<tr bgcolor="#872B06"> <td>&nbsp;</td> <td height="25" bgcolor="#872B06" class="menu"><div align="left">La chorale</div></td> <td height="25" bgcolor="#872B06"><img src="http://www.afrikara.com/Images/ic_chorale.gif" width="29" height="15"></td> </tr>
ACCUEIL
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
 
abosolo.com
Musique sur Afrikara
Les derniers commentaires
  BJdJwcEiOn : 07cO1y1Nd ( 12 Mars 2017 17H46)
Snagged a Green KCCO ,a black BFM, tickets to the TED premier, and most impnatrotly a Bill Murray LAUGH poster. Such an awesome week – Thanks Ch [lire la suite]
  Haas : Comment mettre en valeur la poesie camerounaise, chantée avec délicatesse ( 24 Septembre 2016 21H00)
Sublime, pour moi c'est la poesie du bon sens , la voix du chanteur fleurie le message
  6phQWwgVZUq : paI4G8zt ( 29 Novembre 2015 10H12)
I ve learned seerval important things via your post. I might also like to mention that there can be situation where you will get a loan and do not nee [lire la suite]
  zoqpsna5rH : GQzGh7BECIDP ( 30 Septembre 2015 12H44)
I fancy to utter my thanks to this wretir merely used for rescuing me from this exact jam. Behind searching all the way through the online world and n [lire la suite]
  pech : souvenir souvenir ( 19 Novembre 2013 16H07)
J en ai les frissons, tres emue.
Merci Ezezec
  fumey a. eric : reconnaissance ( 29 Septembre 2013 19H48)
chèr monsieur André,je suis un jeune togolais qui n'a jamais cesser de venerer ta chanson là;je l'ai aimé depuis avant de l'avoir comme epreude de red [lire la suite]
  koudaya isaac : demande ( 09 Février 2013 15H13)
pour â lalle
  Theo : Emerveillement ( 02 Mai 2011 10H38)
Je ne manquerai pas à dire merci, à ce grand artiste camerounais! Bravo! Je suis émerveillé... frappé d'étonnement!
Bon boulot
  A.Sanogo : remerciement ( 26 Juillet 2010 17H05)
Simplement merci pour le texte-cette musique a bercé notre jeunesse.Longue vie à TALA,c'est un grand-j'étais à son concert quand il à passé à Bobo-Dio [lire la suite]
  TRA BI DJE : l'exode rural ( 19 Janvier 2010 21H01)
bontexte, avec une optique de décourager ceux pour qui la capitale un mirage.
»Ajouter votre commentaire«
»Voir tous les commentaires «

Afrikara rend hommage au grand Homme qu'était Aimé Césaire. Que représentait pour vous Aimé Césaire?
L'un des pères fondateurs de la négritude
l'un des plus grands poètes du XXe siècle
un homme d'action, un militant, défenseur de l'identité nègre
un "éveilleur de conscience" de l'identité Noire
un pont entre les Antilles et la mère Afrique
l'homme politique le plus emblematique de la Martinique
Un homme debout, un Négre avec N majuscule
Autre
 

 Résultats

 Liste des sondages

Je vais à Yaoundé de Tala André Marie : Poétique musicale sur le drame moderne de l’Exode rural 
11/08/2007

En 1950, en pays Bamiléké à l’ouest du Cameroun en Afrique centrale naît dans un contexte familial et humain difficile celui qui serait plus tard une des grandes figures fédératrices de la musique camerounaise, africaine. Très tôt privé de ses parents, atteint de cécité à l’âge de 15 ans, il allait faire de cette tragique entrée au monde un capital artistique prolifique et sans nul doute exceptionnel d’originalité, de longévité, d’inspiration.

Chanteur à la voix touchante et à la diction impeccable dans les différentes langues qu’il s’autorise à aborder, bamiliké, français, anglais, et d’autres langues africaines sur lesquelles il s’appuie pour faire passer les messages que le compositeur qu’il est distille depuis des décennies, c’est aussi d’un surdoué de la guitare que l’on parle.

Guitare électrique, guitare acoustique, l’artiste a travaillé son style au gré des influences Pop, Rythme and Blues, Blues, Funk, Makossa, Sebene congolais, il a surtout l’immense mérite d’avoir su adapter la richesse harmonique de sa culture bamiléké natale, réputée ardue dans sa transcription aux codes musicaux modernes. Il en est parvenu à une expression idiomatique de la guitare et de la musique créant en cela un style unique le Tchamassi. Affectionnant les phrases d’improvisations en solo, il sait parfaitement évoluer en accompagnateur de mélodies dans des arpèges précis et complets et au besoin rythmé, capable de groover en frappes funky-wah wah style Jerk selon le registre de son thème.

Show man, il ne se contente pas d’innover dans ses airs et leurs arrangements, harmonisations, il s’offre de régaler et d’épater littéralement son public jouant de la guitare derrière le dos ou avec les dents, quand il ne se commet pas dans un exercice que seuls les maîtres se risquent à attaquer, le scat à la George Benson où il chante les notes qu’il crie de douleur lorsqu’il adresse à sa dulcinée son célèbre "Tu m’as menti" !

André Marie Tala, puisque c’est bien de cette illustre personnalité musicale qu’il s’agit continue d’étonner par sa faculté de résilience, son art consommé de revenir au devant de la scène, d’anticiper les tendances (congolaise, world music, …), d’ouvrir des sillons à partir des réalités propres de son environnement, comme avec le rythme "Ben Skin" qu’il a porté au firmament camerounais en 1993, alors que l’on croyait qu’il avait tout écrit, chanté, donné de ce qu’il avait dans les tripes dans les années 70-80.

Sa discographie prolixe s’est au fil des années enrichies de tubes typiques du terroir bamiléké [Saya, …], de son pays le Cameroun [O Tiya, Café, Pousse-Pousse, Potaksina, Na Mala Ebolo, Binam…]. Il a eu un écho africain avec les Ndjaména, Je vais à Yaoundé, quant au tube international Hot Koki il sera tout simplement repris fort peu délicatement par "God Father Mr Dynamite" James Brown sous le titre trompeur et américanisé de The Hustle.

Alternant compositions très populaires avec des airs tendres, doux et intimes, Tala André Marie a également su se situer dans un univers particulier. Celui du travail des mots au service d’une réflexion sur les problèmes quotidiens des sociétés modernes, africaines notamment, ce qui donne à son propos entre sagesse, morale et réflexion intellectuelle, une résonance fédératrice. Son chef d’œuvre sous cet aspect de sa production artistique est resté "Je vais à Yaoundé", composition qui a fait le tour de l’Afrique et a fait connaître l’artiste bien au-delà de son continent.

Nous sommes dans les années soixante dix, en 1972 précisément l’artiste à l’écoute de la société qu’il dépeint, égaie et critique saisi une réalité changeante de nos sociétés en proie à la lutte pour (contre ?) le développement économique. Les villes aspirent les énergies, attirent les jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, étudiants et travailleurs qui désertent les villages à la recherche d’une parcelle de bonheur dans les capitales hyper centralisées d’Afrique, du monde en développement.

Par un coup de génie, Tala André Marie rendra cette réalité au travers d’un titre mais surtout par une écriture très poétique, rythmée, sur le modèle des questions-réponses qu’il pose aux candidats à l’exode rural. Le choix des mots, sobres et précis, qui s’entrelacent autour d’une musique elle aussi prise dans ce va et vient entre le "Où vas-tu …" et le "Je vais à Yaoundé" sublime la profondeur du message. Inutile de dire que si tant d’Africains se sont reconnus dans cette chanson c’est bien que "Je vais à Yaoundé" aurait pu s’écrire "Je vais à Abidjan, Je vais à Libreville, Je vais à Kinshasa, Je vais à Brazzaville, Je vais à Lomé …"

Pourquoi résister à la tentation de se réécouter cette poétique musicale à la saveur et à la pertinence qui n’ont quasiment rien perdu et qui pourraient inspirer les jeunes pousses des musiques africaines parfois trop enclins à faire "ambiancer" sans se soucier du contenu textuel qui fait les œuvres qui restent. Ces quelques paroles feront du bien à beaucoup, leur accent nostalgique, enraciné, leur compréhension très fine d’un drame économique de notre temps continuera longtemps encore d’émouvoir.

Où vas-tu paysan, avec ton boubou neuf, ton chapeau bariolé, tes souliers éculés,

Où vas-tu paysan, loin de ton beau village, où tu vivais en paix près de tes caféiers

Je vais à Yaoundé, Yaoundé la capitale

Où vas-tu étudiant, tout de neuf habillé, ton blazer à la mode ton pantalon plissé

Où vas-tu étudiant, d’un regard conquérant, délaissant ton pays, ton beau bamiléké

Je vais à Yaoundé, Yaoundé la capitale

Par la Mifi et le Ndé de Bandjoun à Bafia je vais chercher là-bas une vie meilleure

Où vas-tu demoiselle, tes beaux cheveux tressés, sous ton tissu doré, et pas très rassurée

Où vas-tu demoiselle, sur cette route longue, qui s’en va vers le sud un pays inconnu

Je vais à Yaoundé, Yaoundé la capitale

Où vas-tu donc chauffeur, dans ton car cabossé, chargé à tout casser les ressorts fatigués

Où vas-tu donc chauffeur, sur ce soleil brûlant, roulant à toute vitesse sur les pistes du Ndé

Je vais à Yaoundé, Yaoundé la capitale

Par la Mifi et le Ndé de Bandjoun à Bafia je vais chercher là-bas une vie meilleure

 

Paysan, étudiant, chauffeur ou demoiselle, tu peux toujours courir vers un bonheur rêvé,

Chercher donc ton bonheur, dans la vie quotidienne, chaque instant chaque jour, là ou Dieu t’a placé

Je vais à Yaoundé, Yaoundé la capitale

Par la Mifi et le Ndé de Bandjoun à Bafia je vais chercher là-bas une vie meilleure

 

Je vais à Yaoundé, la capitale

Yaoundé la capitale, du Cameroun

Je vais à Yaoundé, la capitale

Yaoundé la capitale

Ezezek

Commentez cet article
  Nom*   
  E-mail :  
  Sujet :  
   
  Message*  
   
  Votre humeur  
Neutre Idée Question Etonné(e)
Trop drôle Mort(e) de rire Content(e) Clin d'oeil
Attristé(e) Pas content Triste Confus
Dubitatif Cool(e) Honteux Surpris(e)
abo

 
  Copyright © Afrikara.com . Tous droits réservés. R&eacute;alisation <a href="http://www.sakini.com" target="_blank" alt="Toute la Martinique" class="menu">SaKiNi.Com &reg;</a>