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Si tu vois un charognard sur un cadavre humain chasse-le en disant : «va t-en de notre cadavre» dit le Bambara 
22/12/2004

Un cadavre humain est «notre» cadavre, dans la pensée Bambara exprimée par ce proverbe. Il en dit long sur le statut de l’humain élaboré par ce peuple à l’image de bien d’autres peuples africains. Une sagesse et un témoignage précieux qui éclairent et ne laissent pas d’interroger.

 

Ce proverbe traduit l’idée que se fait le Bambara de l’essence de l’être humain, l’idée qu’il se fait de sa communauté de destin avec la totalité du genre humain. L’humain s’appartient certainement, mais il appartient tout autant à la collectivité, au groupe dont il ressort, l’humanité.

 

Le Bambara connaît d’autres peuples, Peuls, Soninké, …, le Mali est un carrefour de plusieurs civilisations où les fréquentations entre plusieurs groupes ethniques de confessions différentes ne sont pas rares au contraire. Ceci aurait pu inciter la sagesse de ce peuple à préciser sa solidarité à l’endroit de son groupe d’appartenance strict, son groupe ethnique. On aurait ainsi pu s’attendre à ce que le «notre» cadavre concerne donc un cadavre de Bambara. Tel n’est pas le cas.

 

Plus encore, le Bambara aurait pu introduire une différenciation de genre, mettant en relief un statut spécifique et une définition particulière des places et des honorabilités entre humain de genre masculin et humain de genre féminin. Là encore, le Bambara en surprend plus d’un.

 

En effet le Bambara est généralement de culte autochtone traditionnel, société initiatique qui dispose de sa propre codification du rapport de l’être humain aux divinités agissantes. En termes courants le Bambara est animiste, on lui connaît une écriture précoloniale faite d’idéogrammes, des sociétés secrètes et un langage ésotérique entre les masques, les mânes et les humains. Islamisé plus en surface et en culture qu’en religion, il tente d’établir un équilibre difficile entre religions importées et tradition.

 

La conception de l’être humain qui transparaît de ce proverbe renverse par conséquent les préjugés et prénotions qui accréditent une vision simpliste selon laquelle la conception de l’humanité comme genre commun serait un apport exclusif du 18ème siècle européen.

 

Le Bambara fait à dessein une opposition très parlante entre le charognard, animal et le cadavre humain. Cette opposition permet de mieux accentuer le caractère d’appartenance à l’humanité et la solidarité minimale qui en découle.

 

La circonstance n’est pas choisie au hasard, elle saisit au moment ultime non pas de la mort mais de la désagrégation cadavérique, un être devenu «inutile» au sens matériel. Il garde, dans sa décomposition physique, son statut d’humain, et jouit encore de la considération, de la protection du groupe.

 

Le Bambara donne une leçon d’humilité aux chantres de l’humanisme eurocentrique. En témoignant d’une conception englobante et générique de l’humain à qui il attribue par essence le droit inaliénable à une protection minimale du groupe, il expose une approche juridique des responsabilités de l’humain vis-à-vis de ses pairs.

 

Chaque humain est « notre humain », notre responsabilité, notre préoccupation. Mais qu’advient-il d’une telle philosophie au contact de peuples et d’organisations qui ne la partagent pas dans la pratique, et qui pourraient instrumentaliser ces dispositions mentales pour leurs desseins impérialistes ? 

 

Pierre Prêche

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