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Eso bé do? Do e so : Salutations-Travail-Vie chez les Ewés 
28/09/2007

Pour beaucoup de bonnes âmes, issues des jeunes générations surtout, les salutations africaines des Ewés ressemblent à des mécaniques rouillées et obsolètes attendant pour un de ces jours prochains le coup fatal porté par les nouveaux tics et jargons modernes. De ces vieilles paroles millénaires empreintes de respect, de préséances certes appréciables mais que l’on n’a plus le temps de questionner, et qui n’en valent probablement point plus la peine, affirment-on. Que vaudraient à l’aune d’Internet, du nucléaire, des nanotechnologies, les idiomes totémiques des vieux "blédards", si ce n’est par moments une halte nostalgique pour s’illusionner dans un sentiment d’appartenance dont la redondance sonne le tocsin de l’épuisement ? Et pourtant, un trésor est peut-être caché dedans, osons douter des certitudes qui à grands bruits se répandent …

Lorsque les Ewés du sud Togo dont l’ère culturelle déborde jusqu’au Ghana se rencontrent et s’échangent presque sans s’en rendre compte leur fameux "éso bé do ?" et de se répondent à la limite invariablement "do é so", chaque jour et à chaque commencement de la journée, ne nous donnent-ils pas, l’air de rien une petite tisane philosophique matinale, destinée à vivifier une journée de longues et dures épreuves ?

Encore un art de la dissimulation, du secret caché dans le dit, la redite anodine, non pas l’exposé de l’immensité mais son contraire, le résumé contenant tout. Encore un pôle opposé, différent, lointain du cours magistral, procédant de la dose homéopathique ici, répartie harmonieusement dans le temps, la quotidienneté du message concentré.

E so bé do ? signifie littéralement "le travail d’hier" et pourrait se rendre par "comment s’est passé le travail d’hier", comment fut la journée d’hier, et plus globalement "comment te portes tu" ou "et la santé" ?

Pourquoi en effet se parler de "travail", du travail d’hier en guise de salutations ? Et pourquoi l’interlocuteur se contraint-il à répondre dans le même registre du labeur par le surprenant "Do é so", voulant dire "hier travail". Une réplique plus qu’une réponse à une question qui n’en n’est pas une.

Le champ sémantique partagé entre salutations, gratifications premières, prémices d’une journée, premières lueurs et premiers grains d’un côté et le travail de la veille de l’autre articule l’idée même du vivant avec celle du travail. Mais la formule valant souhait de bonne journée, elle encastre le vœux de la journée avec la réussite du travail. Salutations, projets, intentionnalité et salut existentiel, se réfléchissent au miroir du travail, de l’activité, de l’action. Ce souhait et cette métaphore du travail est d’abord primauté de la vie, entendue ici comme résultat de quelque chose, de ce qui s’est passé hier. Saluer l’aujourd’hui devient donc aussi saluer l’hier, c'est-à-dire aussi, au plus loin l’ancestralité.

Assez singulièrement les salutations européennes, à notre connaissance, "comment ça va ?", "wie geht ?", "how do you do", envisagent le présent, moins la généalogie, l’histoire de l’être, la trace du vivant. Une différence de vision et de regard porté sur le monde qui pourrait bien caractériser des peuples de commune humanité et de cultures différentes par certaines valeurs.

Finalement par la salutation invitant au salut par le travail de lien du passé au présent et ainsi de suite du présent au futur, l’Ewé a rappelé, autour d’une collation, d’un verre de vin, entre deux plaisanteries une philosophie de vie refusant de choisir entre le présent et le passé, magnifiant le vivant comme résultat de la sortie de l’inertie cosmique primordiale.

Yop A' Si

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