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Histoire sur Afrikara
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  Blacksoul : peace ( 15 Juillet 2010 16H21)
Thomas Isidor Noel Sankara fut incompris,je demeure convaincu que ses assassins regrettent au plus profond d'eux meme.Mais hélas n'est-ce pas la desti [lire la suite]
  mbega francelin : discour pour le fitur ( 28 Mai 2010 11H17)
je suis fier de voir que dans se monde.sur tous an afrique il que un homme comme thomma vive avec toussa dans la tete.que dieu te benis dans l espoir [lire la suite]
  ouedraogo : merci ( 22 Avril 2010 17H48)
pour la paix
  sebgo soumaila : remerciema a thoma sankara ( 20 Avril 2010 14H55)
mossieur thoma que ton ame repose en paix
  SAMATAR SAID : A toi Thomas ( 04 Avril 2010 15H52)
c'était plus qu'un president, je dirais qu'il était le président des Africains et non seulement celui de Burkina Faso.
  soumbounou : unité africaine ( 07 Mars 2010 18H13)
Bonjour je suis malien,j'étais très jeune quand le capitaine fut tué par son frère,c'est en grandissant que j'ai connu le capitaine Thomas Sangara.Ce [lire la suite]
  Hassan Daoui : Les vrais HEROS construisent ( 26 Février 2010 12H09)
Pourquoi Nous autres Africains ne sommes définitivement convaincus que l'occident est notre 1er ennemi? Pourtant sans l'Afrique l'Europe n'est rien. D [lire la suite]
  ali abdillah : elites africaines ( 03 Février 2010 11H14)
metter moi a jour pour les information des nos elites je me suis parmis les vengeurs du sang des notres elite africain croyer moi.
les blanc peyeron [lire la suite]
  OUMAR HEBIE : a toi papa thoma sangara ( 12 Décembre 2009 12H30)
moi g s8 dorigine burkinabè quand papa toma mourirait j'etai tout petit mais sachons que l'histoire du toma restera tjr inoubliable et a jamais.thoma [lire la suite]
  Barry Aïcha : Un brave homme ( 29 Octobre 2009 09H42)
Sankara est "un espoir perdu" je n'étais encore qu'une petite pionnière aux points lévés quand l'homme s'endormait dans la paix du seigneur dieu.Je m' [lire la suite]
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Afrikara rend hommage au grand Homme qu'était Aimé Césaire. Que représentait pour vous Aimé Césaire?
L'un des pères fondateurs de la négritude
l'un des plus grands poètes du XXe siècle
un homme d'action, un militant, défenseur de l'identité nègre
un "éveilleur de conscience" de l'identité Noire
un pont entre les Antilles et la mère Afrique
l'homme politique le plus emblematique de la Martinique
Un homme debout, un Négre avec N majuscule
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04 octobre 1984, Thomas Sankara prend la parole à l’ONU : Historique 
30/10/2003


Figure incomparable de la politique africaine et mondiale [1949-1987], radicalement insoumis à tous les paternalismes et docilisations pourtant plus sûrs placements en longévité politique post-coloniale, Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l’énergie de l’espoir, l’emblème de la probité et la conscience historique de l’inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions. Prononcé lors de la 39ème Session de l’Assemblée Générale des Nation-Unies, le 4 octobre 1984, ce discours historique à n’en point douter, mérite de constituer l’humus fertilisant des nouvelles consciences en mouvement, avides de justice, de liberté, d’enrichissements mutuels.   

« Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part.
Je parle
au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire, ou qu’ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal
.
Je souffre
au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves, afin qu’ils n’aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s’enrichir en convolant en noces heureuses au contact d’autres cultures, y compris celle de l’envahisseur.

Je m’exclame
au nom des chômeurs d’un système structurellement injuste et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.
Je parle
au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d’un système d’exploitation imposé par les mâles. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l’épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage, à tous les pays, l’expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l’appareil d’Etat et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort.

Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits.
Je parle
au nom des mères de nos pays démunis qui voient mourir leurs enfants
de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu’il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d’une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l’OMS et l’UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.
Je parle aussi
au nom de l’enfant. L’enfant du pauvre qui a faim
et louche furtivement vers l’abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une épaisse vitre. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier placé là par le père d’un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que présentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques  du système.                                                    .
Je parle
au nom des artistes – poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, acteurs – hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l’alchimie des prestidigitations du show-business.

Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.

Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l’esclavage moderne.

Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes.

C’est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d’une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d’hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim…

Je m’élève ici au nom de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération, réellement. Sur cette tribune beaucoup m’ont précédé, d’autres viendront après moi. Mais seuls quelques-uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

 

 

 

 

 

Ze Belinga

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