<tr bgcolor="#872B06"> <td>&nbsp;</td> <td height="25" bgcolor="#872B06" class="menu"><div align="left">La chorale</div></td> <td height="25" bgcolor="#872B06"><img src="http://www.afrikara.com/Images/ic_chorale.gif" width="29" height="15"></td> </tr>
ACCUEIL
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
 
abosolo.com
Société & Politique sur Afrikara
Les derniers commentaires
  pumk csjan : pumk csjan ( 18 Août 2007 01H34)
lxdytfjh tfaqhmpw stagmproq yhdfmuo kpwx wmet buojvekg
  Alexandre : ( 03 Août 2007 01H52)
faut arrêter de pleurer et se prendre en main! sortez vous les doigts du cul!
  toto : toto drible tout le monde ( 01 Novembre 2006 11H46)
Et alors !!!!
  Amb3a : Bel article fait pour cacher le réel ? ( 29 Octobre 2006 21H13)
Afrikara, vous parlez bellement. Mais vous tournez autour de la réalité.

Comment voulez-vous que nos leaders politiques rencontrent des Afridescend [lire la suite]
  ANNE : ( 28 Octobre 2006 22H02)
bel article chers amis, le combat continue sans compromis.
  Sénégrolandais : Passons à l'offensive ( 27 Octobre 2006 14H45)
J'adore ce site, que je lis d etemps à autre même si je ne suis pas toujours en accord avec les journalistes de grande clkasse qui y travaillent. Seul [lire la suite]
  Musengeshi Katata : bien relevé, Mr Kassenti ( 27 Octobre 2006 11H05)
j´ai beaucoup aimé la subtilité avec laquelle la rédaction d´Afrikara a analysé le contexte organisé de la mise en scène de l´intégration voulue par l [lire la suite]
  Un noir consciet : Un racisme refoulé ( 27 Octobre 2006 00H55)
Très bon article. Ces exemples ne font que traduire le mal profond : un racisme latent et refoulé. Le plus affligeant c'est que cette reprensentation [lire la suite]
  Nzila : Préjugés, naissance ( 26 Octobre 2006 16H35)
Pendant longtemps, on a representé le Noir tenant un balai à la main, conséquence de la politique de Senghor d'envoyer ses compatriotes venir balayer [lire la suite]
  lili : ( 26 Octobre 2006 15H01)
Moi, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi ces noirs acceptent de parler alors qu'ils savent très bien qu'ils maîtrisent pas les sujets qu'on leu [lire la suite]
»Ajouter votre commentaire«
»Voir tous les commentaires «

Afrikara rend hommage au grand Homme qu'était Aimé Césaire. Que représentait pour vous Aimé Césaire?
L'un des pères fondateurs de la négritude
l'un des plus grands poètes du XXe siècle
un homme d'action, un militant, défenseur de l'identité nègre
un "éveilleur de conscience" de l'identité Noire
un pont entre les Antilles et la mère Afrique
l'homme politique le plus emblematique de la Martinique
Un homme debout, un Négre avec N majuscule
Autre
 

 Résultats

 Liste des sondages

Histoires de Nègres et d’intégration à la French Touch ! Au Sénat et Ailleurs … 
26/10/2006

L’exemple dit-on vaut parfois mieux que la leçon. Et parler d’intégration, en débattre est presque indécent tellement tout le monde est d’accord pour dire que tout va mal, que personne ne s’y est bien pris, surtout le camp d’en face et qu’il est temps que ça change et vite et vite, après que les moutons aient voté en 2007 cela ira forcément du tonnerre.

 

Il est toujours instructif, au milieu de ces belles paroles qui s’envolent, de débusquer la façon dont au quotidien les élus et élites vivent ou conçoivent cette fameuse intégration, dans leurs rapports immédiats aux Noirs, Arabes, etc.

 

 

Le Canard enchaîné du 18 octobre 2006 [P.2] raconte dans un croustillant articulet une scène qui se passe dans une des cafétérias du Sénat le 10 octobre. «Deux attachées parlementaires de couleur (l’une du PS Yannick Bodin, l’autre du questeur socialiste Gérard Miquel) sont apostrophées à leur entrée dans la salle, par un sénateur UMP du Val-d’Oise, l’ex-rocardien Hugues Portelli : «Vous pouvez nettoyer parce que c’est sale ! On ne peut pas se servir ici c’est vraiment dégoûtant.». Les deux jeunes femmes qui souhaitaient juste consommer un café restent bouche bée. Le sénateur hausse le ton : «Vous comprenez ce que je veux dire ou pas ? (…) Nettoyez, vous comprenez, ou pas ?». «C’est vrai que nous sommes noires, réplique l’une des deux attachées parlementaires, et qu’en général les femmes noires sont au Sénat pour faire le ménage. Mais là, nous venons juste nous servir un café. Nous sommes des assistantes parlementaires.» Portelli, se rendant compte de sa bévue, se lance alors sur un terrain glissant : «Vous savez, je ne suis pas raciste, mon beau-frère est antillais, mais je pensais que vous veniez là pour travailler».

 

Une belle histoire qui traduit bien l’imaginaire d’intégration qui fonctionne dans l’état d’esprit de nombre d’élus français, blancs en règle générale.

 

 

Des variantes de cette histoire vraie existent par centaines plus ou moins directes et abruptes. Exemple, le 23 Août 2005, la rédaction d’Afrikara.com est invitée dans une mairie communiste en région parisienne, à l’occasion de la journée internationale de commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et des résistances. Un pot est offert par monsieur le maire, et tout se déroule normalement. Arrive une dame noire, un peu en retard. Le maire faire assaut de courtoisie et lui lance un «Bonjour madame, vous êtes infirmière ?». Un peu interloquée, la dame, antillaise se reprend «Non, je suis puéricultrice.». Plates excuses du maire rougi qui disparut du champ de vision de la retardataire. Elégant. Il aurait pu rétorquer qu’une puéricultrice est une infirmière diplômée, spécialiste de puériculture, et dire au moins qu’il a un ami, une maîtresse, un voisin antillais …

 

 

Plus subtile cette fois mais guère moins redoutable !

Invitée à assister à une table ronde à la Mairie de Paris le 12 février 2004 à l’Hôtel de Ville, salon des Arcades sous la présidence de Mme Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, notre rédaction avait été particulièrement surprise par le choix des intervenants, les Noirs en particulier.

 

Cette grand-messe à laquelle participait Raymond Forni, maire et ancien président de l’Assemblée nationale, avait pris l’option arbitraire assumée de présenter les parcours de réussite, autour du rôle intégrateur de l’école singulièrement. Soit. Part conséquent les invités avaient un profil scolaire et culturel plus ou moins relevé : Mme Nora Barsali, chef d’entreprise et auteure d’un livre «Générations beurs, Français à part entière», Mme Khuê-Linh Truong, chef d’entreprise, Mme Fatima Besnaci-Lancou, directrice de maison d’édition médicale, Madame Nadia Samir, actrice, Monsieur Mohamed Hamidi professeur agrégé d’économie, Cartouche comédien, Monsieur Massiring Sylla, animateur sportif, Antilop. Sa, rappeur.

 

Le casting pour les Noirs avait été particulièrement serré, pas moyen de trouver à Paris un(e) enseignant(e), un ingénieur, un(e) universitaire, un(e) chef d’entreprise, un cadre quelconque ! Un rappeur, sympathique, qui faisait la course en tête des ventes du genre en France à ce moment, fit illusion, en expliquant qu’il ne comprenait pas l’origine des problèmes d’intégration, car lui, quand il regardait son sang, il voyait qu’il était rouge pour tous, et blablabla et applaudissements hypocrites. L’autre noir, en grande difficulté orale et de communication, avoua que, animateur sportif de son état, il n’avait pas eu un bon rapport à l’école, mais qu’il s’occupait des jeunes et leur expliquait qu’ils devaient mettre leur haine, leur violence ailleurs etc.

 

Tout ceci tranchait avec la teneur d’ensemble des propos, les échanges et nuances qui se croisaient, convenus, tous s’accordant sur l’importance de l’école, l’existence de la discrimination contre laquelle il ne fallait pas baisser les bras.

Est-ce que vraiment, dans un tel contexte, il n’y avait qu’un rappeur et un animateur sportif, de loin les plus jeunes du plateau du reste, pour faire office de représentants des Noirs, eux qui justement sortaient du modèle intégrateur mis en avant l’école ?

 

La sélection réalisée correspondait en fait à l’inconscient d’intégration parfaite qui animait les organisateurs de cette table ronde, la Mairie de Paris, et plus généralement la classe dirigeante française aujourd’hui. Tout le monde trouva l’exercice de bonne qualité, les petits fours aussi. Un Noir est vraiment à sa place, sa meilleure place, une place qu’on ne questionne pas et que l’on ne lui convoite pas, lorsqu’il n’est pas trop éloigné des terrains de sport, ou micro en main, non pour l’opéra mais pour le Hip-Hop, le Rap.

La table ronde qui s’intitulait «Parents d‘ailleurs, enfants d’ici» a réussit par une translucidité mémorable à montrer, à afficher même inconsciemment, la vision qu’a une importante partie des élites, de l’intégration des Noirs en France. Sport et musique de cité. C’est si bon la vie.

Pierre Kassenti

Commentez cet article
  Nom*   
  E-mail :  
  Sujet :  
   
  Message*  
   
  Votre humeur  
Neutre Idée Question Etonné(e)
Trop drôle Mort(e) de rire Content(e) Clin d'oeil
Attristé(e) Pas content Triste Confus
Dubitatif Cool(e) Honteux Surpris(e)
abo

 
  Copyright © Afrikara.com . Tous droits réservés. R&eacute;alisation <a href="http://www.sakini.com" target="_blank" alt="Toute la Martinique" class="menu">SaKiNi.Com &reg;</a>