Jeune CRS "issu des banlieues" selon l’expression, Jamel Boussetta a été victime, selon ses dires d’un tabassage en règle parmi d’autres violences, racismes et humiliations le 22 février 2007 au commissariat de Bagneux, relate le Canard enchaîné du 28 février. La faute à un type ethnique pas très catholique ou aux tendances traîtres de ce jeune transfuge de la délinquance des cités, ancien camarade de classe de Youssouf Fofana du gang des Barbares, à raconter dans un livre "Jamel le CRS" paru aux Editions Duboiris, le racisme qu’il a rencontré dans la police nationale ? Pourquoi pas les deux.
En tous cas le bilan de santé de sa garde à vue du 22 février 2007 est assez salé et pour le moins inhabituel pour lui : "traumatisme crânien cervical plus lombaire à la suite d’une agression (sans perte de connaissance)", indique le certificat médical délivré (signé) le 22 février à l’hôpital Béclère de Clamart.
A l’origine de cette garde à vue qui rappelle les "bavures" et violences policières racistes pour lesquelles plusieurs organisations des droits de l’homme ont épinglé la police française à maintes reprises, Jamel Boussetta se trouve être, par hasard témoin d’une interpellation de trois jeunes filles qui auraient agressé un chauffeur de bus. Il est accusé par ses collègues d’ "entraver" leur action ce qui lui vaut d’être embarqué au commissariat où le CRS se retrouve en garde à vue à la suite d’échanges verbaux tendus.
Jamel Boussetta aurait alors été subi les violences de ses confrères. "J’ai fait l’objet d’injures racistes" affirme t-il, "On m’a enfoncé un casque trop petit sur la tête à coups de matraque. J’ai été piétiné. J’ai été pris de vomissements et on m’a laissé des heures dans des vêtements souillés". Si un responsable du commissariat dément catégoriquement la version des faits de Jamel Boussetta, il reconnaît que le CRS a bien été admis à l’hôpital suite à sa garde à vue …
L’affaire est entre les mains de la diligente Inspection générale des services [IGS], encore appelée police des polices connue pour son art funéraire du croquemort en matière d’enterrement des dossiers relatifs au racisme et aux "bavures" policières. Celles-ci ressemblent de plus en plus à une politique volontaire de la violence raciale à l’image des institutions républicaines, du rejet des Dermiquement Incorrects, ceux dont les vieilles routines de la société n’attendent que servitudes, endurance à la trique, prosternitude. Mais voilà, autres temps autres mœurs, Jamel Boussetta a écrit un livre dans lequel il ne se tait pas sur les comportements anti-républicains et extrémistes qui existent dans l’institution garante de l’ordre national. La réplique n’a pas tardé, menaces, intimidations, une procédure de révocation ont accueilli cette initiative osée, de la part d’un "Jamel" et pas d’un "Pierre-Yves" qui plus est, avec l’arrière-pensée que bien des coups de pieds là où on pense se sont perdus depuis l’Algérie. En une garde à vue on peut toujours tenter de se rattraper …
A joindre au catalogue de la rupture dans la police de Nicolas Sarkozy ?