notion d’état, de la bonne gestion, de son manque de perspicacité, de son inculture…etc, tant les exemples sont légion.
De première abord, on pourrait penser que le chef d’état est un homme objectif, mais ses bourdes sont trop nombreuses comme les cheveux noirs sur sa tête, on oserait même pas trouver de qualificatif, pour décrire et exprimer ce sentiment d’inféodé, ce complexe patent et son incapacité chronique de distinguer le bien du mal et à pouvoir faire les choses de façon rationnelle et objective.
Oubliant son rang de chef d’état, ne connaissant même pas la définition d’un état ou d’une nation, le roi des milices brille par son manque de lucidité, son incompétence, son cabotinage, sa ladrerie, sa mythomanie, et son inculture, qui font de notre chef d’état un personnage arrogant et inhabile.
Ces propos inintelligibles, font de lui un chef fantoche, un chef de guerre, mais pas un chef d’état, le pouvoir lui monte à la tête, le cou a grossi, il continue à commettre les mêmes erreurs (comme Mobutu), il plonge dans la mégalomanie, mène en bateau son propre peuple, mais j’espère qu’il n’oublie pas 1991, ça va se répéter un jour.
9 ans jour pour jour depuis son retour au pouvoir, le président multiplie les bourdes le voilà qui célèbre des assassins, des pillards, affame son peuple, pille le pays, toutes les richesses du pays sont entre les mains d’une bande d’escrocs vils et éhontés, et depuis toujours sieur Sassou n’est pas capable de résoudre les maux dont souffrent les congolais, reniant ses ancêtres qui ont lutté pour l’indépendance du pays, qui ont lutté contre le colonialisme, l’impérialisme, Sassou et toute son équipe remettent en cause des hommes comme Mabiala Manganga, Steven Biko, Jacques Opangault, Lumumba, André Matswa, Samory Touré, Chaka Zulu, Mandéla…etc.
Il est vrai que notre président a toujours été incompétent on le sait, et qui plus est mal conseillé, mais de là commettre une telle bourde, humiliant les congolais et les Africains de la sorte, franchement en tant que Congolais j’ai honte.
Pensez au peuple, au lieu de le martyriser vous ferez mieux de faire attention à ses cris.
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Quel(le) politicien(ne) méritez-vous ?
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12 Octobre 2006 11H18 ) |
Je m'interroge souvent sur la durée (!) des répercussions de ces manipulations orchestrées, légitimées sur le sol africain et ailleurs par certains de nos politiques, nos diplomates et intellectuels, sans oublier la gente artistique, qui je l'imagine par crainte de perdre un certaine manne continuent d'alimenter un système. Ce que ces gens ne réalisent pas vraiment, c'est qu'ils sont profondément méprisés, ridiculisés par ce qu'ils croient être leurs homologues européens. A la limite, même le plus jeune militant européen, americain,asiatique se moque d'eux car il manque d'un courage des plus élémentaire. Ces gens, qui sans doute par faiblesse et par avidité, condamnent leur progéniture directe à une aliénation évoluent dans un système carrément surprenant et pittoresque... Si ils ne veulent pas réagir, et si le changement ne doit pas se faire dans la violence et le sang et si ceux là n'organisent pas de climat permettant au processus démocratique de se mettre en place, ils ne nous reste plus qu'a se battre avec des armes plus simples. Mais il faut le faire au quotidien, mots après maux, avec simplicité et bon sens...Ce sont des petites choses de tous les jours, mais ils faut le faire...Savoir dire non, prendre postions, apprendre à débattre, se manifester autrement que par une singularité toute orgueilleuse, s'inscrire dans un mouvement pour apprendre à structurer un projet, par exemple et accepter l'apport des femmes, qui continuent d'éveiller les consciences de part et d'autres... Sinon dans 4 siècles, on en sera toujours là...Savez vous pourquoi nous sommes une des seules communautés à ne pas être capable de s'organiser ? Pourquoi tous ces gens sont schizophrènes, ont peur de dire ... En ce qui me concerne, je suis plutôt fière de dire que mon père s'est battu pour son pays, et qu'il a été cassé ! Non le populisme, la médiocrité et la violence en général ne sont pas une réponse en elles mêmes, mais quelles sont les alternatives que votre démarche passive autorise ? Alors la vrai question, c'est bien celle là (que vous soyez, dans vos pays d’origine, d’extraction ou d’arrivée ) :
Que méritez-vous comme comme politiciens ici et ailleurs ?
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Merci aux Frères d'Afrikara !
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12 Octobre 2006 10H55 ) |
Merci, Frères d'Afrikara,
Je vous remercie d'avoir fait le résumé de cet entretien du Pr OBENGA dans votre site. A mon avis, vous avez donné le meilleur résumé de cette vidéo comparativement à ce que j'ai vu ailleurs.
J'avoue qu'en le proposant en Juin dernier au Professeur OBENGA, je n'avais pas imaginé l'impact que ses révélations auraient eues dans l'opinion. Ce sont des difficultés techniques qui ont fait qu'on le mette si tard sur le Net.
Je souhaite que l'on mette ensemble une collaboration à l'avenir car il y a pas mal de choses à faire ensemble.
Panafricainement,
Hannibal |
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12 Octobre 2006 01H36 ) |
Matsoua a emporté toute une population dans une constestation contre un impôt colonial, cela n'est -il pas suffisant pour interroger la légitimité de brazza qui en fût le rouage principal.
A travers ce refus, que je relative dans la société actuelle, Matsoua s'intérrogeait déjà sur la justification d'un impôt que nous n'avons pas décidé.
C'est cela la richesse philosophique de ce Monsieur.
Matsoua qui fût presque contemporain de de brazza nous aide à mésurer l'irrérévabilité du FAIT colonial chez nos élites du 19 è S.
En érigeant 1 mausolée climatisé pour 1 De Brazza dont la mission officielle consistait justement à imposer une pratique qui révolota Matsoua, vous avouez ne plus avoir d'âme, et incapables de s'approprier votre histoire.
De Brazza est un phénomène culturel européen, tandis que Matsoua, lui, agit à partir de notre KIMUNTU, notre culture. Plus d'1 siècle plutard, la chansson de PEMELO en témoigne:
"..mokoli ébandaki boyé, bana pé bakolo boyaka - Tango ya bakoko, na tango na bisso ékésséni - COngoooooo - Ezalaki, tango ya falanka MISSATO, bana niosso ya mboko oyo, bamonaki passi po na mokili - Congo na ngaï ézaliki na bato na tango YA MATSOUA...
Oh tonton Pamélo merci.
Paix à ton âme. |
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12 Octobre 2006 01H32 ) |
Congo, classé dans le peloton de tête des pays les plus corrompus au monde.
Congo, pays le plus endetté par tête d’habitant.
Congo, pays poursuivi pour abus de confiance (non paiement de ses dettes) et exposé à la risée des médias internationaux.
Congo, pays adossé sur le 2ème fleuve le plus puissant du monde, mais qui manque d’eau à boire et d’électricité.
Congo, pays producteur de bois, mais les salles de classe manquent de bancs.
Je ne parle pas du pétrole car c’est une plaie ouverte et la liste est bien longue.
Comme si cela ne suffisait pas, le Congo est le seul pays au monde à vénérer son ancien oppresseur à coup de milliards, c’est du jamais vu!
Les congolais partout où ils se trouvent, boivent la honte jusqu’à la lie…
Un tel besoin de servitude ne peut s’expliquer que de deux manières :
On est ce rieur nègre nain sadomasochiste qui ne veut vivre que sous les coups de chicotte de son maître ou on est tenu par de bien obscures engagements. Et là, c’est le pot aux roses avec ce contrat révélé au grand jour.
Mais cet homme, qu’avait-il signé avec la France comme engagements occultes pour la reconquête du pouvoir perdu par les urnes et repris par la force en 1997?
Oh contrat quand tu nous tiens !Mais le contrat à lui seul peut-il aliéner la conscience et passer outre la lucidité au point de perdre la dernière once d’honneur et de dignité qui restait?
Non, arrivé à ce point, je pense franchement que le sujet a perdu la raison.
Alors Kinkala-Makoko-Aimé Jules, Nico; par un dernier sursaut de lucidité, arrêtez vos délires. Allez plutôt voir votre gourou ; en passant par exemple par le DirCab, n’est pas Kinkala? Comme vous l’avez fait avec le CHU.
Cette fois, j’ai le fort pressentiment que le gourou vous embarque tous dans un suicide collectif. Rappelez vous de ce qui s’est passé avec le temple solaire.
Sachez que tout le monde y compris la presse internationale nous crachent dessus.Devant les amis africains on rase les murs; oh la honte!
Evidemment pour vous, parents, amis et courtisans du gourou, le ridicule ne tue pas.
Congolaises, Congolais, il faut prendre notre destin en main et tous sur mbongui07@yahoo.fr pour réfléchir ENSEMBLE et libérer notre bien commun : le CONGO.
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12 Octobre 2006 01H04 ) |
| je suis présentement en égypte, le guide de ce matin aux pyramides est un peu sombre comme vous et moi il est du sud de l'égypte et aime l'afrique son continent; ma honte a l'issu de la visite était à son comble quand il a dit nous avons imortalisé nos rois et pharaons, notre histoire sera connue par nos descendants, mais ne faites pas ce que le président congolais a fait en rappatriant les restes d'un étranger chez lui, les amis ouest -africains ont jeté tous un regard moqueur sur moi! oh! quelle honte pour la nation! |
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CITATION
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12 Octobre 2006 01H00 ) |
Je me suis déplacé exprès de l'Amérique du Nord pour me rendre en Italie pour tester ma curiosité:
J'ai parcouru tous les quotidiens de la Capitale et ceux des grandes villes notamment,l'événement est totalement méconnu.
Comme je parle assez correctement l'italien et le latin,un peu moins le grec;les compatriotes de DE Brazza sont tombés dans l'immense ignorance.
Quelques historiens sont arrivés meme à me dire qu'il était originaire de Turin( ville de la FIAT),et d'autres de Udine.Peu m'en chaut pour l'heure mais je souhaiterais en ce moment précis qu'on puisse batir aussi notre histoire,qu'on nous récupère maintenant le corps de Massambat Débat et d'autres pour faire notre musée.Que la génération future sache par qui étaient gouvernés leurs parents.
Le Congo avait ses rois avant l'arrivée du violeur,il a détruit en grande partie notre histoire,nous obligeant à étudier la sienne;la mienne est totalement ignorée de tous.
Aux Amériques comme en Europe,je n'ai jamais rencontré un blanc qui porte un nom ou prénom congolais.
L'aliénation doit finir....Vive la désobéissance civile....
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CITATIONS
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12 Octobre 2006 00H55 ) |
Desmond TUTU, l'éveque sud africain, cita à la commission "VERITE ET RECONCILALOATION" du regime actuel et celui de l'apartheid ce qui suit:
" Les blancs s'en vont, mais leurs complices sont parmi nous; armés par eux; la dernière bataille du colonisé avec le colon, ce sera souvent celle des colonisés, entre eux"
VIVIEN@CAPE TOWN
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SASSOU LA PLAIE DU CONGO
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11 Octobre 2006 21H52 ) |
Sassou et son entourage sont incultes, ces fêtards ne mesurent guère la portée de leur acte;
Ah l'ignorance tue mes frères et sœurs. L'ignorance tue ! l'ignorance tue ! L’ignorance tue !
En tout cas, nous ne devons rien à De Brazza. Et notre histoire ne commence pas avec l’arrivée de cet intrus chez nous. Ce falsificateur de traité.
Excusez nous frères et soeurs d'Afrique et de la diaspora, ils ne nous ont pas consultés, sinon nous leur aurions demande de réviser leurs leçons d'histoire
Peut- on voir un seul instant la Chine ériger un monument à la mémoire d'un japonais ?
Voyez vous la France ériger un monument à la mémoire des Vicking et Hitler....
Nos dirigeants ont- ils érigé des monuments à :
- la mémoire des résistants anticoloniaux ?
- la mémoire de nos morts des guerres de 93, 97, 98, 99 ?
- la mémoire des DISPARUS DU BEACH ?
Existe t il un monument honorant Makoko à Brazzaville ?
Dites-le moi, informez-moi ?
Pourquoi Sassou laisse t-il le mausolée Marien Ngouabi à l'abandon...
Quelle honte Sassou ce complexé. Quelle ignorance, quelle honte !!!!!
Dire qu'il se trouve aujourd'hui a l'UNESCO et s’y rendra à nouveau demain
Ah Coopération …..Droits de l'Homme et blablabla
Ceux qui l’ont choisi à l’Union Africaine doivent bien être confus.
Il a de quoi énerver Thabo Mbéki…
En tout cas il n'est pas représentatif du Congo ni de l'Afrique. Sassou ne représente que ses intérêts personnels, claniques et mafieux.
Il nous fait honte par ce geste, il donne envie de vomir.
Sassou le zèlé maçon constitue la honte planétaire des congolais et des africains.
MAKAMBO YA SO NI ! QUELLE HONTE !!!!!
Nous sommes victimes de l’affairisme des francs maçons.
IL EXISTE UNE JUSTICE DIVINE
Notre continent leur survivra
Tout à une fin...
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Du n'importe quoi
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11 Octobre 2006 17H05 ) |
| J'ai vraiment rien n'à dire, tout ça c'est du n'importe quoi ils sont idiots ces trois présidents Sassou, Bongo, Bozize, comment tous trois sont des criminels, des voleurs, tout ce qui est désagréables. Je me demande si dans ce trois pays il y a pas des terroristes je les demanderai de me detruire ce mausolée. Pourquoi pas faire le mausolée de Roi Makoko, Fulbert Youlou et autres leadeurs qui ont marqués l'histoire du congo pour ne pas dire l'afrique en général. Je suis en colère je crois bien un jour ce mausolée sera détruit dans les jours avenir et faire cette maison une quelque chose de bien pour le congo au lieu d'une maison des franmaçonnerie. |
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11 Octobre 2006 16H04 ) |
| il faut déglinguer ces hommes à la tête de l'afrique |
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Désolant
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11 Octobre 2006 13H24 ) |
J'avoue qu'aprés avoir entendu la nouvelle à radio j eme suis demandé si mes oreilles ne me trahissaient pas! Comment peut on transferer les dépoouilles de Brazza à Brazza? En fait j eme demande au nom de quoi et surtout de qui ?
Pourquoi je voue ma vie à lutter pour la démocratisation du continent, c'est de savoir que mes enfants auront le choix de dire non à une mascarade de ce type et pourront manifester leur désaccord sans risquer leur vie! Ce que ce Dictateur nous fait est une insulte contre la mémoir edes victimes de ces criminels et racistes pseudos humanistes occidentaux! de plus voir un nègr ecélébrer les bienfaits du colonislisme , un nègre tortionnaire, criminel d eguerre, soutenu et armé par la puissance coloniale, me fait rire jaune. Je comprends qu epersonne n'ai rien à redire dans ce pays ou la vie de tout un chacun dépend d'un fou dictateur mais il appartient à nous autres de dire tout haut ce qu enous pensons de ce fou malade au pouvoir. De plus voir ce dictateur et criminel faire le tour du continent pour parler de paix est drole. j'avoue que la comédie africaine est dramatique et cout ela vie à des millions d epersonnes!! Agissons et luttons pou rla liberté! |
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11 Octobre 2006 12H10 ) |
| C'est effarant ce qu'il ya des NEGRES Beni-oui-oui encore! Nguesso et Bongo les pires traitres a L'AFRIQUE ET LECHES-C.. DE LA FRANCE! |
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j'ai honte de la femme africaine
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11 Octobre 2006 10H17 ) |
J'ai regardé l'émission le droit de savoir mardi 10 octobre 2006 au soir sur TF1, j'ai réalisé à quel point les femmes du Cameroun et autres pays d'Afrique sont élevées dans la bétise et l'idolatation de l'homme blanc quelque soit l'individu.
J'ai alors réalisé que la femme noir est le cancer de l'homme noir.
La femme noir en Afrique élève sa fille noir dans le mépris d'elle même.
Je comprend pourquoi les blancs qui ont bien compri ce phénomène prennent les noirs pour des êtres inférieurs. |
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Brazza
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10 Octobre 2006 16H11 ) |
| Au regard de cette énième manifestation de servitude volontaire, à laquelle nous ont habitué les cliques dirigeantes afro-francophones, il est surprenant que la presse hexagonale ait pris le parti d'occulter l'épisode. Tant il vient apporter de l'eau au moulin des tenants des "aspects positifs" de la colonisation. Il y a là une énigme à éclaircir. |
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10 Octobre 2006 10H39 ) |
HOTEP,
Vous pouvez ajouter à cela,les paroles de joseph kabila devant le députés belges!
En effet,kabila affirmait aux députés qu'il remerciait le GENOCIDAIRE leopold II et les GENOCIDAIRES chretiens missionnaires pour leurs oeuvres en "rdc"!
Ce sont les Concsiences qu'il faut changer car la masse reste encore endormie!
FORCE DE VIE POUR NOS ANCÊTRES ET LES KAMITES |
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