<tr bgcolor="#872B06"> <td>&nbsp;</td> <td height="25" bgcolor="#872B06" class="menu"><div align="left">La chorale</div></td> <td height="25" bgcolor="#872B06"><img src="http://www.afrikara.com/Images/ic_chorale.gif" width="29" height="15"></td> </tr>
ACCUEIL
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
 
abosolo.com
Livres sur Afrikara
Les derniers commentaires
  1 : 1 ( 21 Juin 2014 10H33)
1
  1 : 1 ( 21 Juin 2014 10H32)
1
  1 : 1 ( 21 Juin 2014 10H29)
1
  -1' : 1 ( 21 Juin 2014 10H29)
1
  1 : 1 ( 21 Juin 2014 10H28)
-1'
  1 : 1 ( 26 Avril 2014 13H07)
1
  1 : 1 ( 26 Avril 2014 13H05)
1
  1 : 1 ( 26 Avril 2014 13H02)
-1'
  1 : 1 ( 15 Avril 2014 15H06)
1
  1 : 1 ( 15 Avril 2014 15H06)
1
»Ajouter votre commentaire«
»Voir tous les commentaires «

Afrikara rend hommage au grand Homme qu'était Aimé Césaire. Que représentait pour vous Aimé Césaire?
L'un des pères fondateurs de la négritude
l'un des plus grands poètes du XXe siècle
un homme d'action, un militant, défenseur de l'identité nègre
un "éveilleur de conscience" de l'identité Noire
un pont entre les Antilles et la mère Afrique
l'homme politique le plus emblematique de la Martinique
Un homme debout, un Négre avec N majuscule
Autre
 

 Résultats

 Liste des sondages

Pourquoi un Recueil de textes sur «Le mouvement panafricaniste au vingtième siècle» ? Par Lazare Ki-Zerbo 
16/09/2007

Coordonnateur pour l’Organisation internationale de la Francophonie d’un recueil inédit en langue française de textes fondamentaux sur le panafricanisme au XXè siècle intitulé «Le mouvement panafricaniste au vingtième siècle», Lazare Ki-Zerbo, philosophe de formation, explique les enjeux historiographiques de cette première. La mise à disposition de sources et d’extraits relatifs aux travaux des plus éminents panafricanistes traduits en français est à voir comme un potentiel accélérateur des recherches scientifiques et heuristiques autour de l’idée, de la galaxie d’idées ayant en partage l’unité africaine et l’émancipation sur un mode générique des peuples d’Afrique et de sa diaspora. La proximité avec les productions originelles porte en elle les possibles d’un intérêt renouvelé pour l’objet panafricain, son développement intellectuel, et pour les luttes qui sont siennes.

----------------------------------------------------------------

 

Idéalement les travaux devraient être traduits dans les langues officielles de l’entité qui est son objet : l’Afrique, l’Union africaine. Dans les faits, il n’existe pas encore à notre connaissance une telle entreprise, en dehors de l’Histoire générale de l’Afrique, dans les chapitres du Volume VII (L'Afrique sous domination coloniale, 1880-1935) consacrés à l’Ethiopie et au Libéria, ainsi qu’à la politique et au nationalisme (par régions) et surtout toute la Section VI du Volume VIII intitulée Le panafricanisme : libération et intégration depuis 1935.

 

La plupart des monographies sur le panafricanisme sont en anglais, et elles sont majoritairement publiées originellement dans cette langue, à quelques exceptions notables près notamment Panafricanismo de otem a oje (Dos santos), ou The Pan – african movement de I. Geiss, d’abord paru en allemand. Pour mémoire, on peut citer, après Africa and Unity de Vincent Thompson (1969), les recueils de Ayodele Langley en 1973 et 1979, respectivement sur le nationalisme ouest-africain, suivi par Africa intellectual heritage de Asante et Abarry en 1996.

Ce bilan est mince si l’on retient les travaux explicitement consacrés au panafricanisme comme projet d’unification politique de l’Afrique, tel qu’exprimé à partir du Congrès de Manchester en 1945.

 

Après le numéro spécial de Présence africaine consacré à l’indépendance du Ghana en 1957, Philippe Decraenne, alors journaliste au Monde, publie son Que sais-je sur Le Panafricanisme en 1959 ; Cheikh Anta Diop, qui fut militant du RDA, publie Les fondements économiques et culturels d’un État fédéral, chez Présence africaine en 1960, mais, bien que militant panafricaniste[1], il ne se rattache pas explicitement à la narration classique (“duboisiste”) de l’histoire du mouvement panafricaniste, et Panafricanisme ou communisme (1956) de G. Padmore est traduit chez le même éditeur en 1961. L’Afrique doit s’unir de Nkrumah paraîtra ensuite en 1964, mais ce sont là des écrits politiques de circonstance, tout comme par exemple les publications de …Sékou Touré. En 1965, Le panafricanisme à l’épreuve de l’indépendance de Colin Legum, une source très importante, est traduit de l’anglais aux Editions Saint Paul.

 

Après cela, quasiment jusqu’au dernier chapitre de Histoire de l’Afrique noire, en 1972 (Hatier), il n’y a rien. En 1978, Edem Kodjo, publie Demain l’Afrique. Notons que ce dernier n’est pas historien, et c’est souvent le cas dans l’historiographie du panafricanisme. De même, Tété–Adjalogo Têtêvi, Marcus Garvey, Père de l’Unité africaine des peuples ; tome 1 : Sa vie, sa pensée, ses réalisations. ; tome 2 : Garveyisme et panafricanisme (2002-2003). Il faut nuancer ce constat en reconnaissant que de nombreux articles sur le panafricanisme étaient publiés, notamment dans Présence africaine[2].

 

En outre, des travaux universitaires étaient également consacrés au panafricanisme, bien que la moisson soit plutôt maigre dans la recension de Chanson-Jabeur et Coquery-Vidrovitch[3] : sur 884 travaux recensés, seulement deux sont explicitement consacrés à notre thème : un mémoire en 1979 sur Nkrumah à Bamako et un autre au Sénégal en …1988 sur l’impact du mouvement garveyiste et la réaction de l’administration coloniale. Le chiffre serait plus important si l’on prenait en compte les études consacrées au Rassemblement démocratique Africain (RDA), un acteur clé du mouvement panafricaniste en Afrique.

 

L’Histoire générale de l’Afrique, élaborée par un Comité scientifique international institué en 1970, composé d’une quarantaine de membres (dont deux tiers Africains), fut publiée à partir de 1980 par l’UNESCO. Le “droit à la différence” y était invoqué, sur la base d’une méthodologie se référant à la tradition orale, ainsi que la nécessité d’appréhender l’Afrique comme un tout, selon l’expression de B. Ogot[4].

 

Cette historiographie, qui porte incontestablement, pour certains auteurs (Cheikh Anta Diop, Joseph Ki-Zerbo), la marque de l’élan panafricaniste, a été qualifiée de “nationaliste” (Diouf, 1999 et 2000 ; Martin, 1971), et cela était sensé dévaluer la portée scientifique de cette histoire “monumentale” (cf. Shinnie) de 8 volumes et ayant mobilisé, non sans difficulté[5], 350 auteurs[6]. La controverse entre les afrocentristes (courant du panafricanisme mettant l’accent sur la filiation égyptienne, représenté notamment part les héritiers de Cheikh Anta Diop : Théophile Obenga et Molefi K. Asante) et leurs adversaires est assez connue pour qu’il faille s’y appesantir.

 

Les années 1980 ont été très fertiles, peut-être à cause du contexte politique. On peut noter :

 

-des traductions entreprises, de manière trop fugace, par les Editions caribéennes, mais qui constituèrent de grandes avancées : Marcus Garvey[7], fondateur de l’Universal Negro Improvement Asssociation (U.NI.I.A), le plus grand mouvement panafricaniste que l’Afrique et la diaspora aient connu, et C.L.R James, tribun trinidadien proche de Padmore et Nkrumah.[8]

 

-En 1985, P. Dewitte, publie chez l’Harmattan Les mouvements nègres en France : 1919 - 1939, étude très détaillée qui ne doit pas pour autant masquer l’excellente thèse, malheureusement inédite, de Olivier Sagna : Des pionniers méconnus de l’indépendance. Africains, Antillais et luttes anti–colonialistes dans la France de l’entre–deux–guerres (1919–1939), en novembre 1986. Le grand mérite de Dewitte c’est de montrer que si c’est la négritude qui a survécu dans la mémoire collective, dans l’entre-deux guerres les militants et mouvements sociaux noirs étaient très dynamiques, à partir d’une double influence : celle du communisme (Internationale communiste, Union inter-coloniale) et celle du mouvement civique américain (Harlem renaissance) : il brosse un portrait vivant de figures telles que Blaise Diagne, Gratien candace, Lamine Senghor, Tiémoko Garan Kouyaté, Gothon Lunion, Louis Hunkarin…

 

-L’Histoire générale de l’Afrique rédigée par l’UNESCO: en 1985/1987, paraît le volume VII dont le Chapitre 22 est consacré àla politique africaine“ et au “nationalisme africain : 1919-1935”. En 1998, la traduction française du volume VIII (version anglaise en 1993, chez Heinemann, Londres) paraît, avec le soutien de la Côte d’Ivoire, affichant en couverture la fameuse peinture murale du siège de l’OUA, la galerie des Chefs d’Etats africains présents à Addis Abeba en mai 1963, et le porte drapeau s’avançant à grandes enjambées sur la nouvelle voie – du moins telle était l’espérance de l’époque – qu’ouvraient les indépendances. Ce volume est dirigé par Ali Mazrui et co-dirigé par Christophe Wondji. Toute une partie (section VI) est consacrée au panafricanisme, avec trois chapitres : l’un, de l’important historien britannique Joseph Harris[9], un autre de S.K.B Asante (Ghana), et le dernier de Edem Kodjo.

 

Une biographie du fondateur de Tovalou Houenou, qui se rapprocha un moment de Marcus Garvey, a été publiée en 2004 par le Emile Derlin Zinsou et Luc Zouménou.

 

En Afrique et dans la diaspora africaine, dans le prolongement d’une longue mobilisation contre l’Apartheid, au sein du Comité de libération de l’OUA, la Conférence des Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora de l’Union africaine, instituée sous l’impulsion du Président Abdoulaye Wade, certains Etats et la Commission manifestent la volonté d’actualiser le projet panafricaniste. Le recueil de textes de l’O.I.F sur Le Mouvement panafricaniste au XX è siècle élaboré par l’O.I.F est une première contribution à la restauration et à la vulgarisation de ce que, à la suite de V.Y Mudimbé (The invention of Africa, 1985) parlant de « la bibliothèque coloniale » et reprenant lui-même les réflexions séminales de Michel Foucault, l’on pourrait dénommer la « bibliothèque panafricaine ».[10]

 

Il faut également signaler l’action du CODESRIA, aussi bien dans le cadre de son trentième anniversaire, largement consacré au panafricanisme, qu’à travers sa contribution intellectuelle à l’organisation de la CIAD I.

 

Une mention spéciale doit être faite des communications du Professeur Elikia Mbokolo, qui gagneraient à être rassemblées et publiées : celle sur le trio C.L.R James, Padmore, Nkrumah et l’imposante synthèse, lors de la première édition de la Conférence des intellectuels d’Afrique et de la diaspora à Dakar en octobre 2001 sur “Le panafricanisme au XXI è siècle”. Le recueil de ces articles constituerait un très grand pas à l’étude et l’enseignement de l’histoire du panafricanisme en langue française, dans la mesure où ils proposent une étude comparative des différents courants et leaders du panafricanisme.

 

Ceci dit, il faut souligner que, jusqu’à la Naissance du panafricanisme de Oruno D. Lara (2000), le panafricanisme est absent de l’historiographie africaine française, qui dispose de plus de moyens matériels que le reste de l’historiographie en langue française, notamment africaine. La contribution de Lara concerne le rôle des panafricanistes haïtiens, notamment Bénito Sylvain et Anténor Firmin, la place du processus de retour en Afrique (à partir du Brésil et de Cuba notamment, et avant la dynamique abolitionniste aux USA), et elle trace le portait de Blyden, Delany, etc.  Conformément au titre, le panafricanisme politique d’après 1945 occupe peu de place. Les conclusions de Oruno D. Lara sont plus proches de la démarche d’un Edouard Glissant et d’un Patrick Chamoiseau, centrée sur l’affirmation de l’autonomie antillaise, et tournant le dos à la négritude césairienne ou à l’afrocentrisme issu de l’œuvre de Cheikh Anta Diop.

 

Pour revenir sur la situation française, le caractère révolutionnaire du panafricanisme, notamment après la création de l’O.U.A, lorsqu’il fut défendu par Nkrumah, Sékou Touré, ou les protagonistes du Sixième Congrès (1974), a sans doute joué un rôle dans la difficulté à l’introduire dans l’enseignement et la recherche françaises. Par exemple, c’est à Vincennes (Paris VIII) que Daniel Guérin, anarchiste et ami de Padmore ou Malcom X, enseignait, tout comme Foucault ou Deleuze, de la galaxie 68, sympathisant eux aussi du mouvement révolutionnaire noir américain.

 

Dans le monde anglo – saxon, c’est les Etats-Unis qui ont servi de foyer national pour le développement extraordinaire de l’historiographie du panafricanisme.

 

Peut-être faut-il se demander si le panafricanisme n’est pas fondamentalement en contradiction avec l’africanisme français, attaché surtout à des monographies nationales respectant la balkanisation du Continent, une réalité qui, du reste affecte aussi l’historiographie africaine, en dehors de l’approche régionale de Boubacar Barry (La Sénégambie, 1988 ; Hommage à Joseph Ki-Zerbo, 2006) et de Thierno Bah, à l’occasion du trentième anniversaire du CODESRIA en 2003.

 

Il est donc frappant de constater que l’étudiant francophone en histoire ne dispose à l’heure actuelle d’aucun ouvrage de référence en français sur le panafricanisme[11]. L’on peut donc en déduire qu’il est contraint à une connaissance “du premier genre”, c’est-à-dire par ouïe dire, comme disait Spinoza[12], ce qui, objectivement, constitue un obstacle insurmontable pour étudier le panafricanisme en français.

 

Dans ce contexte, il ne semble pas exagéré d’affirmer que le Recueil sur Le mouvement panafricaniste au XX è siècle devrait constituer à ce titre une percée majeure, dans la mesure où il ouvrira et rendra disponible de larges extraits, de façon fragmentaire il est vrai, de la “bibliothèque panafricaine”[13].

 

Il y a quatre parties correspondant en gros à quatre moments du panafricanisme : Les Prémices (1919-1945), le Panafricanisme militant (1945-1963), la Coopération culturelle, économique, et technique (1963-1999), et enfin l’Intégration et la Renaissance africaine.

 

Un gros travail de traduction a été fait, mais cela ne doit pas masquer l’importance des sources en langue française, disponibles mais ignorées : par exemple, l’œuvre de Anténor Firmin[14] a fait l’objet d’un grand symposium aux Etats-Unis en 2001 mais est encore méconnue dans l’espace linguistique francophone. Le texte choisi montre combien la thèse de l’africanité de l’Egypte a été longtemps défendue avant d’être démontrée par Cheikh Anta Diop.

 

Le rapport de l’haïtien Bénito Sylvain, qui représenta le Négus éthiopien à la Conférence panafricaine de Londres en 1900, est également repris de l’ouvrage précité du professeur Oruno D.Lara.

 

Des textes exceptionnels, précédés d’une substantielle introduction élaborée essentiellement par le professeur M’Bokolo, vont enfin être accessibles au public francophone: les Actes des grandes rencontres panafricaines et la littérature militante. Parmi les joyaux, citons le Discours sur la régénération de l’Afrique prononcé par Isaka Seme, l’un des fondateurs de l’ANC, aux USA, en la 1906, la Déclaration des peuples noirs (1920), le premier texte -manifeste de la Revue du monde noir, le discours de Haïlé Sélassié à la SDN en 1936[15], les principales Résolutions des Cinq grands Congrès panafricanistes et des Conférences panafricaines d’Accra en 1958, les Discours des Chefs d’Etat lors du Sommet constitutif de l’OUA à Addis Abeba en 1963, et les textes finaux des plus importantes conférences scientifiques panafricaines, notamment le Centenaire de la Conférence de Berlin.

 

Les textes rassemblés dans cette œuvre, fruit d’un labeur collectif, d’un coumbité ci poétiquement décrit par Jules Roumain dans Gouverneur de la rosée, reflètent la mobilisation politique, culturelle, littéraire et identitaire des Africains du continent et de la diaspora tout au long du vingtième siècle, contre les discriminations et pour l’égalité des droits et le développement du Continent. A travers ces écrits j’ai redécouvert la diversité des identités et des cultures politiques en Afrique et dans sa diaspora, et par conséquent au sein même du mouvement panafricaniste. Cependant, il a une séquence dans laquelle l’identité panafricaine s’est concrétisée dans une unité d’action, c’est la période entre le Congrès de Manchester et la Conférence des peuples à Accra en décembre 1958 : treize années qui constituent sans nul doute l’âge d’or du panafricanisme, ce que nous avons appelé

 

Le rôle de la négritude dans l’espace francophone, est également un facteur déterminant.

 

La poétique du recueil pourrait bien s’appliquer ici, et contribuer à l’étude de la manière dont la production intellectuelle africaine sur le panafricanisme sur l’identité panafricaine dans le monde s’est énoncée dans les différentes époques. En quoi ce dispositif d’énonciation collective qu’est le panafricanisme peut-il être aussi lu comme une machine politique, une machine désirante certainement (désir de l’unité et de l’Afrique mère perdues et à venir), mais aussi littéraire ou textuelle. Dans ce régime de pensée, c’est moins la conscience historique que l’espace littéraire, textuel qui importe. Il peut permettre de mieux appréhender les résonances entre discours et pratiques discursives africaines, ce que l’approche diachronique, ne permet pas.

 

D’autre part il faut ouvrir l’étude du panafricanisme à des champs différents, notamment le cinéma et la musique. Par exemple une thèse a été consacrée à Fela A. Kuti en tant que militant panafricaniste. Au-delà de la référence explicite à l’unité, qui se traduit chez le chanteur noir par la citation des noms d’Etats africains, la circulation même des genres musicaux, tels que ceux du Congo, ou du reggae, est une manifestation du « panafricanisme musical ».

 

Surtout la poétique du recueil est un enjeu pour la construction même une identité panafricaine. Elle peut inspirer la production de manuels éducatifs à l’échelle du continent, en vue de faciliter la connaissance et la reconnaissance mutuelles. Ce n’est pas un hasard si les sociétés confrontées à des tensions identitaires ont été prolixes en la matière. C’est le cas du Québec. La visé est la même : constituer une identité nationale ou supranationale, à partir d‘une diversité d’identités en présences.

 

 

 

 

Pour obtenir ce recueil de textes sur Le mouvement panafricaniste au vingtième siècle s’adresser à : La Délégation à la Paix, à la Démocratie et aux Droits de l’Homme, Agence internationale de la Francophonie. Tél. : (33) 01 44 37 33 17

Mail : webmestre.ddhd@francophonie.org



[1] Cf. Michel Ndoh, “Le Nègre, la civilisation, le combat de Cheikh Anta Diop” in Cheikh Anta Diop, Nomade, Ed. L’Harmattan, 2005 : Cheikh Anta est qualifié de “rejeton spécial de la Négritude” ;  Pape Demba Sy, op.cit., p. 197 ; Pathé Diagne, Cheikh Anta Diop et l’Afrique dans l’histoire du monde, Ed. L’Harmattan, Paris, 1997, pp. 38-30 ;

[2] Cf. également les travaux de Léo Hamon sur la « querelle du fédéralisme ».

[3] L’histoire africaine en Afrique, Ed. L’Harmattan, 1995 ; le Cameroun est malheureusement absent. Sont concernés sept pays francophones : le Bénin, la Burkina Faso, le Congo, la Côté d’Ivoire, la Guinée, le Mali et le Sénégal.

[4]A l'heure où les peuples d'Afrique luttent pour s'unir et mieux forger ensemble leurs destins respectifs, une bonne connaissance du passé de l'Afrique, une prise de conscience des liens qui unissent les Africains entre eux et l'Afrique aux autres continents devraient faciliter, dans une grande mesure, la compréhension mutuelle entre les peuples de la terre, mais surtout faire connaître un patrimoine culturel qui est le bien de l'humanité tout entière” écrit –t-il en 1979, dans l’introduction au volume I.

[5] Cf. témoignage, recueilli par l’auteur, de Joseph Ki-Zerbo, sur le rôle négatif joué par certaines autorités françaises au sein du CAMES.

[6] Voir Shinnie et Jewsiecki (1981)

[7] Marcus Garvey : un homme et sa pensée... : 1887-1940,  Adolph Edwards (ed.); traduction de Yves Renard.; textes réunis par Amy Jacques Garvey ; traduction de Hélène Lee, Ed. Caribéennes, Paris, 1983

[8] Les Jacobins noirs: Toussaint Louverture et la révolution de Saint-Domingue, en 1984. Une première traduction avait été publiée par Gallimard en 1949.

[9] Directeur de publication des Actes de l’important colloque sur la diaspora organisé à Howard University en 1982 : Global Dimensions of the African Diaspora, ed. Joseph E. Harris, D.C, Howard University Press, Washington, 1982 ; Harris est également l’auteur du chapitre sur “La diaspora africaine dans l'Ancien et le Nouveau Monde“ dans le volume V de l’Histoire générale de l’Afrique consacré à L'Afrique du XVIe au XVIIIe siècle.

[10] Pour compléter le tableau, précisons que, en 1993, l’UNESCO lançait  un autre projet d’envergure, La Route de l’Esclave, dirigé par Monsieur Doudou Diène et destiné à :

·         « briser le silence en faisant connaître universellement la question de la traite négrière transatlantique et de l’esclavage, dans l’océan Indien et en Méditerranée, ses causes profondes, les faites historiques et les modalités d’exécution par des travaux scientifiques

·         mettre en lumière, de manière objective ses conséquences et, notamment les interactions entre tous les peuples concernés d’Europe, d’Afrique, des Amériques et des Caraïbes

·         enfin, contribuer à l’instauration d’une culture de la tolérance et de coexistence pacifique des peuples ».

 

Du 31 août au 8 septembre 2001, la Communauté internationale, sous l’égide des Nations Unies s’est retrouvée à Durban (Afrique du Sud) pour la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, à l’issue de laquelle la Commission des droits de l’Homme a institué un Groupe de travail d’experts sur les populations d’ascendance africaine.

 

En France, l’engagement politique de Madame Christiane Taubira, couronné par le vote de la Loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance, par la France, de la Traite négrière et de l’Esclavage en tant que crime contre l’humanité, ainsi que la publication en 2005 du rapport rédigé par le Comité pour la mémoire de l’esclavage, institué en et 2001 présidé par Madame Maryse Condé, constituent deux événements marquant l’irruption de la mémoire collective africaine et d’ascendance africaine dans l’espace politique. Le débat sur le post-colonialisme et la décolonisation exprime le lien entre les initiatives de la société civile et les recherches en sciences humaines[10].

 

2004 aura également été un temps fort de cette mobilisation croissante, en raison du de la Commémoration du Bicentenaire de la révolution haïtienne, et de la première édition de la Conférence des Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora..

 

[11] Un exemple de l’ignorance totale du courant panafricaniste et de la négritude est Le siècle des intellectuels de Michel Winock. : ni la Revue du monde noir,  ni la négritude ne sont mentionnées. La mobilisation des intellectuels autour de la guerre italo-éthiopienne n’est abordée que sous l’angle du soutien de la droite conservatrice française, à travers le Manifeste des intellectuels français pour la défense de l’Occident et la paix en Europe (octobre 1935), en annexe à cet ouvrage dont, au demeurant, la qualité intrinsèque ne saurait être niée.

[12] Traité de la réforme de l’entendement.

[13] Cf. Mamadou Diouf, « Les intellectuels africains et de la diaspora sur l’unité de l’Afrique », 1 ère Conférence des intellectuels d’Afrique et de la diaspora, Dakar, 6–9 octobre, 2004 ; version remaniée dans “Sur la modernité noire : les intellectuels africains et africains-américains”, in  Mondialisation cultures et développement, sous la direction de Isidore Ndaywel e Nziem et Julien Kilanga Musinde, Ed. Maisonneuve et Larose, Paris, 2005, p.75-117

[14] De l’égalité des races humaines (1885), Ed. L’Harmattan, Paris, 2003.

[15] Je remercie Giulia Bonacci, dont la thèse sur les rasta de Sechamane (Ethiopie) sera une contribution importante au renouveau des études panafricanistes pour la transmission de ce précieux document.

Afrikara

Commentez cet article
  Nom*   
  E-mail :  
  Sujet :  
   
  Message*  
   
  Votre humeur  
Neutre Idée Question Etonné(e)
Trop drôle Mort(e) de rire Content(e) Clin d'oeil
Attristé(e) Pas content Triste Confus
Dubitatif Cool(e) Honteux Surpris(e)
rire

 
  Copyright © Afrikara.com . Tous droits réservés. R&eacute;alisation <a href="http://www.sakini.com" target="_blank" alt="Toute la Martinique" class="menu">SaKiNi.Com &reg;</a>