La Sorcellerie au cœur de la République ? Noooonnn Madame Sylvie Jumel, Voyons !
19/11/2004
La sorcellerie ? Sor-ce-lle-rie ??? Cette pratique tellement occulte que l’on n’imagine pas d’autres peuples que les mélanodermes venus d’Afrique s’y adonner corps et âmes, au besoin à cors et à cris, marchant sur leurs vieux cors aux pieds rongés par une pauvreté bien méritée ? Montesquieu, inventeur franco-français-cocorico de l’esprit des lois ne disait-il pas que Dieu, dans sa grandeur et omniscience ne pouvait avoir mis une âme bonne dans des corps aussi noirs ? Et patatras ! Voilà qu’une empêcheuse de tourner en rond, de casser de l’Africain tranquillement, de fabriquer des préjugés faciles et très utiles à faire digérer celles de nos rapines qui nous ôteraient le sommeil, se pointe avec un livre accusation : La Sorcellerie au cœur de la République ! de Sylvie Jumel, publié, on se demande vraiment pourquoi, par Broché [192 pages, septembre 2002].
Enfer et Damnation ! Horreur républicaine ! Honte à l’esprit cartésien, il semblerait avéré, au conditionnel du conditionnel prudent, que dans les plus hautes sphères de l’état français, songez à «une certaine idée de la France» pour imaginer la secousse, on s’attacherait mutuellement, se magnétiserait, comme du vulgaire gbass ivoirien, du maraboutage sénégalais, du ngrimba camerounais, du kimbois antillais, ou du fusil nocturne gabonais décrypté par Patrick N’Guémandong ! En France, dans les années 2000, dans les palais, les ministères et pas dans les quartiers-ghettos pour immigrés.
Bref c’est une madame, Sylvie Jumel [attention, jumeaux et jumelles, sont réputés avoir au moins un œil en trop en Afrique, d’accord, là il ne s’agit que de patronyme, mais tout de même !] qui prend la responsabilité de débusquer le loup, la meute. Fonctionnaire française de son état «qui gâte le coin», elle «gaspille l’affaire en même temps Oh». Comme Afrikara connaît pas trop chose façon ésotérisme là, il faut karanaute va d’abord lire, et puis maintenant il va venir dire sur forum afrikara.com si «Go Tiwé» -femme blanche- a bien parlé !
Dis autrement, apeurés par la nature aspirante et abyssale du sujet, les chroniqueurs d’Afrikara n’ont pas osé lire cet ouvrage envoûtant, prétextant depuis deux ans une surcharge de travail, portés pâles pour d’aucuns. Voici la présentation qu’en fait son éditeur. Bonne et prudente lecture, eau bénite au pied du lit, toutes protections aiguisées, et venez nous en dire des mots sur nos espaces de discussion qui vous appartiennent.
Présentation de l’éditeur
Vous croyez, vous, à la sorcellerie ? Attention, pas les médiums, voyants et autres astrologues permanentées : nous parlons bien des sorciers. Des mages, des jeteurs de sorts et autres thaumaturges adeptes de magie noire ou blanche, qui enfoncent des aiguilles dans des poupées, fouillent la terre des cimetières, éventrent des crapauds... pour agir sur la réalité. Savoir si ces pratiques sont efficaces n'est pas notre propos, et nous n'avons pas non plus à juger les clients " ordinaires ". Mais quand ce sont des ministres, des chefs de cabinet, de hauts magistrats... et des présidents de la République et leur entourage, cela ne nous regarde-t-il pas ? Celui-ci veut-il s'assurer une victoire électorale, cet autre abattre un adversaire politique ou celui-là, plus retors, influer sur les courbes de popularité en détournant la trajectoire des ballons ronds ? Ce n'est pas possible ? Libre à vous de le croire. Mais au terme de cette enquête, on saura désormais qu'en France, au plus haut niveau de l'État, on paie très cher pour s'assurer les effets, réels ou espérés, de la sorcellerie. Cela, au moins, est une certitude.
Sylvie Jumel, haut fonctionnaire, a exercé les fonctions de magistrat financier à la Cour des comptes, puis elle a rejoint les services du Premier ministre comme chargée de mission. Après s’être spécialisée dans les investissements internationaux au Ministère de l’économie et des finances, elle poursuit sa carrière dans l’Administration. Elle se passionne depuis plusieurs années pour les sujets liés à l’occulte. Ses contacts et ses réseaux au cœur du pouvoir lui ont donné les clés pour écrire ce livre, qui ose, enfin, dire au citoyen ce que beaucoup savent mais taisent.
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