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  1 : 1 ( 07 Août 2014 07H35)
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Biens Africains Mal Acquis : Reprendre notre dû, vaincre une prédation transnationale 
19/12/2007

Les biens dits «mal acquis des dictateurs» devront devenir rapidement un enjeu politique, éthique et économique de premier ordre dans les prochaines années, si l’opinion africaine et celle des pays d’accueil des dits biens frauduleusement acquis souhaitaient mettre en accord leur credo pour le développement durable, le relèvement de l’Afrique, et leurs actions de terrain. Le classement sans suite en France en novembre 2007 de la plainte déposée par trois associations, Sherpa, Survie et la Fédération des patriotes Congolais pour «recel de détournement d’argent public» contre les présidents Denis Sassou Nguesso et Omar Bongo Ondimba ne surprend pas, mais n’est qu’une face infime de la dimension du problème.

 

En effet derrière l’expression consacrée de «Biens mal acquis des dictateurs africains», est tapie une réalité beaucoup plus massive et plus perverse qui structure les pauvretés du monde, des mondes africains sous la forme actuelle depuis des décennies. Peu de spécialistes et même d’associations, de militants africains se donnent la peine de creuser au-delà des plus ou moins réelles turpitudes des classes dirigeantes africaines.

Or avec la présence des firmes multinationales en Afrique, leur savoir-faire unique en corruption de tous genres -électorale, administrative, politique, privée, public, humanitaire, diplomatique, …-,  la montée en niveau d’éducation et d’expertise d’une classe de politiques africains sans idéaux, ce ne sont pas seulement les présidents africains, loin de là qui siphonnent l’argent public. Ils ne s’en trouvent ni excusés ni justifiés, ni encore moins déchargés des énormes responsabilités qui sont les leurs, sous réserve d’inventaire. A la limite ils ne sont qu’un gros alibi facile, se donnant volontiers en spectacle, fiers de leurs gabegies pantagruéliques et des destructions ostensibles de richesses africaines établies et potentielles. Mais cette classe vite étiquetée «dictateurs africains» mérite de beaucoup l’attention accrue du grand public. Car les détenteurs ou utilisateurs de Biens Africains Mal Acquis [BAMA] se recrutent tant dans la liste des autocrates que dans ceux, nombreux, des conseillers, ministres des finances, administrateurs des douanes, patrons des travaux publics, des directeurs généraux et administrateurs des sociétés d’Etat de matières premières, sans compter la parentèle pléthorique qui parasite toutes les sources apparentes d’enrichissement. Ceci depuis un demi siècle !

Un certain nombre d’intermittents, amis des grands félons, amis d’amis d’influents, intellectuels, artistes, accompagnateurs professionnels, louangeurs, parviennent aussi à monter des «grands coups» ponctuels et se vautrent dans la jouissance ubuesque de la consommation oiseuse. La liste est non exhaustive mais permet d’ouvrir le compte des détenteurs, utilisateurs, possesseurs africains de biens mal acquis sur le continent et souvent stockés en Occident.

 

Dans ce jeu d’autistes où le but toujours atteint est de tuer l’espoir en terres d’aridité sociale, une armée organisée de prédateurs professionnels quadrille les zones érogènes d’où peuvent être captés, extraits, arrachés ces BAMA. La circulation des BAMA est d’emblée internationale. Ainsi les oligarques et compradores africains sont-ils toujours inclus dans des réseaux transnationaux de pillage faisant appel aux ressources interpersonnelles de sites relais, comme certaines franc-maçonneries impliquées dans les grandes affaires de corruption. Banques globales, paradis fiscaux, consultants, multinationales, associations diverses, huilent les parois de ces architectures de la déterritorialisation des capitaux africains. Lesquels capitaux se jettent dans les circuits légaux et illégaux de l’accumulation occidentale, sous forme de capital financier, ou immobilier par exemple. Un épisode anecdotique de ces jeux de pompage a fait la une des journaux [africains et occidentaux] lorsque, lors du procès ELF, une des plus prédatrices sociétés occidentales en matière de pétrole africain, l’ancien Monsieur Afrique de cette institution corruptrice a affirmé qu’une villa cossue qu’il utilisait à sa guise était propriété du chef d’Etat gabonais. Propriété que ce dernier a publiquement contestée... Une imbrication parmi tant d’autres, tellement représentative de la complexité des BAMA et de l’insuffisance de la seule lecture des biens mal acquis des «dictateurs africains».

De nombreuses sociétés occidentales sont parties prenantes, fournissent l’assistante technique à la captation des biens africains. Les sociétés d’énergie qui «négocient» des contrats faramineux assortis de clauses d’enrichissements sans causes des négociants nègres ont une histoire foisonnante en ces domaines. Imbattables dans l’art de l’expropriation des peuples des pays en développement de leurs dotations naturelles, le processus de pillage, sa facilitation, utilisent et optimisent la production ou co-production des BAMA ou des FAMA [fortunes africaines mal acquises], afin de sécuriser les prédations en «mouillant» les autorités. Les programmes de privatisations, les projets industriels, les financements de la banque mondiale ou du FMI abritent des nids de plans d’ajustement des prédations, de plans structurels de production de BAMA.

 

Les BAMA sont en définitive la monnaie (de singe) d’échange, à côté des appuis politiques, contre lesquels les décideurs ou exécutants africains bradent les incommensurables ressources dont ils ne savent évaluer la portée. Ils sont la face immergée du grand pillage de l’Afrique dont le bénéficiaire en puissance reste l’Occident et les opérateurs occidentaux, qui eux au moins utilisent en partie ces captations africaines pour doper leurs économies. Les chefs africains sont les dindons de la farce. Ils se vantent d’accumuler des biens et obtiennent des victoires précaires sur la durée en dépensant des fortunes pour «contre-corrompre» les Blancs afin de se maintenir au pouvoir des décennies avec leur aval. Au revers de quoi ils plongent leurs pays dans la nuit du manque, du vide, de la désolation. Le sentiment de puissance gomme le fait que l’on ne peut décemment jouir d’une fortune établie dans des conditions de viols et de massacres civiques, démocratiques, économiques. Il suffit de rouler sur une route pour se rendre à l’évidence, sans infrastructures le luxe des palais ne profite même pas aux utilisateurs de ces biens mal acquis. Une impasse dans tous les sens du terme.

 

Les 22 châteaux de Mobutu en Europe -selon la presse occidentale- n’ont pas pu être occupés (que) par lui, résident à Kinshasa, et même en comptant ses cours bondées et bigarrées.  Ces biens immobiliers ont pourtant bénéficié aux propriétaires et intermédiaires qui ont réalisé de mirobolantes plus-values en les vendant (au maréchal et à d’autres) et probablement en les rachetant à vils prix pour les revendre après la mort du Léopard. A l’arrivée ce qui ressemblerait à des fortunes individuelles douteuses, sans causes, renvoie à un système, un mode de prédation implanté en Afrique reposant sur la participation d’une minorité substituable aux orgies capitalistes sur ce continent.

 

Alors que des débats s’élèvent autour du rôle de Diaspora africaine et de sa contribution développement du continent, il est urgent qu’en sus des questions de participation aux processus électoraux en cours sur le continent, elle se penche sur l’hémorragie des richesses africaines échouées dans les comptes des respectables banques occidentales. Qui s’en servent pour financer leurs économies quand les possesseurs de BAMA détruisent des ressources financières et bloquent les possibilités de déploiement économique et industriel du continent.

ZB

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