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Monsieur Z.B,
comme d'habitude je trouve votre critique particulièrement assomante et démoralisante; je poserais plutot la question de savoir comment [lire la suite]
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Afrikara rend hommage au grand Homme qu'était Aimé Césaire. Que représentait pour vous Aimé Césaire?
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Coupe des profits mondiaux : La vraie compétition est-elle ailleurs? 
05/07/2006

Il serait faux de soutenir que le spectacle offert par les «compétiteurs» apparents, les joueurs et leurs équipes manque de piquant [piqûre?] au point qu’il faille recourir à des artifices inélégants pour se procurer du grain à moudre à l’eau claire par ailleurs. Non, à la vérité on ne se plaint ni de l’absence de suspense, ni des trentenaires de l’équipe de France qui ont retrouvé les jambes de leur vingt ans rappelant une spécialiste gauloise du cyclisme au lait de chèvre Jany Longo, presque quarantenaire et course toujours en tête du peloton … Du moment que les Africains et autres petits poucets ont assuré le lever de rideau, la carte indispensable de la «naïveté», de l’ubuesque, et des gentils qui eux aussi progressent suffisamment lentement pour n’être dangereux à personne, avec leurs entraîneurs européens que les généreux «grands du foot» leur refilent…

 

On ne feindra pas de ne pas voir des joueurs physiquement à bout de souffle contre des équipes modestes, se métamorphoser face à des foudres de guerre annoncés. Paix à leurs urines puisque le contrôle antidopage épinglerait de moins en moins de fraudeurs. Merci les footballeurs clean, si vous avez des seins qui poussent dans quelques années sachez qu’au Brésil et dans les bonnes cliniques cela s’arrange assez facilement.

 

Bref, pendant que les assoiffés de ballon ronds s’échinent, d’autres terrains de bataille sont en ébullition. Il faut dire que dans ce monde où le profit se quête, se fore, se forge, se fabrique au jour le jour y compris dans les plus inattendus et inhospitaliers replis des activités humaines, les patrons et leurs spécialistes de marché, les marketers sont parvenus à transformer tout ce qui se voit, se sent, s’entend, s’imagine, en opportunité de voir, entendre, humer, respirer, boire, porter et arborer leurs produits, marques, logos, et autres fétiches de blancs. Ils ont réussi à notre insu la prouesse de transformer tous les lieux de la planète où une concentration humaine est probable en centres d’affaires, foire commerciale, enchères publiques et négoce de divers commerces.

Cette manufacture qui du foot fait des agapes mercantiles a besoin d’une coupe du monde pour exposer ses produits comme sur une tête gondole un peu spéciale, les joueurs devenant des mannequins, des supports de présentation marchande des produits. Pas trop mal payé pour la minorité des élus redevables de leurs talents ou des souterraines stratégies de portefeuille des agents, les capteurs d’audience qui s’imaginaient d’abord sportifs de haut niveau, n’en reviennent pas de n’être devenus que des produits d’appel.

 

Appel pour la caste très protégée et envahissante des sponsors. Tel Adidas, la marque aux trois bandes, qui a craché plus de 250 000 euros d’investissements promotionnels, et qui sur son activité foot a déjà pulvérisé ses prévisions de ventes avec 1,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Il faut dire que le ballon du mondial a explosé le box avec 15 millions de ventes, et les maillots, celui de la sélection allemande en tête s’écoulent dans l’ordre du million d’acheteurs mordus de stars.

 

Les chaînes de télévision jouissent en extase des près de 35 milliards d’audience cumulée, et TF1 ne regrettera vraisemblablement pas ses 100 millions d’investissement dans cette juteuse affaire puisque les droits de retransmission seront balayés par des recettes publicitaires astronomiques. Les magazines sportifs spécialisés comme L’Equipe qui compte 6 de ses 10 meilleures ventes lors des coupes du monde de 1998 et 2002, ne seront pas les orphelins du banquet à décoration footballistique. Ce gros fromage pardon, vaut bien quelques piqûres, disent les chagrins. Peut-être…

 

Revenons aux affaires qui roulent. Coupe du monde, et football en principe. L’organisateur a su ne pas s’oublier dans la distribution des méga biscuits. La FIFA est en droit d’escompter de l’ordre de la centaine de millions d’euros de bénéfices, puisque les 15 sponsors internationaux et les 6 partenaires nationaux ont craché environ 700 millions d’euros en échange d’une exclusivité méticuleusement définie : une zone de 1,5 km autour des stades est réservée aux sponsors qui peuvent bénéficier d’une clientèle captive et prête à tout gober, acheter, louer, s’offrir, etc.

 

Adidas excepté, et encore, Coca Cola, MasterCard, Mac Donald, Hyundai, Fly Emirates ont certainement pour le foot le même penchant que les gnous pour l’astrologie chinoise, si ce n’est l’appât du gain. Les conjectures sur les effets macroéconomiques de la compétition ne sont pas univoques. La consommation des ménages reste des fois susceptible de répercuter le bon moral ramené par les emblèmes nationaux et prioritairement cintres, meubles animés des enseignes de commerce.

 

Disons que l’affaire soit entendue, et que les opulents, les puissantes multinationales fassent les poches des consommateurs programmés, fiers de leur liberté d’agir en libéralisme économique béat. Une question stupide, mais question quand même demeurerait : n’est-il pas possible d’organiser de telles enchères, foires, événements, grands bruits et autres profusions de choses, de telle sorte que matériellement beaucoup de démunis ou de nécessiteux de la planète en profitent aussi ? Est-il impossible d’imaginer des occasions aussi fédératrices dédiées à toutes ces plaies dont l’humanité ne cesse de gémir et les bien-pensants de geindre ? Il suffirait pourtant de le vouloir et de mettre autant de bonne volonté, d’investissement et de courroies de solidarité que pour les saintes Coupes de Deus Argent.

Z.B

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