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  Dr SERGE-NICOLAS NZI : voyage aux origines de l'agriculture ( 25 Novembre 2007 08H40)
Aux origines de l’Agriculture
Et l’avenir de la paysannerie en Afrique

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Agrocarburants et Développement : Remède toxique ? 
19/11/2007

Face aux effets néfastes sur l‘environnement des gaz à effet de serre rejetés notamment par la civilisation de l’automobile, et l’usage démentiel d’énergies fossiles, l’Europe et les Etats-Unis placés par ailleurs devant la fin annoncée des réserves mondiales de pétrole investissent corps et âmes dans la recherche de substituts au pétrole. La solution qui s’est présentée comme la plus appropriée, objet de subventions, aides d’Etat et encouragements multiformes est celle des agrocarburants. Il s’agit, en synthèse de produire des carburants à partir de l’agriculture, de plantes, par deux filières principalement et pour la génération actuelle de ces agrocarburants : la filière huile, par la culture et la transformation du colza, de palme, de tournesol ; et la filière alcool d’où le carburant dérive par le blé, la canne à sucre, les betteraves sucrières, le maïs.

Ces produits agricoles peuvent donc être transformés en carburant et devraient pouvoir éviter le saut dans le vide de l’après pétrole, tout en respectant en principe l’environnement et en offrant des filières de reconversion aux agriculteurs occidentaux et des pays en développement. A priori un triple bénéfice que ces plantes substituées au pétrole.

 

La réalité incite pourtant moins à l’optimisme que les généreuses politiques incitatives et d’allocation euro-américaines. En effet à l’expérience, les agrocarburants exigent une quantité énorme de cultures, de surfaces pour produire l’équivalent de l’énergie pétrolière, ce qui implique une (sur)utilisation des sols provoquant une accélération de la déforestation en Amazonie ou en Malaisie par exemple suite à la stratégie des agrocarburants à base d’huile de palme mise en place par ce pays. La déforestation entraîne avec elle une considérable perte de biodiversité, il n’est pas certain que ce qui se gagnerait grâce à un carburant agricole rejetant moins de CO2, ne se perde pas par ailleurs.

 

Le bilan écologique des agrocarburants qui dominent la production prête ainsi le flanc à la critique. L’OCDE estime qu’une part de marché de 13% des agrocarburants en 2050 ne ferait baisser les émissions de CO2 que de 3% dans les transports, eux-mêmes (3%) vite absorbés par l’augmentation des besoins de carburants. Les agrocarburants de plus ne sont pas véritablement des biocarburants, car ils font usage des méthodes de l’agriculture productiviste classique, à grands renforts de pesticides, engrais, baisse des jachères épuisant les sols, brûlis de forêts, …

 

L’argument le plus mis en avant par les spécialistes des questions de sécurité alimentaire est cependant moins écologique qu’économique et social. Si l’on pense que les agrocarburants de seconde génération, les micro-algues par exemple permettraient de lever un certain nombre d’ambiguïtés ou d’effets indésirables des agrocarburants actuels, il reste que la filière des substituts au pétrole est déjà entrain de concurrencer l’agriculture vivrière. La conversion des plantations en agrocarburants fait baisser la production vivrière ce qui accroît les prix des denrées de base comme le maïs dans les pays d’Amérique du Sud, depuis que le Mexique exporte des quantités de maïs vers les Etats-Unis pour transformation en carburants. Les risques d’augmentation de la faim dans le monde sont dénoncés par les spécialistes des agences des Nations Unies à l’instar de Jean Ziegler.

 

Les pays très touchés par l’apparition de cet énorme enjeu en Afrique semblent, comme sur bien des questions, observer les choses se faire et se défaire dans un mutisme coupable. Les pays africains producteurs de pétrole sont concernés par la substitution de leurs matières premières stratégiques ils devraient définir une position stratégique et des actions concrètes afin de s’inscrire aussi dans un Après pétrole africain. La famine frappe également ce continent, ainsi que les hausses des prix des denrées alimentaires, fatales aux classes déshéritées. Enfin, les multinationales occidentales pourraient, comme pour d’autres matières premières, expérimenter des filières d’agrocarburants en Afrique, en reconversion des plants actuels ou en accélérant la déforestation de ce continent qui se vide de sa biodiversité devant l’incurie et la complicité imbécile d’une partie nuisible mais aux affaires de ses élites.

 

Les rejets de gaz à effet de serre ressortissent à un mode de vie et à des choix de civilisation, qui excèdent la capacité de la planète et qui se sont lourdement trompés sur la place de l’humain au milieu de l’immensité du vivant dont il n’est qu’un participant, pas un … colon. Ce ne sont pas des marchés de droits à polluer, des substitutions marginales de carburants polluants qui résoudront une contradiction fondamentale, la finitude de la planète et l’infinité des besoins de choses inculquée par l’économie et l’éducation au capitalisme boulimique. L’urbanisme, les modes de transports, la frugalité dans la consommation des choses, de l’énergie sont nécessairement à mettre à l’ordre du jour. Les dotations de la, planète et la façon dont les humains savent s’organiser pour les épargner, les utiliser avec une parcimonie inter-temporelle, sont peut-être un des aspects essentiels du fait de civilisation. Le capitalisme occidental, qui s’oblige la démission des clercs, des intellectuels médiatiques, la corruption des forces de contradiction historiquement en situation produire les sauts qualitatifs nécessaires à l’accouchement de formes nouvelles de compris humains-nature, est en passe de pousser l’humanité, dans une véritable barbarie. L’incapacité à réfréner les appétits du profit, le confort des choses, tout en discourant à longueur de journée sur LA Civilisation, est le plus sûr chemin vers la régression collective, contre laquelle il est urgent de s’interposer avec une philosophie rénovée de l’humain et un imaginaire neuf du vivant.    

Yao Nden

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