Moriba, la petite marque alimentaire africaine qui monte, qui monte !
31/10/2006
Lentement mais sûrement, des opérateurs économiques africains et afrodescendants apprennent l’art et la manière de la conquête des marchés, ses rigueurs, ses tactiques et stratégies, sa politique de long terme. La marque Moriba derrière laquelle se trouve la société Ouendmor, créée en 1996 est probablement de cette trempe, ces nouvelles générations d’entrepreneurs qui ont pris d’assaut les marchés internationaux, vendant de meilleure façon la valeur Afrique.
Spécialisée dans l’alimentaire appelé à tort ou à raison ethnique -tout est ethnique n’est-ce pas?-, Moriba se forge progressivement son métier et son image sur l’origine, le goût et la qualité du made in Africa. Sa gamme qui n’a cessé de s’étendre se déploie sur quatre types de produits : les jus de fruits, les liqueurs, les plats cuisinés et sauces, enfin les thés-infusions.
Le gingembre trône ici comme l’emblème de la marque qui se réclame du 100% naturel, sans colorants ni conservateurs. Il -gingembre- est mis à contribution pour les jus, les liqueurs -le seul- et pour les tisanes «Saveurs d’Afrique», une véritable mascotte qui ne dit pas son nom. Tant mieux le succès actuel de ce tubercule connu depuis l’antiquité ne pourrait que porter bonheur aux ambitions légitimes du fabricant africain.
En plus d’une vraie recherche qui a permit d’élargir la gamme de départ avec le gingembre en liqueur notamment, Moriba approfondit son assortiment en intégrant de nouveaux arômes, baobab, corossol, mangue, … La surprise est ainsi souvent convoquée au bout du palais et le fabricant qui produit en France à partir de fruits venant d’Afrique est déjà présent en Amérique du Nord -New York et Montréal-, en Guadeloupe, en Australie et en Europe, Allemagne, Belgique, Italie, Luxembourg. Pas mal pour ce jeune imberbe et ouest africain de Moriba.
Une différence nette avec des initiatives plus ou moins proches de traiteurs, distributeurs alimentaires africains tels que l’on peut les observer dans les foires et salons se fait au niveau de la mise en valeur marketing et commerciale des produits sur laquelle Moriba a beaucoup investi. L’offre est très lisible et identifiable, la gamme est définie avec précision, et la communication visuelle, logo, images d’Afrique, de tenues africaines, gaies, souriantes, de paysages naturels frisant parfois un certain exotisme sans excès -heureusement-, très cohérente, contribue à la différenciation des produits Moriba. Ce, indépendamment de la qualité gustative où le producteur fait le choix de la sécurité avec des plats classiques installés dans les habitudes de consommation, Yassa, Maffé, Gombo, Thiéboudien, adaptés à une clientèle la plus large possible.
Peut-être qu’avec le temps, mieux averti des tendances du consommateur, l’industriel de l’alimentaire africain pourra t-il aussi différencier ses plats en proposant éventuellement pour les mêmes spécialités des recettes plus ou moins typées, offrant aux Africains et Non-Africains de se reconnaître mieux chacun dans un assortiment qui lui ressemble.
Une belle histoire qui commence à porter ses fruits, en terme de notoriété, de visibilité, et qui devrait bientôt permettre à l’entrepreneur africain de monter en largeur de gamme -nombre de produits- et en profondeur avec davantage de références, en proposant de plus en plus de produits innovants.
Un point sympa à noter, les conditionnements craquants de la marque, ses bouteilles comme sculptées et thématisées, alliant l’esthétique africaine et l’efficacité marketing de l’emballage, Ouuaaaawwwwwwwwwww. ! ! !
Bon vent Moriba et à bientôt sur Afrikara… et Ailleurs.
ZB
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