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Il y a 120 ans L’«Etat indépendant du Congo» ou le Fantasme d’un Roi Belge 
21/02/2005

Une curiosité juridique, institutionnelle et politique est née il y a 120 ans des scories de la conférence de Berlin qui codifia le dépeçage de l’Afrique par l’Europe coloniale : l’«Etat indépendant du Congo». Car indépendance ici prenait un sens tragi-comique, celui d’une façade d’un pouvoir sanglant et d’horreur quotidienne, celui de la possession à titre personnel d’un immense territoire africain, le Kongo, par le souverain belge Léopold II ! L’ambition démesurée d’un monarque blanc avide de s’approprier une terre de Noirs féconde et nourricière, au prix de marchandages, de manipulations, et d’une certaine idée des peuples Noirs. C’était hier, presque comme aujourd’hui.    

 

Les rêves de grandeur de Léopold II pour sa petite Belgique

 

Indépendante seulement depuis 1830, la Belgique était obligée par la loi d'être un pays neutre. En conséquence, elle ne pouvait s'engager dans aucune aventure « expansionniste » aux cotés des grandes puissances européennes telles que l’Allemagne, l’Angleterre, le Portugal, la France entres autres. Malgré le peu d’enthousiasme de l’opinion publique et du gouvernement belge, le roi belge, Léopold II, rêvait de grandeur et était désespéré de ne pouvoir donner un empire à son royaume. « Il n'y a aucune petite nation.... seulement des petits esprits », pensait le monarque belge frustré.

Le 12 septembre 1876, au palais royal de Bruxelles, le roi Léopold II ouvre une Conférence de géographie consacrée à l'Afrique. Elle réunit une trentaine de savants de toute l'Europe. Il s'agit officiellement de relancer l'exploration du continent noir en vue d' « ouvrir à la civilisation la seule partie de notre globe où elle n'a pas encore pénétré » et de lutter contre la traite des Noirs par les musulmans. C'est l'époque où les dirigeants européens rivalisent de vitesse pour planter leur drapeau sur les dernières terres insoumises de la planète. Le 19 septembre, la conférence de Bruxelles se conclut par la création d'une «Association internationale pour l'exploration et la civilisation de l'Afrique centrale», plus communément appelée Association Internationale du Congo AIC. Elle est placée sous la présidence du roi. Le comité belge de l'association, ou Comité d'études du haut-Congo, conclut un contrat de cinq ans avec le célèbre journaliste anglo-américain Henri Morton Stanley en vue d'explorer le bassin du Congo, principal fleuve d'Afrique centrale. Le roi belge engagera sa fortune personnelle à la réussite de cette campagne d’exploration.

Avec une escouade de mercenaires européens et de supplétifs africains, l'aventurier remonte le cours du Congo et soumet les tribus tout au long de la rive sud du fleuve. C’est ainsi que le monarque belge va s’offrir un empire quatre vingt fois plus grand que sa petite Belgique.

 

Du roi des belges au souverain de l’Etat indépendant du Congo

 

La conférence de Berlin (15 novembre 1884 - 26 février 1885) convoquée par le chancelier allemand Otto Von Bismarck, marque un tournant fondamental dans l'histoire de l'Afrique; elle fixe en effet les règles du jeu et les conditions de son partage, permettant une série d'accords bilatéraux sur des litiges frontaliers franco-allemands notamment, enfin et surtout elle aboutit à la reconnaissance de l'Etat indépendant du Congo. La conférence rassemble les représentants de 14 nations, dont la grande majorité ne connaissent absolument pas l’Afrique. L’Association Internationale du Congo A.I.C., n'étant pas encore reconnue à  l’ouverture de la conférence, n'y envoie que des observateurs, mais le roi Léopold II est derrière toute la négociation, tant par la délégation belge qui comprend les meilleurs connaisseurs des questions congolaises que par de multiples agents qui prennent les contacts indispensables; et ainsi que par la délégation américaine qui comptait avec Stanford et Stanley, deux agents de l'association à la solde du monarque belge.

C'est le 8 novembre, une semaine avant l'ouverture officielle de la conférence, que le gouvernement allemand reconnaît la souveraineté internationale de l'A.I.C. Cette souveraineté sera reconnue successivement par l'Angleterre (14 décembre), l'Italie (19 décembre), l'Autriche-Hongrie (24 décembre), la Hollande (27 décembre), l'Espagne (7 janvier 1885), la Russie (5 février) et la Suède-Norvège (10 février). Le 5 février 1885, la France reçoit le bassin de kwilu-Niari et laisse la rive gauche du pool à l'A.I.C. Le 14 février, le Portugal abandonne ses prétentions au nord de l'estuaire du Congo, sauf en ce qui concerne l'enclave de Cabinda. Finalement, les deux derniers pays, la Belgique et le Danemark, reconnaissent, le 23 février, la souveraineté de l'A.I.C., si bien que le même jour, la conférence prend acte de la constitution de l'Etat indépendant du Congo.

Trois jours plus tard (26 février 1885), l'acte de Berlin détermine le Statut du bassin conventionnel du Congo qui comprend :

  • Sur le plan politique, l’occupation territoriale effective et la neutralité des territoires définis par la conférence
  • Sur le plan économique, la liberté de commerce et de navigation sur le fleuve Congo
  • Sur le plan social, l’interdiction de l'esclavage, la répression de la traite en Afrique et sur mer; enfin l’engagement d'améliorer les conditions morales et matérielles des indigènes.

L'Etat indépendant du Congo est alors constitué, sauf que les limites géographiques ne sont pas fixées avec précision et que l'occupation effective des régions conditionne la validité des droits. Mais le succès de Léopold II est total : grâce à sa persévérance et à la valeur de ses agents, il a réussi à faire reconnaître l'Etat indépendant du Congo et, bien entendu, c'est sans l'ombre d'une hésitation et à l'unanimité que les puissances désignent le roi Léopold II comme chef du nouvel Etat. Le gouvernement belge reconnut ce nouveau statut de Léopold II, tout en insistant sur le fait que celui-ci ne concernait que la personne du roi, toutes charges et toutes responsabilités étant déclinées par la Belgique (Article 62 de la Constitution voté, les 28 et 30 avril 1885, par les chambres). La France obtiendra en échange des territoires près de l'embouchure du fleuve Congo et un « droit de préférence », sorte de droit de préemption sur le Congo de Léopold.

Le 30 avril 1885, Léopold II prend le titre de souverain de l'Etat indépendant du Congo. Le premier chef désigné de cet immense territoire est un Anglais, sir Francis de Winton, qui a le titre d'administrateur général et proclame officiellement la fondation de l'Etat indépendant du Congo et l'avènement de Léopold II comme souverain de cet Etat.

La conférence de Berlin marque une sorte de sommet dans la carrière congolaise de Léopold II, qui sut profiter à merveille de la "somnolence" portugaise, de la "distraction" britannique et du retard allemand. Le principal bénéficiaire de la Conférence de Berlin fut donc le roi des Belges, qui, par l'intermédiaire de Stanley, son agent, a obtenu la reconnaissance de l'Association Internationale du Congo, présentée comme une sorte de colonie internationale, dont il était, en fait, le seul à tirer les ficelles et qui lui permettra de s'emparer, à titre personnel, de tout un Empire. Le principal résultat de la conférence fut donc la reconnaissance de ce qu'il nommera curieusement peu après, le 29 mai 1885, «État indépendant du Congo».

L’exploitation coloniale du Congo au profit de la Belgique : le modèle de la colonisation

 

Les belges n'ayant aucun goût pour les aventures coloniales (comme d'ailleurs les citoyens ordinaires du reste de l'Europe), c'est en son nom personnel et avec sa fortune que le roi poursuivra l’extension de sa conquête du Congo... sans jamais y mettre les pieds.
A partir de 1880, face à de sérieuses difficultés financières, le roi belge va dès lors tout faire pour rentabiliser sa conquête et lui permettre de s'autofinancer. Par une série d’ordonnances royales, il autorise ses collecteurs d’impôts coloniaux à surtaxer les productions villageoises notamment de caoutchouc et d’ivoire, et à ses hommes de main d’assurer la soumission des populations réfractaires par des méthodes proprement inhumaines. Le consul britannique de l'état indépendant du Congo de l’époque, Casement Roger, produira un rapport célèbre en 1903, dans lequel il dira comment les indigènes congolais étaient systématiquement mutilés, fouettés et exécutés pour ne pas avoir produit assez pour payer les impôts coloniaux. Les scandales se succéderont au point que le parlement belge exigera que le roi abandonne sa colonie privée au bénéfice de l’état belge. En 1904, un collaborateur de l'entreprise royale, Edmund Dene Morel, indigné, démissionne et fonde la «Congo Reform Association». Cette ONG avant la lettre alertera l'opinion européenne en vue de faire cesser les scandales. A sa mort en 1908, Léopold II lèguera le Congo à la Belgique. Le gouvernement acceptera le cadeau après beaucoup d'hésitations. La Belgique va poursuivre l’exploitation de la colonie avec plus de ménagement qu'auparavant, sans toutefois se soucier de former et d'éduquer les habitants.


L’ «Etat indépendant du Congo» accèdera à l’«indépendance» de façon hâtive et désastreuse le 30 juin 1960, et restera la plus curieuse et une des plus sanglantes colonie européenne en Afrique.

 

 

 

 

Bibliographie
Les fantômes du roi Léopold (Belfond).

Le partage de l'Afrique, 1880-1914, par Henri Wesseling (Denoël).

Gilbert Comte, L'empire triomphant, Denoël, 1988, page 41-44, 333-335; Henri Wesseling, Le partage de l'Afrique 1880-1914, Denoël, 1996, page 159-164; Adam Hochschild, Les fantômes du roi Léopold, Belfond, 1998.

De Blij, H.J. and Peter O. Muller Geography: Realms, Regions, and Concepts. John Wiley & Sons, Inc., 1997. Page 340.

Ipoua Sylvain

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