<tr bgcolor="#872B06"> <td>&nbsp;</td> <td height="25" bgcolor="#872B06" class="menu"><div align="left">La chorale</div></td> <td height="25" bgcolor="#872B06"><img src="http://www.afrikara.com/Images/ic_chorale.gif" width="29" height="15"></td> </tr>
ACCUEIL
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
 
abosolo.com
Livres sur Afrikara
Les derniers commentaires
  mariam : negre je suis negre je restérai.... ( 20 Mai 2013 01H20)
sd
  AMARA YORO : renseignement ( 23 Février 2013 11H52)
je suis un ecrivain amateur ( autodidacte)mon pricipal livre ( manuscrit) est intitule : le livre noir. j,y aborde l,identite africaine noire " la neg [lire la suite]
  rewrewrq : ( 22 Mars 2010 18H36)
wrwqrwqerqwr
  wpcamt nwva : wpcamt nwva ( 07 Octobre 2008 07H08)
erqhy mokgnj wctbu gmqrxt slxua eitcdf jzaoeh
  M. Bakary Doucouré : ..., après Le Coran et La Bible! ( 29 Décembre 2005 17H06)
L'oeuvre est magistrale du point de vue de sa hauteur et de sa concentration en passion pour la vie et la dignité humaines. Le condensé le plus éviden [lire la suite]
  Michelle Thébaud : Aimé Césaire ( 21 Décembre 2005 07H27)
Aimé Césaire : Admirable HUMAIN !
  de melo cabral : révision de la colonisation ( 13 Décembre 2005 17H55)
Aucune colonisation était, soit disant positive(à par celle de connaître une nouvelle langue pour communiquer dans la même langue de ceux qui massacra [lire la suite]
  DJIBRIL CHIMERE DIAW : ( 09 Décembre 2005 17H24)
Merci pour cet article .Une précision : Senghor est né en 1906 et Césaire en 1913 .Vous écrivez "Césaire revient sur sa rencontre avec son ami Léopold [lire la suite]
  MBOA : Le Maître ( 09 Décembre 2005 11H35)
La voix du Maître!
»Ajouter votre commentaire«
»Voir tous les commentaires «

Afrikara rend hommage au grand Homme qu'était Aimé Césaire. Que représentait pour vous Aimé Césaire?
L'un des pères fondateurs de la négritude
l'un des plus grands poètes du XXe siècle
un homme d'action, un militant, défenseur de l'identité nègre
un "éveilleur de conscience" de l'identité Noire
un pont entre les Antilles et la mère Afrique
l'homme politique le plus emblematique de la Martinique
Un homme debout, un Négre avec N majuscule
Autre
 

 Résultats

 Liste des sondages

NÈGRE JE SUIS, NÈGRE JE RESTERAI Entretiens d'Aimé Césaire avec Françoise Vergès 
29/12/2005

Le livre d’entretien du poète et penseur nègre parmi les plus influents connus au monde est forcément un événement qui permet de puiser encore et toujours à la source intarissable du père d’un mouvement intellectuel formidablement prolifique du 20ème siècle, la négritude. Comprendre et revisiter la négritude prend un relief particulier dans une France, une Europe en proie à un passé colonial que beaucoup souhaiteraient enfouir sous les baillons de l’histoire et que d’autres revendiquent comme un actif valorisant !

 

Pour le journal Les Echos [Lesechos.fr], Renaud Czarnes s’est penché sur les propos de Césaire à Françoise Vergès.

 

 

Les vérités d'Aimé Césaire, « père de la négritude » : Nègre Je suis, Nègre je resterai. C'est une affaire très personnelle. Avouons d'emblée qu'avec le « Cahier d'un retour au pays natal », nous devons à Aimé Césaire l'un de nos plus grands émois littéraires. Ce texte avait eu la force d'un coup de poing. Et la poésie de Césaire, souvent difficile, toujours puissante, n'a jamais estompé cette impression. On comprendra, dans ces conditions, le plaisir de retrouver aujourd'hui l'auteur martiniquais à travers des entretiens avec Françoise Vergès, réunionnaise et professeur de sciences politiques.

 

A quatre-vingt-dix ans passés, le « père de la négritude » n'a rien perdu de son engagement politique, de son humanisme (Michel Leiris parlait de sa « passion d'humanité ») et de sa faculté d'indignation. Dans ces (trop) brefs entretiens, Césaire revient sur sa rencontre avec son ami Léopold Sédar Senghor, son aîné, alors en classe avec Georges Pompidou au lycée parisien Louis-le-Grand. « Notre doctrine, notre idée secrète, c'était : nègre je suis et Nègre je resterai », dit-il. Il y avait dans cette idée celle d'une spécificité africaine, d'une spécificité noire. Mais Senghor et moi, nous nous sommes toujours gardés de tomber dans le racisme noir. J'ai ma personnalité et, avec le Blanc, je suis dans le respect, un respect mutuel. »

 

Césaire, qui n'a cessé d'analyser ce que signifiait naître et vivre sur une terre créée par la colonisation et où avait sévi l'esclavage, affirme le poids de l'altérité et la difficulté de la République d'établir une véritable égalité. « Où est la fraternité ? Pourquoi ne l'a-t-on jamais connue ? Précisément parce que la France n'a jamais compris le problème de l'identité », répond-il à Françoise Vergès. Critique envers la France, il ne sombre pas dans l'angélisme en ce qui concerne son île. Il faut sortir de la « victimisation » même si la tâche est rude : « Nous avons toujours été sujets, colonisés. Il en reste des traces. », affirme-t-il.

 

« Deux manières de se perdre »

 

Lire ou relire Césaire aujourd'hui prend un relief particulier après que les banlieues se sont enflammées. Ses textes (ses cris ?), en faveur d'un monde plus juste et sans racisme, n'ont pas vieilli. Il y a un autre modèle à mettre en place que « l'universalisme républicain » qui rejette, dans une attitude de « générosité », la distinction des groupes par leur origine ethnique ou culturelle. Les différences abolies, effacées, il n'y aurait donc que des égaux. Ces principes ont failli, car on n'« égalise » pas dans une société où certains sont considérés comme inférieurs. « Il y a deux manières de se perdre : par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l'universel », écrivait Césaire à Maurice Thorez, alors qu'il quittait le Parti communiste en 1956 pour fonder le Parti progressiste martiniquais. Tant d'années après, il s'agit toujours d'établir un « droit de cité » afin que chacun trouve sa place.

 

 

RENAUD CZARNES

 

 

Une vie dans le siècle

 

Aimé Césaire (92 ans) est né à Basse-Pointe, en Martinique, dans une famille de sept enfants d'un père contrôleur des contributions et d'une mère femme au foyer. En 1924, il obtient une bourse pour le lycée Victor-Schoelcher à Fort-de-France. En 1932, il entre en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand, à Paris, et il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il lie une amitié indéfectible. A sa sortie de l'Ecole normale supérieure, il enseigne dans son ancien lycée en Martinique. Il publie son premier livre, « Cahier d'un retour au pays natal », en 1939. Il est élu maire puis député de Fort-de-France en 1945 (il le sera jusqu'en 1993). Il publie « Armes miraculeuses », « Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache », « Corps perdu », « Discours sur le colonialisme »... En 1957, il fonde le Parti progressiste martiniquais. Césaire est considéré comme un des plus grands poètes contemporains.

 

Version corrigée le 29.12.05

Commentez cet article
  Nom*   
  E-mail :  
  Sujet :  
   
  Message*  
   
  Votre humeur  
Neutre Idée Question Etonné(e)
Trop drôle Mort(e) de rire Content(e) Clin d'oeil
Attristé(e) Pas content Triste Confus
Dubitatif Cool(e) Honteux Surpris(e)
abo

 
  Copyright © Afrikara.com . Tous droits réservés. R&eacute;alisation <a href="http://www.sakini.com" target="_blank" alt="Toute la Martinique" class="menu">SaKiNi.Com &reg;</a>