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Société & Politique sur Afrikara
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  Obul' : Oui, qu'on arrête! ( 23 Janvier 2006 11H19)
En suivant le Paris-Dakar, je me pose toujours des questions: qu'y gagnent les populations des pays traversés. Mystère? Secret(de polichinelle)? Non, [lire la suite]
  Melville Trez : Paris-Dakar, l'Escadron de la Mort ( 21 Janvier 2006 03H07)
Ils s’appelaient Boubacar Diallo et Mohamed Ndaw . 2 enfants qui n’avaient rien demandé.
Je viens de signer la pétition pour la suppression du dakar. [lire la suite]
  Jacques : Il faut arrêter cette course ( 20 Janvier 2006 16H43)
Comme l'a dit un concurrent, "Quand le Dakar tue, c’est pas bon, … pour le Dakar !".
Et pour les victimes et leurs familles, alors ???Dans des temps [lire la suite]
  Ondoa Ayang : Esprit de tolérance? ( 20 Janvier 2006 16H27)
A FLOUM, Je t'en ficherai de l'esprit de tolérance quand tu devras enterrer 2 petites têtes blondes exécutés par des nègres assassins. Tout de suite o [lire la suite]
  floum : ( 20 Janvier 2006 10H16)
Je trouve que vous mettez bien l'accent sur le fait qu'on ne parle pas assez des victimes du Dakar (des victimes "locales" j'entends), et il est vrai [lire la suite]
  Richard : Arrêtons le Paris DAKAR ( 20 Janvier 2006 02H10)
IL FAUT ARRÊTER CETTE STUPIDE COURSE QUI NE SERT AUCUN INTÉRÈT AFRICAIN. ELLE NE SERT QUE DES GROSSES COMPAGNIES. PENDANT QUE L'AFRICAIN MARCHE ET PEI [lire la suite]
  kouakou : wouèh oh ko! ( 19 Janvier 2006 00H25)
vous voulez que je parle mais je ne dirai rien,continuer à me torturer l'orteil mais je ne vais pas parler.vous voulez que je parle?enh?vous voulez qu [lire la suite]
  BONUS : ( 18 Janvier 2006 11H39)
Juste pour rappeler une inexactitude de cet article : Il ne s'agit plus du Paris-Dakar mais du Dakar. Rendons à César ce qui appartient à César. Ce qu [lire la suite]
  Espoir : Stop ( 16 Janvier 2006 16H30)
Bien vue AKOMELA
  AKOMELA : ( 16 Janvier 2006 15H42)
Force et Vitalité aux deux Enfants qui sont Re-Devenus Ancêtres

Que les mindélé cessent d'aller sur les Terres de Nos Ancêtres,ils n'ont qu'à reste [lire la suite]
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Afrikara rend hommage au grand Homme qu'était Aimé Césaire. Que représentait pour vous Aimé Césaire?
L'un des pères fondateurs de la négritude
l'un des plus grands poètes du XXe siècle
un homme d'action, un militant, défenseur de l'identité nègre
un "éveilleur de conscience" de l'identité Noire
un pont entre les Antilles et la mère Afrique
l'homme politique le plus emblematique de la Martinique
Un homme debout, un Négre avec N majuscule
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Le Paris-Dakar tue ! Vive le Paris-Dakar ! 
16/01/2006

Les 13ème et 14ème étapes d’un rodéo criminel sur le sol africain meurtri et souillé par l’arrogance techno-envahisante francoloniale, le nauséeux et indécent Paris-Dakar, ont été marquées au sang rouge pour les victimes, par la mort prévisible de deux enfants africains de 10 et 12 ans. Rien que de trop normal, the show must go on, la course se terminera comme prévu. L’esprit sportif, l’aventure humaine, le rencontre des cultures et des civilisations … à la française en direct live ! Qui arrêtera cette tuerie ?

 

Ce ne sont pas les bonnes raisons qui manquent à cette démonstration de bolides vrombissants assaillants annuellement le sahel, son intégrité sui generis, son rythme et ses habitudes de vie. Qu’il s’agisse des nuisances sonores, de la pollution, de la détérioration d’une biodiversité dont imagine à peine la portée pour la préservation des espèces de notre planète ; ou de ce rapport hautement civilisé à l’Afrique, aux Nègres, consistant à l’intrusion forcenée de colonnes de machines bigarrées et pétaradantes au cœur d’un cadre de vie qui se voit contraint de se régler sur les desiderata de blancs en quête sensations extrêmes ; de la transformation de populations entières sur leur terroir en figurants et décors exotiques permettant un grisant rallye en plein «zoo humain» ; de la mort d’au moins une dizaine d’Africains depuis 28 ans dans l’indifférence générale des autorités nègres et des sponsors humanistes à la birmane comme Total…

 

Il faudrait savoir prendre les choses du bon côté nous dit-on, d’autant plus que le petit négrillon rêve forcément comme le sage leucodermiton du même âge de vitesse, de moteurs, de course sans but autre que de … courir. C’est une vision bien particulière de la diversité humaine, culturelle venant de ceux qui n’ont de mots à la bouche que «exception culturelle», fustigeant «l’uniformisation par la mondialisation» lorsqu’ils trouvent plus uniformisateurs qu’eux…

 

Et puis, question respect pour les accidentés, les décédés, les morts tombés sur le champ de l’aventure humaine, on ne saurait en faire davantage sinon dériver dans l’idolâtrie à l’égyptienne. Certes on connaît par le détail les noms, prénoms, identités des concurrents blancs ayant rendu l’âme suite aux accidents provoqués par une stupidité pseudo sportive à laquelle ils adhèrent sciemment, les pleines pages des journaux le rappellent à volonté.

Pour ce qui est des nègres, l’anonymat tient lieu de règle, les tâches noires indélébiles ne doivent pas gâcher la fête, surtout pas d’eux sur la photo finish qui sera reprise par toute la presse moutonnière. Les titres, quand il y en a, parlent de «drame sur le Dakar», de «garçonnet heurté par un véhicule», ou pour les téméraires qui risquent leur carrière de «… deuxième enfant tué sur le Dakar» [Nouvel.Obs.com citant Reuters, 14.01.06].

Après le petit Boubacar Diallo guinéen décédé lors de la 13ème étape du cirque de l’orgie techno-coloniale, on parle d’un enfant de douze ans heurté par un camion d’assistance entre Tambacounda et Dakar. On sait qu’il a douze ans, son nom, son existence au monde, on peut en toute civilité s’en épargner la mention, l’épellation difficultueuse, et surtout, l’effacer de la mémoire des Dakar garantit une amnésie construite sur l’absence de points évocateurs, de cadres sociaux mobilisateurs…

Il vient que lorsque l’on parle du Paris Dakar, il faut faire des efforts intenses pour se souvenir des noms de victimes africaines, une petite fille sénégalaise se remémore t-on péniblement, il y a dix ans un guinéen, et puis plus rien ou presque. Pas de d’objet de fixation des souvenirs. Objectif atteint par ASO, société organisatrice du Paris Dakar ainsi que du tour très propre de France, et qui peut se targuer de faire la pluie et le beau temps puisqu’elle appartient au même groupe que le très lu quotidien sportif l’Equipe dès lors furieusement impartial...          

                                 

Les morts se suivent et se ressemblent sur le Paris-Dakar affreusement arrogant, déployant à visage découvert le débarquement des soldats déguisés de la France, de l’Occident sur le monde conquis, dominés, humilié, le monde africain. Que destructions humaines et environnementales s’en suivent, que violences dans les imaginaires culturels en découlent, que anomies et brusques chocs dans les mentalités soient induits, qu’importe, du moment que l’impression d’ivresse fait remplir à flots les tiroirs-caisses.

 

Paris-Dakar, des enfants, nos seules richesses sont encore morts. Qui arrêtera cette tuerie en série ? 

 

                                                                                                                                                                             Afrikara

 

 

Témoignage de Bertrand Dubanchet, ancien concurrent du Paris-Dakar

 

Arrêtez le massacre !

Un enfant de 10 ans vient encore de mourir à cause de l'imprudence et de l'esprit colonialiste des participants à cette épreuve ! Dans les statistiques publiées, on ne parle que des concurrents morts pendant cette course... 25, c'est déjà énorme ! Mais si on devait ajouter les enfants blessés, décédés... à quel chiffre en serait-on ?

En 1985, alors que j'étais jeune et con, j'ai moi même participé au Paris-Dakar en tant que team manager. C'était mon premier contact avec l'Afrique et je croyais m'engager dans une aventure humaine. J'ai malheureusement vite déchanté... Les grandes écuries de constructeurs commençaient à arriver et les enjeux étaient importants, tant médiatiques que financiers. Malgré les recommandations de Thierry Sabine, peu de pilotes "levaient le pieds" lors de la traversée des villages ou des zones peuplées, et je n'ai jamais entendu parlé d'un concurrent disqualifié pour avoir renversé un enfant ! La course continue... Lorsqu'un motard meurt pendant une étape, on avance l'heure du départ suivant pour respecter une minute de silence à sa mémoire et on neutralise l'étape du jour... Pourtant ce motard savait à quoi s'en tenir en tant que professionnel de la compétition. Lorsque l'on l'on tue un Africain, on ne s'arrête même pas !!! Le chrono tourne, et... on a peur de se faire lyncher par la population...

Petites anecdotes démontrant l'état d'esprit des organisateurs :

- Lorsque j'ai pris par à cette épreuve, toute la nourriture, toute la boisson (et une partie des carburants) étaient importés de France, par Africatours, à l'époque. Le bivouac était organisé de manière à ce que les populations locales n'en tirent aucun profit, si ce n'est celui de ramasser les barquettes alu vides et les canettes abandonnées...

- L'organisation n'a jamais accepté de ramasser les épaves de voitures et motos accidentées, arguant même que cela pouvait servir aux populations autochtones, spécialistes de la récupération... L'Afrique doit être une poubelle ! Le même comportement en France est passible de fortes amendes.

- Je ne parle pas des conseils que Thierry Sabine donnait aux concurrents lors du premier briefing, concernant les mises en garde contre les populations des pays traversés...

 

Une note positive, bien que personnelle. Ayant du abandonner la course assez rapidement, je la poursuivais à mon rythme et pu découvrir ce continent auquel je me consacre depuis dans une toute autre idée, celle du partage des cultures et des valeurs de l'Afrique avec un public français encore plein d'idées reçues et d'appréhensions.

 

Continuez votre lutte. Les "canonballs" sont depuis longtemps interdits aux Etats-Unis et en France, et les participants à ces épreuves illicites sont passibles de peines de prison. Mais l'Afrique est un si pratique terrain d'essai...

Bertrand Dubanchet  Association Mémoires et Cultures Orales.

 

Information transmise par Claire Aymes et Europe Ecologie

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